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 »Superfine » : Le Met redéfinit la mode masculine à travers l’élégance noire

Le Metropolitan Museum of Art de New York a inauguré lundi l’exposition « Superfine: Tailoring Black Style », une célébration éclatante de l’élégance noire à travers les siècles, marquant la première grande exposition dédiée à la mode masculine au Met depuis 20 ans.

Conçue en tandem par le conservateur en chef Andrew Bolton et l’universitaire Monica L. Miller, l’exposition puise son inspiration dans l’ouvrage Slaves to Fashion de Miller (2009), retraçant l’histoire culturelle du Black dandyism du XVIIIe siècle à nos jours. Parmi les figures tutélaires évoquées : le regretté André Leon Talley, dont le style flamboyant imprègne toute l’exposition.

Divisée en douze thèmes tels que présence, distinction, héritage ou encore liberté, l’exposition met en lumière des pièces iconiques – costumes trois-pièces, vestes militaires, ensembles unisexes – portées ou inspirées par des personnalités comme Grace Jones, Prince, James Baldwin ou Frederick Douglass. Des créations de designers afro-descendants de renom comme Ozwald Boateng, Grace Wales Bonner, Olivier Rousteing, ou encore Virgil Abloh y sont exposées aux côtés de pièces de Pharrell Williams et de Dapper Dan.

« Cette exposition est une démonstration éclatante de la puissance de l’identité noire à travers la mode, un vecteur d’émancipation, de créativité et de résistance », a souligné Colman Domingo, co-animateur de la soirée et figure montante du style masculin.

Alors que les débats autour de la diversité et de l’inclusion culturelle font rage aux États-Unis, Superfine s’impose comme un manifeste artistique et politique en faveur de la reconnaissance et de la valorisation des expressions noires dans la mode. « Le style ne s’efface pas », a conclu Bolton.

L’exposition est ouverte au public jusqu’en septembre 2025.

Hugo Boss surprend avec un chiffre d’affaires au-dessus des attentes malgré la baisse

Hugo Boss dépasse les prévisions de chiffre d’affaires au 1er trimestre malgré une baisse des ventes et des bénéfices

Le groupe de mode allemand Hugo Boss a annoncé mardi un chiffre d’affaires supérieur aux attentes pour le premier trimestre 2025, malgré un léger recul par rapport à l’année précédente et une baisse de sa rentabilité. La société a néanmoins confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice.

Sur les trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires s’est établi à 999 millions d’euros, en léger retrait par rapport aux 1,01 milliard enregistrés un an plus tôt, mais au-dessus des estimations des analystes qui tablaient sur 974 millions d’euros.

Le groupe, dont l’actionnaire principal est le britannique Frasers Group, a souligné que les « incertitudes macroéconomiques croissantes » pèsent sur la confiance des consommateurs à l’échelle mondiale et freinent la dynamique du secteur.

Cependant, la mise en œuvre rigoureuse de ses initiatives stratégiques a permis à Hugo Boss de limiter le recul des ventes du groupe à 2 % en données corrigées des effets de change.

Par régions, les ventes corrigées ont reculé de 1 % en EMEA et en Amérique, tandis que la région Asie-Pacifique a chuté de 8 %, affectée par une demande toujours atone en Chine. Les ventes en Allemagne sont restées stables, mais ont légèrement baissé en France et au Royaume-Uni. L’Amérique latine, en revanche, a poursuivi une croissance à deux chiffres.

Du côté des marques, Boss Menswear a reculé de 2 %, Boss Womenswear de 1 % et Hugo également de 2 %.

Les ventes en ligne ont progressé de 4 %, tandis que les canaux physiques ont subi des baisses : -4 % pour les boutiques en propre et -3 % pour la distribution en gros.

La marge brute est restée stable grâce à des gains d’efficacité dans les achats, malgré un environnement de marché difficile. Le résultat d’exploitation (EBIT) s’est établi à 61 millions d’euros contre 69 millions un an plus tôt, représentant une marge de 6,1 %.

Hugo Boss a réitéré ses perspectives pour 2025 : un chiffre d’affaires global « globalement stable » (entre -2 % et +2 %) et un EBIT attendu en hausse de 5 % à 22 %, avec une marge visée entre 9 % et 10 %.

