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Nike et Adidas exhortent Trump à exempter les chaussures des droits de douane

De grandes marques de chaussures, dont Nike et Adidas, demandent au président Donald Trump d’exclure les chaussures d’une nouvelle série de droits de douane proposés, avertissant que ces mesures pourraient fortement augmenter les prix à la consommation et mettre en péril des milliers d’emplois aux États-Unis.

Dans une lettre envoyée lundi, l’association Footwear Distributors and Retailers of America (FDRA), accompagnée d’acteurs majeurs du secteur comme Under Armour, Puma et la filiale américaine d’Adidas, qualifie ces droits de douane de « menace existentielle » pour l’industrie de la chaussure.

« Si la situation actuelle perdure, les travailleurs et les consommateurs américains du secteur de la chaussure en subiront les conséquences », peut-on lire dans la lettre. « Il s’agit d’une urgence qui requiert une attention et une action immédiates. »

Les signataires soulignent que ces droits de douane, visant notamment des pays producteurs comme le Vietnam et l’Indonésie, entraîneraient des conséquences économiques considérables. Le Vietnam, qui fabrique environ 50 % des chaussures de marque Nike, est particulièrement exposé.

Les entreprises affirment par ailleurs que ces mesures ne permettront pas de relocaliser la production aux États-Unis, en raison des investissements considérables et du temps nécessaires pour repenser totalement les chaînes d’approvisionnement. « Ces droits de douane ne ramèneront pas la fabrication de chaussures aux États-Unis », préviennent-elles.

Fin avril, le président Trump a annoncé un report de 90 jours pour plusieurs droits de douane envisagés, y compris ceux visant le Vietnam et l’Indonésie. Une décision qui a provoqué des turbulences sur les marchés financiers et suscité de vives critiques de la part du milieu des affaires, inquiet pour la stabilité commerciale à long terme des États-Unis.

Les employés d’Ikea entrent en grève à Montréal

Le Syndicat d’IKEA de Montréal-CSN a déclenché une grève générale à minuit dans la nuit de vendredi à samedi, dénonçant des offres salariales jugées insuffisantes de la part de l’employeur. Sans convention collective depuis janvier, les quelque 300 salarié·es de l’établissement réclament un rattrapage salarial significatif et une indexation des salaires à l’inflation.

Selon la vice-présidente générale du syndicat, Nicole Aguilera, IKEA propose une hausse salariale d’environ 5 % échelonnée sur quatre ans, une offre jugée inacceptable au regard de la santé financière de l’entreprise. « Les finances d’IKEA vont bien. La compagnie engrange des centaines de millions de dollars par année, en grande partie grâce à notre travail. Il est inacceptable qu’on ne nous garantisse même pas le maintien de notre pouvoir d’achat », a-t-elle déclaré.

Le syndicat revendique également l’alignement des conditions de travail avec celles des salarié·es d’autres commerces comparables. « Certains employés ont choisi de faire carrière chez IKEA parce qu’ils aiment l’entreprise. Il est temps qu’on puisse y vivre dignement », a souligné Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM-CSN) a pour sa part exprimé son appui au mouvement. Sa présidente, Dominique Daigneault, a affirmé que les membres de la centrale syndicale demeureront solidaires tant que les salarié·es d’IKEA n’auront pas obtenu des conditions « à la hauteur de ce qu’ils méritent ».

La grève pourrait entraîner des perturbations importantes au sein du magasin IKEA de Montréal, alors que les pourparlers entre les deux parties semblent dans l’impasse.

Le Musée canadien de la guerre fait revivre les voix oubliées de 1945

Le Musée canadien de la guerre dévoile Dernières voix de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle exposition poignante qui rend hommage aux vétérans et vétéranes du plus grand conflit du XXe siècle, à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la guerre en Europe. Accessible au public dès le 9 mai, cette exposition immersive donne la parole à celles et ceux qui ont vécu l’après-guerre, certains aujourd’hui disparus, à travers leurs propres mots, souvenirs et artefacts.

Réalisée avec le soutien de la Légion royale canadienne, l’exposition met en lumière les réalités complexes du retour à la vie civile, les défis personnels et familiaux survenus après le service militaire, et la quête de sens qui a marqué toute une génération. Au fil de trois grands axes – Devenir vétéran, Le parcours d’une vie et Trouver un sens – les visiteurs seront transportés dans l’intimité de plus de 60 récits authentiques.

