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Bruce Fanjoy, ce parfait inconnu qui a terrassé Poilievre

Il n’était pas le favori des médias. Il n’était même pas considéré comme un sérieux adversaire. Et pourtant, Bruce Fanjoy vient de faire basculer l’histoire politique canadienne contemporaine. Dans un renversement spectaculaire, ce néophyte politique, inconnu du grand public jusqu’à tout récemment, a remporté la circonscription de Carleton en défaisant rien de moins que Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada.

Une victoire symbolique, une claque magistrale.

Fanjoy, candidat libéral, a obtenu la confiance des électeurs de Carleton dans une course où peu auraient misé sur lui. Face à un Poilievre sûr de lui, fort de son long règne dans cette circonscription depuis 2004 et de son aura nationale, Fanjoy est resté calme, enraciné, méthodique. Résultat : plus de 50 % des voix et un siège libéral repris haut la main. Un tremblement de terre politique.

Mais qui est Bruce Fanjoy?

Résidant de Manotick, dans la banlieue sud d’Ottawa, Bruce Fanjoy est un homme de terrain, marié, père de deux enfants. Ancien entrepreneur et défenseur de causes communautaires, il s’est forgé une réputation discrète mais solide dans les milieux associatifs locaux. Il a œuvré dans des initiatives sociales, soutenu l’innovation locale, et mis l’accent sur des politiques de proximité plutôt que sur les grandes envolées idéologiques.

À 49 ans, Fanjoy n’a rien du politicien professionnel. Il n’a pas de vidéo virale sur TikTok. Il ne multiplie pas les polémiques. Il écoute plus qu’il ne parle. Et c’est sans doute là que réside sa force.

Un David face à Goliath numérique.

Dans une circonscription longtemps considérée comme imprenable pour les libéraux, Fanjoy a patiemment tissé des liens avec les citoyens, écouté leurs préoccupations, notamment sur le coût de la vie, le logement et les transports. Pendant ce temps, son adversaire multipliait les sorties contre les journalistes, les économistes, les institutions, et cherchait plus souvent à polariser qu’à rassembler.

Cette stratégie du clivage a échoué à Carleton. Les électeurs ont préféré la sobriété à la flamboyance. L’ancrage au bruit. La proximité au spectacle.

Et maintenant?

Avec cette victoire, Bruce Fanjoy ne devient pas seulement député. Il devient une figure symbolique : celle du citoyen engagé qui renverse l’ordre établi, celle de l’outsider qui défait un chef de parti en pleine campagne nationale. Plus encore : l’homme qui a empêché Poilievre d’entrer à la Chambre des communes.

Le voilà désormais propulsé au cœur du pouvoir libéral, dans un nouveau gouvernement formé par Mark Carney. On parle déjà de lui comme d’un symbole du renouveau. Lui, reste humble. Mais dans les couloirs d’Ottawa, le nom de Bruce Fanjoy est désormais associé à l’un des plus grands coups d’éclat de la politique canadienne contemporaine.

Et à Carleton, l’histoire retiendra que le géant est tombé. Et que c’est un parfait inconnu qui l’a fait chuter.

Photo FB

Projet de loi 101 : La FIQ sonne l’alarme sur une régression des protections pour les travailleuses du réseau public

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dénonce vivement le projet de loi n° 101, présenté comme une réforme des lois du travail, mais perçu comme une attaque directe contre les mécanismes de prévention en santé et sécurité du travail dans les secteurs à majorité féminine tels que la santé et l’éducation.

Selon la FIQ, les modifications proposées fragilisent les protections déjà existantes pour des dizaines de milliers de professionnelles en soins. « Le gouvernement affaiblit les leviers de prévention au lieu de les renforcer. C’est inacceptable, surtout dans des milieux aussi à risque que les hôpitaux ou les centres d’hébergement », a déclaré Isabelle Groulx, vice-présidente de la FIQ.

En s’exemptant lui-même des obligations qu’il impose ailleurs, le gouvernement tourne le dos à des engagements de longue date, souligne la fédération. Ces mécanismes, instaurés depuis les années 1980, ont démontré leur efficacité, mais seraient désormais relégués à la discrétion de l’État dans les réseaux publics.