La direction souligne que cette large fourchette reflète un environnement économique incertain, aggravé par les tensions tarifaires persistantes et la faiblesse prolongée de la demande mondiale.

Le groupe mise néanmoins sur ses initiatives produits et marketing pour renforcer sa notoriété, notamment avec le lancement mondial en avril de la première collection Boss co-créée avec David Beckham.

« Nous restons concentrés sur ce que nous pouvons maîtriser », a déclaré Daniel Grieder, CEO de Hugo Boss. « Malgré un environnement difficile, nous avons continué à faire avancer nos priorités stratégiques, tout en optimisant nos coûts et notre chaîne d’approvisionnement pour soutenir notre rentabilité. »

Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont enregistré un recul de 6,6 % en mars

Baisse des exportations vers les États-Unis : le Canada accélère la diversification de ses échanges commerciaux

Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont enregistré un recul de 6,6 % en mars, marquant ainsi une deuxième baisse mensuelle consécutive, dans un contexte tendu marqué par l’imposition de nouveaux droits de douane par Washington. Cette diminution survient après un sommet atteint en janvier, alors que les exportations vers le principal partenaire commercial du Canada avaient connu une envolée.

Malgré cette contraction récente, les exportations vers les États-Unis sont demeurées supérieures de 2,5 % à leur niveau de novembre 2024. Toutefois, ce ralentissement affecte le solde commercial global entre les deux pays : le surplus canadien avec les États-Unis est passé de 10,8 milliards de dollars en février à 8,4 milliards en mars.

Dans le même temps, les importations canadiennes en provenance des États-Unis ont également reculé, avec une baisse de 2,9 %, soulignant un ralentissement généralisé des échanges bilatéraux. Ce refroidissement s’inscrit dans une dynamique plus large de réajustement des flux commerciaux nord-américains à la suite des récentes mesures protectionnistes américaines.

Forte progression des exportations vers les autres marchés

En revanche, les exportations canadiennes à destination des pays autres que les États-Unis ont bondi de 24,8 % en mars, après avoir chuté de 12,4 % en février. Il s’agit de la deuxième plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée. Cette performance illustre un tournant important dans la stratégie commerciale canadienne.

Les exportations vers le Royaume-Uni (essentiellement de l’or brut), les Pays-Bas et Hong Kong (pétrole brut), ainsi que vers l’Allemagne (produits diversifiés) ont particulièrement contribué à cette reprise. Ce dynamisme à l’international a permis de réduire le déficit commercial du Canada avec les pays non américains, qui est passé de 12,2 milliards de dollars en février à 9,0 milliards en mars.

Du côté des importations, les achats en provenance de ces pays ont crû de 1,0 % au cours du mois, une hausse modeste mais constante.

Vers une diversification stratégique des échanges

En 2024, les exportations canadiennes totales sur une base douanière ont atteint 721,1 milliards de dollars. Près de 76 % de ces exportations étaient destinées aux États-Unis, une dépendance historique que les récentes tensions commerciales viennent remettre en question. Derrière les États-Unis, la Chine (4,1 %), le Royaume-Uni (3,7 %) et le Japon (2,1 %) complètent le peloton de tête des destinations des exportations canadiennes.

Les récents bouleversements dans les relations commerciales entre Ottawa et Washington ravivent les appels à une diversification plus soutenue des débouchés. Le gouvernement fédéral et les milieux économiques multiplient les initiatives pour renforcer les liens avec l’Europe, l’Asie et d’autres marchés émergents, dans l’espoir de réduire la vulnérabilité du commerce extérieur canadien aux aléas des politiques américaines.

Alors que les tensions douanières persistent, le mois de mars 2025 pourrait marquer un tournant dans l’évolution de la structure commerciale du pays, mettant en lumière l’importance stratégique d’une approche plus équilibrée et résiliente dans les échanges extérieurs.

Carney à Trump : « Le Canada ne sera jamais à vendre »

Rencontre tendue mais cordiale à la Maison-Blanche entre le président américain Donald Trump et le premier ministre canadien Mark Carney

Le premier ministre canadien Mark Carney a affirmé lundi à Washington que « le Canada ne sera jamais à vendre », en réponse aux propos répétés du président américain Donald Trump exprimant son souhait de voir le Canada devenir le 51e État des États-Unis.