« Avec cette exposition, nous espérons approfondir la compréhension du public au sujet de l’impact personnel, émotionnel et social durable du service militaire sur les vétérans, les vétéranes et leurs familles », a déclaré James Whitham, directeur général du Musée canadien de la guerre. « Dernières voix de la Seconde Guerre mondiale offre une occasion idéale de mieux comprendre les défis auxquels font face les militaires, tout en exprimant notre reconnaissance pour leur service. »

L’inauguration officielle de l’exposition aura lieu le 8 mai à 17 h 30, jour du 80e anniversaire du jour de la Victoire en Europe et du 20e anniversaire du Musée sur les plaines LeBreton. L’événement proposera prestations musicales, danse de la Victoire et lancement du tout nouveau tartan du Musée. Les festivités se poursuivront tout au long de la fin de semaine.

Louis Plamondon : 40 ans de fidélité parlementaire et un 13e mandat historique

Son parcours illustre une rare constance et une profonde fidélité à ses convictions et à sa circonscription. À 81 ans, Louis Plamandon continue de servir avec la même énergie et le même engagement, incarnant une stabilité précieuse dans le paysage politique canadien.

Le 28 avril 2025, les électeurs de Bécancour–Nicolet–Saurel–Alnôbak ont une fois de plus renouvelé leur confiance en Louis Plamondon, lui accordant un 13e mandat consécutif à la Chambre des communes du Canada. Avec plus de 45 % des voix, ce vétéran de la politique québécoise consolide sa position de doyen du Parlement canadien, détenant désormais le record de longévité parlementaire sans interruption.

Une carrière politique exceptionnelle

Né le 31 juillet 1943 à Saint-Raymond, Québec, Louis Plamondon débute sa carrière politique en 1984, élu sous la bannière du Parti progressiste-conservateur. En 1990, en réaction à l’échec de l’Accord du lac Meech, il quitte le parti pour co-fonder le Bloc Québécois en 1991, affirmant ainsi son engagement envers la souveraineté du Québec.

Depuis lors, il a été réélu sans interruption, devenant en 2024 le député ayant siégé le plus longtemps sans interruption à la Chambre des communes, avec plus de 40 ans d’expérience.

Un engagement constant envers ses électeurs

Louis Plamondon est reconnu pour sa proximité avec ses concitoyens et son engagement envers les enjeux locaux. Il a notamment œuvré pour l’inscription automatique des personnes de 65 ans au Supplément de revenu garanti et a déposé un projet de loi visant à instaurer un rapport d’impôt unique pour les Québécois.

Son approche pragmatique et son dévouement ont été salués par ses pairs et les citoyens. Lors de la célébration de ses 40 ans de vie politique en septembre 2024, de nombreuses personnalités politiques et membres de la communauté ont rendu hommage à sa carrière exceptionnelle.

Une figure emblématique du Parlement canadien

Au fil des décennies, Louis Plamondon est devenu une figure emblématique du Parlement canadien. En 2023, il a même assumé brièvement le rôle de président intérimaire de la Chambre des communes.

Immersion dans les métiers et formations collégiales

La Fédération des cégeps annonce le lancement de « Tu fais quoi dans la vie ? », une série balado animée par l’humoriste et chroniqueur Jonathan Roberge. Cette série, composée de huit épisodes, vise à faire découvrir les diverses professions et formations offertes au Québec, tout en démystifiant les parcours menant à un diplôme d’études collégiales (DEC) ou une attestation d’études collégiales (AEC). Disponible dès aujourd’hui en formats audio et vidéo sur des plateformes comme Spotify, YouTube et le site lecegep.ca, la série propose des discussions captivantes sur des métiers variés, enrichies de témoignages inspirants.

« À travers cette série, nous souhaitons illustrer la richesse des parcours collégiaux et ouvrir les portes de professions parfois méconnues. Que ce soit pour intégrer le marché du travail ou développer de nouvelles compétences, le cégep est une véritable passerelle vers l’avenir », a déclaré Marie Montpetit, présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps.

La série, coproduite avec l’agence Cossette grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, aborde des domaines aussi divers que les sciences de la santé, les technologies de l’information, le génie civil et industriel, l’éducation à l’enfance, ainsi que la gestion et les ressources humaines. Chaque épisode propose des échanges riches entre Jonathan Roberge et des professionnels passionnés, mettant en lumière des formations collégiales telles que Techniques en soins infirmiers, Techniques d’informatique, Génie mécanique, et plus encore.