Les chiffres sont éloquents : en 2023, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale représentait 33,6 % des lésions professionnelles indemnisées au Québec, tout en ne comptant que pour 13,6 % des emplois. En 2022, les coûts liés à ces blessures s’élevaient à près de 245 millions de dollars. Les professionnelles, souvent victimes de violences physiques et psychologiques, voient leurs conditions de travail se détériorer, selon la FIQ.

« Le projet de loi centralise les décisions entre les mains des employeurs, écarte les représentantes des travailleuses et compromet les comités de santé et sécurité. On sacrifie des acquis essentiels, dans un contexte où les inégalités persistent », ajoute Mme Groulx.

La FIQ entend déposer un mémoire dans les prochaines semaines pour exposer les conséquences concrètes de cette réforme. Elle exhorte le gouvernement à retirer les dispositions jugées néfastes du projet de loi 101 et à rétablir des mécanismes de prévention justes et universels.

Un petit timbre, un grand avenir : Postes Canada s’engage pour les enfants

Postes Canada dévoile un timbre au grand cœur pour bâtir l’avenir des enfants

Donner un coup de pouce à l’avenir, un timbre à la fois. C’est la promesse renouvelée par Postes Canada, qui a lancé aujourd’hui un nouveau timbre philanthropique dans le cadre de sa campagne annuelle en soutien à la Fondation communautaire de Postes Canada. L’objectif : récolter des fonds pour des programmes essentiels destinés aux enfants et aux jeunes du pays.

Cette édition 2025 se distingue par une illustration émouvante de girafes entourant leurs petits, symbolisant la tendresse, la protection et l’encouragement nécessaires à l’épanouissement de chaque enfant. Un dessin signé Anne-Julie Dudemaine, avec une typographie originale et ludique conçue par le studio Paprika, qui incarne à merveille la fraîcheur et la créativité de l’enfance.

Un timbre, mille possibilités

Le timbre est bien plus qu’un support postal : il devient un levier de solidarité. Pour chaque carnet de 10 timbres, un dollar supplémentaire est versé à la Fondation. De même, 10 cents de chaque carte postale ou pli Premier Jour officiel sont consacrés à cette cause.

Depuis sa création en 2012, la Fondation communautaire de Postes Canada a investi 14,8 millions de dollars dans plus de 1 300 projets communautaires d’un bout à l’autre du pays. Écoles, organismes de bienfaisance, centres jeunesse — tous bénéficient de ce soutien dans le but de créer un environnement positif, sûr et stimulant pour les jeunes de 21 ans et moins.

« Chaque timbre vendu est une promesse, un geste concret qui aide des enfants à rêver plus grand, à s’exprimer, à apprendre et à s’épanouir », souligne un représentant de Postes Canada.

Un engagement profondément enraciné

Ce timbre n’est pas seulement le fruit d’un comité de conception : il a été sélectionné par le personnel même de Postes Canada, incarnant ainsi un engagement collectif, du bureau de poste local à la direction nationale. La Fondation, quant à elle, repose sur une approche de terrain. Elle canalise les dons du public, les contributions du personnel et les recettes des ventes pour offrir des subventions ciblées à des projets à fort impact local.

Cette campagne incarne également la mission sociale que Postes Canada s’est donnée : contribuer à un Canada plus fort par la solidarité et l’action communautaire. En renforçant les maillons les plus vulnérables de la société — les enfants —, elle s’inscrit dans une vision de progrès humain durable.

Les dinosaures sont de retour au Centre des sciences de Montréal!

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Montréal rugit de nouveau : le T. rex fait son grand retour au Centre des sciences

| Le roi des dinosaures reprend vie au cœur du Vieux-Port. À l’occasion de son 25ᵉ anniversaire, le Centre des sciences de Montréal frappe un grand coup en accueillant, du 1er mai au 7 septembre 2025, une exposition aussi spectaculaire que rigoureuse : T. rex : Le prédateur suprême, une création du Muséum américain d’histoire naturelle de New York, présentée pour la première fois au Canada.