Les deux dirigeants se sont rencontrés dans le Bureau ovale avant un dîner de travail, dans ce qui constitue leur premier tête-à-tête officiel depuis l’arrivée au pouvoir de M. Carney. Accompagné des ministres Mélanie Joly, David McGuinty et Dominic LeBlanc, ainsi que d’une importante délégation diplomatique, le premier ministre a affirmé vouloir « mettre fin aux tarifs sur l’acier et l’aluminium » et amorcer « une révision sérieuse de la relation commerciale bilatérale ».

« Comme vous le savez, en immobilier, certains endroits ne sont pas à vendre… et le Canada ne le sera jamais », a lancé M. Carney devant les caméras, tout en assurant vouloir renforcer le partenariat militaire et commercial entre les deux pays.

Interrogé sur l’idée d’une annexion du Canada, M. Trump a répondu qu’il « respecterait la volonté des Canadiens », tout en soulignant que cela « ne se ferait pas en un jour » et qu’il s’agissait d’« une opportunité immobilière magnifique ». Des propos qui ont suscité une vive réaction au Canada, où les sondages démontrent un attachement fort à la souveraineté nationale.

Le président Trump, souvent provocateur, s’est toutefois montré élogieux envers son invité, saluant sa victoire électorale et le qualifiant de « personne talentueuse ». « Il a réussi un retour peut-être encore plus grand que le mien », a-t-il ajouté, évoquant leur volonté commune de mettre fin à la guerre en Ukraine et d’affronter ensemble les défis du fentanyl et de la sécurité frontalière.

Malgré les divergences affichées, les deux hommes ont insisté sur la nature « amicale » de la discussion. « Ce n’était pas comme l’explosion avec quelqu’un d’autre », a glissé M. Trump, en allusion apparente à sa célèbre altercation avec le président ukrainien Zelensky.

Enfin, sur le plan commercial, M. Carney a rappelé que le Canada reste le « plus grand client des États-Unis » et a qualifié l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) de « base pour des négociations élargies ». Le président Trump, lui, a affirmé que l’accord avait été « utile », mais qu’il n’était « peut-être plus nécessaire ».

Les négociations entre Ottawa et Washington devraient se poursuivre dans les mois à venir, dans un climat mêlant fermeté canadienne et imprévisibilité américaine.

Carney – Trump : une rencontre attendue sur fond de guerre commerciale

La Maison-Blanche accueille ce mardi la visite du premier ministre canadien Mark Carney.

Attendu à 11h45 dans le Bureau ovale, il est le 10e dirigeant étranger à être officiellement reçu par le président Donald Trump depuis le début de son mandat. Cette rencontre, qualifiée par M. Carney de « constructive, mais difficile », s’inscrit dans un contexte de tensions commerciales persistantes entre les deux voisins nord-américains.

Carney, accompagné de ses ministres Mélanie Joly, David McGuinty et Dominic LeBlanc, espère faire avancer deux dossiers prioritaires : la levée des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, et une refonte des bases de la relation commerciale canado-américaine. L’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, devenu chef du gouvernement, mise sur son expérience en finances internationales pour faire valoir les intérêts canadiens.

Il s’agit de la première rencontre officielle entre les deux hommes depuis que Carney a pris la tête du gouvernement, mais ce n’est pas leur premier échange : en 2017, lors du sommet du G20 à Hambourg, ils avaient eu un bref entretien. À l’époque, Carney présidait le Conseil de stabilité financière, et Trump entamait son premier mandat.

Le président américain, fidèle à son style, est resté flou sur les attentes de cette rencontre : « Je ne sais pas trop pourquoi il veut me voir, mais j’imagine qu’il veut signer un accord. Tout le monde veut ça », a-t-il lancé, un brin provocateur.

Cette visite a d’autant plus de poids que Carney a martelé, durant sa campagne électorale, qu’il ne rencontrerait Trump que dans le respect absolu de la souveraineté canadienne. Une réponse claire à la rhétorique du président américain qui, à plusieurs reprises, a évoqué l’idée de faire du Canada le « 51e État » des États-Unis — une déclaration qui avait vivement fait réagir au nord de la frontière.