Les huit épisodes de la série sont maintenant disponibles pour écoute et visionnage sur Spotify, YouTube, et lecegep.ca, une plateforme qui regroupe l’ensemble de l’offre de formation collégiale du Québec.

La Fédération des cégeps, créée en 1969, représente les 48 collèges publics du Québec et œuvre pour promouvoir l’accès à la formation collégiale tout en soutenant les cégeps dans leurs activités pédagogiques et administratives.

Un chantier résidentiel entièrement géré par des femmes : une première au Québec

Une page d’histoire s’écrit dans l’industrie de la construction québécoise alors qu’un projet résidentiel à Prévost, dans les Laurentides, est entièrement conçu, réalisé et géré par une équipe 100 % féminine.

Le développement Le Quartier Cinq4, dirigé par Équipe Laurence, met de l’avant une présence féminine à tous les postes clés du chantier. La surveillance est assurée par Roxane Gaudreau-Parent, ingénieure chez Équipe Laurence, pour le compte de la promotrice Anne-Philippe Lemaire. L’entrepreneur général, DUO Entrepreneur général, est dirigé par Joanie Paquette, tandis que Sophie Ouellet agit à titre de contremaître et Érika Provost comme opératrice d’engins de chantier.

« C’est une première dans l’histoire moderne de la construction au Québec. Ce chantier démontre qu’une équipe entièrement féminine peut livrer un projet d’envergure avec efficacité et rigueur », affirme Alexandre Latour, président d’Équipe Laurence, saluant l’initiative comme « inspirante et porteuse d’un nouveau modèle d’affaires ».

Composée de 18 maisons semi-détachées, la communauté résidentielle se distingue par son emplacement, alliant nature, modernité et qualité de vie. Situé sur la rue du Manse, le Quartier Cinq4 s’adresse à une clientèle de familles et de professionnels à la recherche de calme et d’accès aux services essentiels.

« Nous brisons le plafond de verre. Ce projet démontre qu’il est temps de redéfinir les rôles dans notre industrie et de reconnaître l’apport des femmes dans les métiers de chantier », affirment conjointement les promotrices Anne-Philippe Lemaire et Joanie Paquette.

Ce chantier « au féminin » s’impose comme un symbole de changement et ouvre la voie à une présence accrue des femmes dans un secteur historiquement masculin.

Le personnel de soutien de l’Aide juridique se dote d’un mandat de grève

Les huit syndicats affiliés à la CSN représentant le personnel de soutien de l’Aide juridique au Québec ont adopté un mandat de grève de 10 jours, appuyé à 87 %, après deux ans de négociations stagnantes. Le regroupement syndical dénonce le manque d’ouverture de l’employeur et la lenteur du processus de négociation.

Face à l’impasse, les syndicats s’attendent à un changement d’attitude de la partie patronale lors de la prochaine séance prévue lundi. En l’absence d’avancées significatives, le déclenchement de la grève pourrait être immédiat.

« L’employeur n’a démontré aucune ouverture à nos demandes, qui sont pourtant légitimes et raisonnables. Nous réclamons une application équitable des conditions de travail à travers le Québec », déclare Josée Désilets, présidente du regroupement. Parmi les revendications : des horaires variables uniformes, une politique de télétravail cohérente, une meilleure intégration des nouveaux employés et une définition standardisée des titres d’emploi.

La CSN déplore également un traitement inégal entre le personnel de soutien et les avocats de l’Aide juridique, notamment en matière de stationnement payé et de primes d’éloignement en région. « C’est une question de justice et d’équité », insiste Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, critique par ailleurs la tentative de l’employeur d’imposer un « pool » de secrétaires pour compenser les effets du gel d’embauche en vigueur depuis novembre 2024. « Personne n’en veut. L’austérité ne doit pas se faire sur le dos du personnel de soutien », affirme-t-elle.

Le personnel de soutien, souvent en poste administratif, joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des services d’aide juridique au Québec. Les syndicats espèrent que le mandat de grève enverra un signal clair au Conseil du trésor pour accélérer les négociations et mettre fin aux disparités de traitement.