Un voyage dans le temps à couper le souffle

Dans un décor soigneusement conçu pour captiver petits et grands, le public est invité à plonger dans l’univers fascinant du plus emblématique des carnivores préhistoriques, le Tyrannosaurus rex. À travers cinq zones immersives, l’exposition retrace le parcours de ce superprédateur, de l’éclosion à l’apogée de sa puissance, en passant par les découvertes paléontologiques les plus récentes.

Plus de 40 modèles et moulages grandeur nature s’animent au fil du parcours, dont la reconstitution la plus scientifiquement précise du T. rex jamais présentée. Les visiteurs peuvent également toucher des répliques de mâchoires, admirer de vrais fossiles prêtés par le Musée Redpath de l’Université McGill, et explorer l’arbre évolutif de cette créature mythique en découvrant ses cousins moins connus comme le Dilong ou le Xiongguanlong.

Une exposition interactive pour tous les âges

Pensée comme une expérience participative, l’exposition s’adresse autant aux jeunes esprits curieux qu’aux passionnés de science. Grâce à une vingtaine d’activités interactives, chacun peut devenir paléontologue le temps d’un instant : recherche virtuelle, bac de fouilles, comparaison de vision ou encore création sonore d’un rugissement personnalisé… L’approche ludique stimule autant l’éveil que l’imaginaire.

« Nous voulions marquer cet anniversaire avec une exposition qui fascine, mais qui enseigne aussi. Le T. rex, avec son aura mythique, est un formidable vecteur de savoir scientifique », explique Cybèle Robichaud, directrice du Centre des sciences.

Une immersion totale grâce à l’IMAX®TELUS

Pour prolonger cette aventure hors du temps, le Centre propose aussi un nouveau film en IMAX® 3D, T.REX : Le plus grand tyran de tous les temps. Cette fresque visuelle, d’un réalisme époustouflant, transporte le spectateur au cœur des Badlands du Dakota du Nord, territoire originel du T. rex, pour revivre les derniers jours du Crétacé. Rythmé par les découvertes récentes, le film offre un regard renouvelé, quasi intime, sur ce colosse qui n’a cessé d’alimenter les fantasmes depuis plus d’un siècle.

Une collaboration scientifique de haut niveau

Fruit d’un partenariat entre deux institutions de renommée mondiale, le Centre des sciences de Montréal et le Muséum américain d’histoire naturelle de New York, cette exposition met en valeur l’excellence scientifique, mais aussi le rôle fondamental des musées dans la transmission du savoir. Avec 600 000 visiteurs annuels, le Centre des sciences confirme son statut de locomotive culturelle et éducative dans la métropole.

Soutenue par des partenaires majeurs comme TELUS, Amazon Web Services ou encore Énergir, cette initiative incarne l’ambition du Centre : rendre la science vivante, accessible et inoubliable.

NovaScience : 3,8 M$ pour inspirer la prochaine génération de scientifiques

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Le gouvernement du Québec injecte 3 754 035 $ dans 28 projets à travers la province pour stimuler l’intérêt des jeunes envers les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STIM). L’annonce a été faite ce matin par Christopher Skeete, ministre délégué à l’Économie, également responsable de la Lutte contre le racisme et de la région de Laval.

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du programme NovaScience, visant à encourager la relève en STIM, en mettant un accent particulier sur l’inclusion des femmes et des communautés autochtones. L’investissement total de plus de 5,2 M$, incluant les contributions des partenaires, permettra de financer des projets éducatifs, technologiques et communautaires dans l’ensemble du Québec.

« Notre gouvernement est fier d’appuyer ces projets, qui assurent la promotion d’une culture d’innovation à travers tout le Québec et font naître de nouvelles vocations scientifiques », a déclaré M. Skeete. Il souligne que la relève scientifique est essentielle pour maintenir le rayonnement du savoir-faire québécois, tant sur la scène nationale qu’internationale.