Le dîner de travail prévu en soirée pourrait donner lieu à des échanges plus approfondis. Reste à voir si cette rencontre permettra un véritable déblocage ou si elle ne sera qu’un épisode de plus dans la relation complexe entre Ottawa et Washington.

Mercuriades 2025 : une soirée pour célébrer ceux qui redessinent l’avenir du Québec

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a dévoilé ce soir, au Palais des congrès de Montréal, les lauréats de la 45e édition du concours Les Mercuriades, reconnu comme le plus prestigieux concours d’affaires au Québec.

Sous la présidence d’honneur de Robert Dumas, président et chef de la direction de Sun Life Québec, la cérémonie a réuni près de 800 invités pour célébrer l’excellence, l’innovation et l’engagement des entreprises québécoises. Vingt-six lauréats ont été distingués dans quinze catégories, réparties selon les volets Grande entreprise et PME.

« Cette 45e édition démontre le dynamisme et la résilience exceptionnels de nos entreprises, malgré un contexte économique exigeant », a souligné Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ. Robert Dumas a quant à lui salué « la vision, l’engagement et la détermination » des lauréats, qu’il qualifie de bâtisseurs de l’avenir économique du Québec.

Parmi les entreprises primées figurent notamment Logiag, qui s’est démarquée en remportant trois prix (Innovation technologique, Stratégie d’affaires à succès et Entreprise de l’année – volet PME), ainsi que CAE, doublement lauréate dans les catégories Innovation technologique et Entreprise de l’année – volet Grande entreprise.

Le concours Les Mercuriades est rendu possible grâce au soutien de partenaires majeurs tels que Sun Life Québec, ABB, Bombardier, TELUS, Hydro-Québec, Raymond Chabot Grant Thornton, et plusieurs autres.

Gala SOCAN 2025 : Charlotte Cardin, Cristobal Tapia de Veer et Muzion au firmament de la création musicale

La 34ᵉ édition du Gala SOCAN, célébrée ce dimanche 4 mai à la TOHU, a transformé Montréal en haut lieu de la création musicale francophone et canadienne. Pour marquer son centenaire, l’organisation a honoré plus de 100 lauréats répartis dans 25 catégories, saluant l’excellence des auteurs-compositeurs, créateurs de musique à l’image et éditeurs du Québec et de la francophonie canadienne.

Parmi les artistes les plus remarqués de la soirée, Charlotte Cardin, Cristobal Tapia de Veer, Roxane Bruneau et Mathieu Brisset ont chacun reçu trois trophées SOCAN, incarnant une génération prolifique et influente. L’événement, animé par Rebecca Makonnen et orchestré musicalement par Chloé Lacasse, a été rythmé par une succession de remises de prix, d’hommages et de performances aussi surprenantes qu’émouvantes.

Des hommages poignants et des distinctions historiques

Le gala a débuté en beauté avec une interprétation saisissante de Évidemment par La Zarra, fraîchement couronnée du Prix de la chanson internationale. Dans un discours empreint de reconnaissance, Jennifer Brown, directrice générale de la SOCAN, a souligné l’héritage des pionniers du droit d’auteur québécois, citant notamment Diane Juster, Gilles Valiquette et Luc Plamondon.

Diane Juster s’est d’ailleurs vue remettre le Prix Excellence, marquant sa contribution majeure à la musique francophone et à la défense des droits d’auteur. L’hommage a été sublimé par une interprétation de Ce matin par Marie-Denise Pelletier, devant un parterre ému, dont les figures emblématiques Yvon Deschamps et Rosaire Archambault.

Autre moment fort : Richard Séguin a été intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Un vibrant hommage musical lui a été rendu par Luce Dufault, Jorane, Vincent Vallières ou encore Jeanne Coté, avant que l’artiste, fidèle à son humilité, ne prenne la parole pour partager sa fierté et sa gratitude.

Le hip-hop et la diversité musicale à l’honneur

Dans un élan historique, la SOCAN a attribué son tout premier Prix Empreinte culturelle à un titre hip-hop : La Vi Ti-Neg du groupe Muzion. Véritable hymne identitaire, le morceau a été revisité sur scène par Shah Frank, Waahli et Barnev, dans une prestation à la fois percutante et festive.