Itinérance à Montréal : le milieu des affaires s’engage

Le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM) a lancé ce matin, dans le cadre du Forum Grands projets de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), une campagne majeure de mobilisation intitulée L’itinérance, on en fait notre affaire. Appuyée par de nombreux acteurs du milieu des affaires, cette initiative vise à fédérer les efforts collectifs pour prévenir et réduire durablement l’itinérance dans la métropole.

Grâce à la contribution de Pattison Affichage et à l’expertise stratégique de Casacom, la campagne bénéficiera d’une visibilité étendue, avec plus de 81 points d’affichage dans des lieux névralgiques du Grand Montréal, incluant les axes routiers, les édifices commerciaux et résidentiels du centre-ville. En complément, une diffusion sur les médias sociaux redirigera le public vers une plateforme web détaillant différentes façons concrètes de s’engager : dons, offres de logements ou d’emploi, ou encore participation bénévole auprès des organismes membres du MMFIM.

« Cette campagne se veut le porte-voix des solutions concrètes qui existent pour agir collectivement », a affirmé Julie Grenier, porte-parole du MMFIM. « Qu’il s’agisse de donner de son temps, d’offrir une seconde chance à une personne ayant vécu l’itinérance ou de collaborer sur le plan immobilier, chaque geste compte. »

Fondé en 2015, le MMFIM rassemble aujourd’hui 35 organismes communautaires ainsi qu’une vingtaine de partenaires issus du milieu des affaires et d’institutions. Il œuvre à mobiliser ces forces vives pour une réponse cohérente, concertée et imputable aux défis croissants de l’itinérance à Montréal.

Le Québec relance  »Impulsion PME » pour appuyer les jeunes entreprises innovantes

Le ministre délégué à l’Économie, Christopher Skeete, a annoncé ce jeudi la réouverture du programme Impulsion PME, un levier stratégique visant à soutenir les jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance à travers des investissements au stade de l’amorçage. Administré par Investissement Québec, ce programme permettra d’accélérer leur passage à la phase de précommercialisation.

En misant sur les secteurs d’avenir et l’écosystème entrepreneurial du Québec, le gouvernement entend créer un environnement favorable à l’innovation partout sur le territoire. Les candidatures devront être appuyées par des incubateurs, accélérateurs ou regroupements sectoriels de recherche industrielle.

« Avec la réouverture d’Impulsion PME, on continue de soutenir la commercialisation des innovations d’ici. Il faut plus que jamais créer un environnement propice à la croissance de nos PME pour assurer la compétitivité de nos secteurs stratégiques », a déclaré M. Skeete.

Depuis son lancement en 2021, le programme a permis la réalisation d’environ 60 investissements totalisant près de 61 millions de dollars, en collaboration avec des investisseurs privés actifs dans les premiers stades de financement. Ces appariements, sous forme de capitaux propres ou quasi-propres, comblent un manque souvent identifié dans le financement de l’innovation.

« Le programme permet d’intervenir à un moment structurant du développement des jeunes pousses. Sa relance vient réactiver un levier essentiel pour la croissance de l’innovation au Québec », a ajouté Bicha Ngo, PDG d’Investissement Québec.

Le programme s’inscrit dans la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation (SQRI2), qui vise à positionner le Québec comme un leader mondial en matière de recherche, d’innovation durable et d’inclusion économique.

La CAQ annonce des ajustements au régime fiscal québécois

Québec ajuste son régime fiscal en réponse aux annonces du dernier budget et aux mesures fédérales

Le gouvernement du Québec a annoncé, ce jeudi, des ajustements ciblés à son régime fiscal, notamment en instaurant une règle transitoire liée à l’abolition de l’exemption additionnelle sur les gains en capital pour certains biens du secteur des ressources, une mesure initialement présentée lors du budget du 25 mars 2025.

Le ministère des Finances précise que ces modifications visent à accompagner les contribuables touchés par ce changement et à assurer une transition équitable.

Par ailleurs, Québec harmonise sa législation avec celle du gouvernement fédéral en modifiant la réglementation applicable aux fiducies mises en place dans le cadre d’un protocole d’entente entre Air Canada et des syndicats représentant ses employés. Cette modification permettra à la fiducie concernée de continuer à être exemptée des règles régissant les conventions de retraite.

Dans une déclaration, Eric Girard, ministre des Finances et ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise, a souligné :

« Les modifications annoncées aujourd’hui répondent à des enjeux qui touchent certains contribuables. Nous voulons nous assurer que notre régime fiscal est équitable et qu’il évolue au rythme des changements qui marquent notre société. »