Parmi les projets retenus figurent des initiatives variées comme l’usage de l’intelligence artificielle pour appuyer l’apprentissage collégial, des concours technologiques, des camps scientifiques et des ateliers de vulgarisation dans les régions éloignées. Ces projets sont alignés avec les objectifs de la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation (SQRI²) 2022-2027, qui vise à augmenter les inscriptions dans les programmes STIM et à positionner le Québec comme un leader mondial en recherche et innovation durable.

Le programme NovaScience continue ainsi de jouer un rôle structurant dans la valorisation de la culture scientifique et technologique auprès des jeunes et des populations sous-représentées.

Explosion des mégaconstellations : les experts alertent sur un risque majeur d’encombrement orbital

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Le lancement des premiers satellites du projet Kuiper d’Amazon marque une nouvelle étape dans la course aux constellations Internet, accentuant les inquiétudes liées à l’encombrement de l’orbite terrestre basse. Amazon rejoint SpaceX, OneWeb et plusieurs acteurs internationaux dans un déploiement massif de satellites visant à fournir une couverture Internet mondiale.

Avec plus de 2 500 satellites lancés en 2024, selon l’Agence spatiale européenne (ESA), l’espace devient de plus en plus saturé. L’ESA anticipe la présence de 50 000 objets de plus de 10 cm d’ici 2050 si la tendance se maintient. Ce trafic accru accroît les risques de collisions, comme celle évitée de justesse en 2019 entre un satellite Starlink et un engin de l’ESA.

Les experts, dont l’astronome Olivier Hainaut et le chercheur Vishnu Reddy, appellent à des normes internationales pour prévenir un scénario de « syndrome de Kessler », où les collisions successives rendraient des orbites inutilisables. Le suivi des débris, la coordination entre opérateurs et la planification de désorbitation sont jugés essentiels.

Face à cette urgence, les spécialistes réclament une gouvernance spatiale renforcée. En l’absence de règles contraignantes, l’espace risque de devenir un champ de débris incontrôlable, compromettant à la fois les services essentiels et l’avenir des missions spatiales.

Quand les jeux vidéo deviennent des ponts culturels

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Quand les jeux vidéo deviennent des ponts culturels : un atelier immersif à l’Université Laval

Le 9 avril, un atelier pas comme les autres s’est tenu à l’Université Laval : une réflexion sur la cocréation de jeux vidéo avec des communautés autochtones, organisée par le doctorant Lucas Aguenier. Intitulée « Appréhender les spiritualités autochtones par les jeux vidéo », l’initiative a réuni une vingtaine de participants au Laboratoire d’anthropologie multimodale pour tester deux œuvres : Never Alone (Kisima Inŋitchuŋa) et Two Falls (Nishu Takuatshina).

Ces jeux, conçus en collaboration avec des peuples autochtones, sont bien plus que du divertissement : ils deviennent des supports pédagogiques où se transmettent récits, savoirs et visions du monde. Dans Never Alone, des capsules documentaires éclairent les traditions des Iñupiat d’Alaska. Two Falls, lui, plonge dans la Nouvelle-France avec une perspective autochtone, portée notamment par un « codex » enrichi.

L’atelier a culminé avec la présence d’Isabelle Picard, écrivaine wendat, qui a coécrit le scénario de Two Falls. Elle y a défendu une approche respectueuse du territoire, qu’elle qualifie de personnage à part entière. « Il faut cocréer, établir un dialogue authentique », a-t-elle insisté, rappelant les stéréotypes persistants. Grâce à son rôle de médiatrice, cinq nations ont participé à la création du jeu.

Ce moment d’échange, soutenu par le CIÉRA et le LAM, ouvre une voie prometteuse pour l’intégration des cultures autochtones dans les pratiques académiques et numériques. Un petit pas vers une plus grande reconnaissance.

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Concours Point-virgule : quand la jeunesse québécoise prend la plume pour penser son époque

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Ce mardi, l’Assemblée nationale du Québec s’est transformée en tribune pour la relève littéraire, à l’occasion de la deuxième édition du concours d’écriture Point-virgule. Dix jeunes finalistes issus des quatre coins de la province ont vu leur talent célébré lors d’une cérémonie empreinte d’émotion et de fierté, en présence du vice-président de l’Assemblée, M. Frantz Benjamin.