Côté musiques spécialisées, les distinctions ont couvert un large spectre de styles : Souldia et Lost en hip-hop, Zeina en R&B, Priori en musique électronique, Dominique Fils-Aimé en jazz (Prix Hagood Hardy), Caroline Lizotte en musique classique (Prix Jan V. Matejcek), Salebarbes en country, et Waahli en musique globale.

Le Prix Révélation est revenu au jeune phénomène Fredz, qui a conquis le public en interprétant Le stade, symbole de son ascension fulgurante des deux côtés de l’Atlantique.

La musique à l’image brillamment mise en lumière

Le Gala SOCAN 2025 a également souligné l’importance croissante de la musique à l’image. Cristobal Tapia de Veer, reconnu pour ses bandes sonores de Smile et The White Lotus, s’est vu remettre l’un des prix majeurs dans cette catégorie. Les compositeurs Ramachandra Borcar, Olivier Bibeau, Kim Gaboury, Miklos Simpson, Guy Kaye, Gaétan Essiambre et Rémy Tremblay ont également été récompensés pour leurs créations destinées à la télévision et au cinéma.

Pour souligner cette excellence, l’Orchestre Filmharmonique a livré une performance magistrale des grandes œuvres à l’écran, captivant l’assistance. La toute première remise du Prix Herbert Ruff, consacré à la post-synchronisation audiovisuelle, a été décernée à l’entreprise Éditions Backstage Passes, saluant ainsi un domaine en plein essor.

Un centenaire entre héritage et transmission

Ce Gala du centenaire s’est conclu sur une note de transmission intergénérationnelle. Des témoignages vidéo de membres de la SOCAN ont exprimé leur fierté d’appartenir à cette vaste communauté créative. Diane Juster et Gilles Valiquette ont clôturé la soirée en appelant les jeunes générations à défendre activement leurs droits et à maintenir la SOCAN comme pilier de la souveraineté culturelle canadienne pour le siècle à venir.

Une nouvelle entité veut relancer la Fashion Week de New York

MODE – ÉTATS-UNIS | Une nouvelle entité baptisée KFN veut relancer la Fashion Week de New York

Face à une perte de vitesse de la Fashion Week de New York (NYFW), la nouvelle entité KFN (Kilburn Fashion Network) a dévoilé ce jeudi un ambitieux plan de relance destiné à réinventer l’événement phare de la mode américaine.

Fondée par Imad Izemrane (Spring Studios), Keith Abell (N4XT Experiences), et Mark Manuel (Kilburn Media), KFN a confié la direction stratégique du projet à Leslie Russo, ancienne présidente d’IMG et fondatrice de The Culture Shop. Le projet, soutenu par le CFDA (Council of Fashion Designers of America), entend proposer une refonte en cinq phases d’ici 2027.

La première phase, qui sera déployée dès septembre, prévoit la mise en place du Venue Collective, un réseau décentralisé de lieux gratuits à travers Manhattan, allant de FiDi à Hudson Yards. Ces espaces seront équipés pour accueillir défilés, showrooms, présentations presse et acheteurs. L’objectif : réduire les coûts logistiques et opérationnels qui freinent nombre de créateurs, tout en dynamisant la fréquentation et l’impact économique de NYFW.

« New York Fashion Week reste l’événement qui génère le plus de revenus dans la ville, devant le Super Bowl ou le Marathon », a rappelé Russo, citant une étude de l’EDC estimant l’impact économique à 600 millions de dollars – contre un milliard il y a dix ans.

KFN mise également sur un modèle hybride, combinant partenariats, sponsoring, billetterie, et contenus numériques, afin d’élargir les sources de financement et d’attirer de nouveaux publics. Les créateurs devront toutefois s’engager pour trois saisons consécutives afin de bénéficier des infrastructures.

La présentation officielle du projet, organisée à l’hôtel The Standard, a réuni de nombreux designers influents, tels que Prabal Gurung, Maxwell Osborne, Dao-Yi Chow, et des figures de l’industrie comme Bethann Hardison et Steven Kolb, PDG du CFDA.

Les prochaines phases du plan, à déployer d’ici 2027, incluent des événements B2C, une application centralisant les événements, et un appui accru des autorités locales et de l’État. « Sans vision claire, les soutiens publics sont difficiles à mobiliser. Ce plan structurel est une base pour fédérer les acteurs », a conclu Russo.

Avec KFN, la mode new-yorkaise espère retrouver sa place centrale sur l’échiquier mondial face à Paris, Milan et Londres.

Curling – Mondial double mixte 2025 : Équipe Canada qualifiée pour les éliminatoires

Équipe Canada, représentée par Jocelyn Peterman et Brett Gallant, s’est assurée mercredi soir une place en éliminatoires du Championnat du monde de curling double mixte 2025, disputé à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Grâce à une victoire décisive de 9-4 contre la Chine, combinée à un succès de l’Italie contre la Suède (6-4), le duo canadien, finaliste en 2019, affiche désormais une fiche de 7 victoires et une seule défaite. Il occupe le deuxième rang du groupe A derrière l’Italie (8-0), déjà qualifiée pour les demi-finales.

Le Canada affrontera l’Écosse jeudi à 13 h (HE) pour conclure la phase préliminaire. Trois équipes de ce groupe accèderont à la phase éliminatoire du tournoi, qui servira également de qualification pour les Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026. Sept pays obtiendront leur ticket olympique en fonction des résultats cumulés des mondiaux de 2024 et 2025, l’Italie étant déjà qualifiée en tant que pays hôte.

Peterman et Gallant ont livré une performance solide face à la Chine. Après une égalité en début de match, ils ont inscrit trois points au cinquième bout grâce à une pierre parfaitement placée de Peterman, avant de sécuriser leur victoire en volant trois points au dernier bout.

Plus tôt mercredi, les Canadiens avaient dominé la Finlande 13-2 en six bouts, démontrant leur détermination et leur précision technique à l’approche des matchs à enjeu.

« Chaque fois qu’on participe à un championnat du monde, l’objectif est clair : gagner », a déclaré Gallant. « On sait que ce ne sera pas facile, mais on s’entraîne pour atteindre le sommet. »

Le Championnat du monde de curling double mixte 2025 se poursuit jusqu’au 3 mai à Fredericton.

Futsal : le Canada se qualifie pour la première Coupe du monde féminine de la FIFA

L’équipe canadienne de futsal s’est qualifiée pour la toute première Coupe du monde féminine de futsal de la FIFA, grâce à une victoire palpitante aux tirs au but contre le Mexique, samedi, en demi-finale du Championnat féminin de futsal de la CONCACAF, à Guatemala City.

Menées 3-0 à la mi-temps, les Canadiennes ont renversé la vapeur en inscrivant quatre buts en seulement quatre minutes dès le retour des vestiaires. Le Mexique a cependant arraché l’égalisation 4-4 à 1,8 seconde de la fin du temps réglementaire, forçant la prolongation, puis une séance de tirs au but.

Joëlle Gosselin, Esther Brossard, Jade Houmphanh et Cynthia Gaspar-Freire ont trouvé le fond des filets lors de la séance, tandis que la gardienne Léa Palacio-Tellier a stoppé deux tentatives mexicaines, avant que Gaspar-Freire ne conclue en puissance pour offrir une victoire 4-3 au Canada.

Grâce à ce succès, le Canada obtient son billet pour la phase finale de la Coupe du monde féminine de futsal, qui se déroulera du 21 novembre au 7 décembre 2025 aux Philippines. Les deux finalistes du tournoi régional représenteront la zone CONCACAF lors de cette compétition historique.

En finale, prévue ce dimanche, les Canadiennes affronteront le Panama, vainqueur 3-1 du Costa Rica dans l’autre demi-finale.

Dirigée par Alexandre Da Rocha, ancien entraîneur de l’équipe féminine de futsal du Québec, la sélection canadienne a également battu les États-Unis 3-1 en phase de groupes, terminant deuxième du groupe B derrière le Costa Rica. Malgré un départ modeste, le Canada s’est démarqué par sa rigueur défensive, concédant seulement quatre buts avant les demi-finales.

La FIFA organise pour la première fois cette Coupe du monde féminine, après plusieurs années de revendications des joueuses. La compétition masculine existe depuis 1989, mais le Canada n’y a plus participé depuis cette première édition.

Crédit Futsal Canada