Cette initiative vise à promouvoir la langue française tout en offrant à la jeunesse un espace de réflexion et d’expression sur les enjeux contemporains. Le thème retenu cette année – la place des médias sociaux dans la vie des jeunes – a inspiré des textes à la fois profonds, critiques et lucides. Une démonstration éclatante de la capacité des adolescents à analyser avec nuance une réalité omniprésente dans leur quotidien.

Écriture et citoyenneté

« En outillant linguistiquement les jeunes, nous leur donnons les moyens de devenir des citoyens et citoyennes capables de défendre leur point de vue », a déclaré M. Benjamin, lui-même écrivain engagé dans la valorisation de la culture et de la francophonie. Le concours Point-virgule, par son exigence et sa portée, entend faire de l’écriture un vecteur de conscience civique autant que de créativité.

Mme Nathalie Roy, présidente de l’Assemblée nationale, a également souligné le rôle fondamental de la langue française comme trait d’union entre les générations. « Notre jeunesse se fait ambassadrice de la beauté et de la richesse de notre langue. C’est un héritage vivant qu’elle s’approprie et renouvelle. »

Des jeunes primés pour leur plume affûtée

Le premier prix ainsi que le coup de cœur des parlementaires ont été décernés à Flavie Léveillé, de l’École secondaire Jacques-Rousseau (circonscription de Taillon), pour un texte salué tant pour sa finesse stylistique que pour sa profondeur réflexive. Malik Djerdjar, élève inscrit à l’école à la maison (circonscription de Marie-Victorin), et Restauré Matala, de l’École internationale de Montréal (circonscription de Westmount–Saint-Louis), complètent le podium.

Les finalistes ont été sélectionnés par un comité composé de membres de l’administration de l’Assemblée, selon des critères exigeants de forme, de fond et d’originalité. En plus des bourses totalisant 1 700 $ offertes aux lauréats, les enseignants et enseignantes des finalistes ont reçu 1 300 $ en cartes-cadeaux pour l’achat de livres en français.

Une relève littéraire prometteuse

Tous les textes finalistes ont été publiés dans un recueil, véritable vitrine du talent émergent québécois. Ils témoignent d’une jeunesse sensible aux enjeux sociétaux, habile avec les mots, et engagée dans la défense d’une langue qui est aussi un outil d’émancipation.

Dans un contexte où la langue française fait face à de multiples défis, notamment dans l’univers numérique, ce concours incarne une réponse forte et inspirante. Il prouve que la relève est là, bien vivante, et prête à écrire les pages d’un Québec cultivé, critique et vibrant.


Finalistes 2025 du concours Point-virgule :

  • Orlane Moayé Ange Adou – École des Appalaches (Bellechasse)
  • Angélique Baillargeon – École des Appalaches (Bellechasse)
  • Clara Drouin – École secondaire Mont-Saint-Sacrement (La Peltrie)
  • Debya Habet – Collège Jean-Eudes (Rosemont)
  • Andréa Lellouche – École secondaire Mont-Saint-Sacrement (La Peltrie)
  • Élisabeth Morin-Ouellet – École des Appalaches (Bellechasse)
  • Aurélie Roy – École des Appalaches (Bellechasse)

Un rendez-vous annuel désormais incontournable pour celles et ceux qui croient en la puissance de la langue française et en la voix de la jeunesse québécoise.

Projet de loi 97 : les acériculteurs québécois craignent une réforme au service exclusif de l’industrie forestière

Le dépôt du projet de loi no 97, visant à moderniser le régime forestier du Québec, suscite une vive réaction des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Alors que le gouvernement vante une réforme attendue et ambitieuse, les acériculteurs redoutent un déséquilibre flagrant au profit de l’industrie forestière, et appellent à une équité réelle entre les différents usagers de la forêt publique.

« Il ne faut pas rater cette opportunité de moderniser notre approche forestière », insiste Luc Goulet, président des PPAQ, qui regroupe 13 500 producteurs et productrices. « Mais cela ne peut se faire au détriment de l’acériculture, un secteur clé de l’économie régionale et de l’identité québécoise. »

Un appel à l’équité dans l’accès à la forêt publique

Le projet de loi, porté par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, entend revoir la gestion des terres du domaine de l’État. Les PPAQ y voient certes des avancées, notamment en ce qui concerne l’aménagement en forêt privée ou l’assouplissement de certaines procédures pour l’installation d’équipements. Mais ils demeurent inquiets face au risque de voir l’industrie forestière accaparer les nouvelles zones d’aménagement au détriment de la production de sirop d’érable.

Le président des PPAQ énumère trois conditions clés pour appuyer la réforme : l’intégration explicite de la production acéricole dans les zones d’aménagement prioritaires, une réelle concertation dans l’identification et la gestion des territoires concernés, et la reconnaissance de la compétence des acériculteurs pour planifier et exécuter les travaux en forêt publique.

Une contribution économique majeure à préserver

Alors que le Québec assure à lui seul plus de 70 % de la production mondiale de sirop d’érable, les enjeux dépassent la simple préservation d’un secteur traditionnel. « L’acériculture est un moteur économique régional, une filière d’exportation, un savoir-faire reconnu mondialement. Le gouvernement doit en tenir compte dans ses arbitrages », plaide M. Goulet, lui-même acériculteur dans la région de Bellechasse.

Les PPAQ rappellent que la forêt publique doit servir à générer des retombées durables — économiques, sociales et environnementales — pour l’ensemble des Québécois. Et selon eux, cela passe nécessairement par une politique qui valorise les érablières au même titre que l’exploitation du bois.

Vers une entente à court terme ?

Parallèlement à la démarche législative, un blitz de discussions a été engagé entre les PPAQ et le ministère afin de conclure une entente spécifique sur le développement de l’acériculture en forêt publique. Les représentants du secteur espèrent que ces négociations aboutiront rapidement, et préviennent : le dépôt du projet de loi ne saurait faire écran aux revendications maintes fois formulées.

« L’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’action concrète et équilibrée », conclut M. Goulet. « L’avenir de l’acériculture québécoise en dépend. »


Pour mémoire : Le sirop d’érable du Québec est exporté dans plus de 70 pays, et constitue une marque emblématique de la province. Sa production, en grande partie tributaire des érablières situées en forêt publique, est un enjeu stratégique autant qu’identitaire.

Unifor presse le gouvernement Carney d’agir face à la crise

Unifor presse le gouvernement Carney d’agir face à la crise : « Le vrai travail commence maintenant »

Unifor a félicité Mark Carney pour sa victoire électorale à la tête d’un gouvernement libéral minoritaire, tout en exhortant Ottawa à agir rapidement pour protéger les emplois et renforcer l’économie canadienne face à l’escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis.

« Le vrai travail commence maintenant », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. « Il faut une réponse coordonnée pour défendre les industries canadiennes, protéger les services publics et garantir les droits des travailleurs. »

Le syndicat, qui représente plus de 320 000 membres à travers le pays, souligne que la protection des emplois figure parmi les préoccupations majeures de ses membres, particulièrement au Québec. Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor, a insisté sur l’urgence de « répondre aux attaques du président Trump » et de « mener à bien les transitions économiques et politiques » requises pour assurer la prospérité du pays.

Unifor demande au nouveau gouvernement de s’engager à :

  • Mettre en œuvre des politiques industrielles ambitieuses pour réduire la dépendance économique envers les États-Unis ;
  • Renforcer le régime d’assurance-emploi et maintenir les emplois ;
  • Défendre les services publics, élargir l’accès aux garderies à 10 $ par jour et combattre la violence conjugale ;
  • Lutter contre la crise du logement et le coût de la vie.

Le syndicat affirme être prêt à collaborer avec le gouvernement pour mettre en œuvre ces priorités urgentes.