Le gouvernement du Québec a annoncé mercredi la réactivation pour deux ans du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), une décision attendue par de nombreux travailleurs étrangers temporaires et diplômés établis dans la province depuis la suspension du programme en novembre 2025.
Le ministre de l’Immigration, François Bonnardel, a indiqué que les deux volets du PEQ – diplômés du Québec et travailleurs étrangers temporaires – seront de nouveau accessibles du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028.
Une première période de réception des demandes s’étendra du 2 juillet au 31 octobre 2026. Elle concernera les personnes ayant obtenu un diplôme québécois ou acquis l’expérience de travail requise avant l’abolition du programme, le 19 novembre 2025.
Le gouvernement affirme vouloir répondre aux préoccupations exprimées par plusieurs employeurs, municipalités et candidats à l’immigration qui dénonçaient l’absence de mesures transitoires depuis la fermeture du programme.
Québec précise toutefois que cette réouverture demeure temporaire. À terme, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), mis en place récemment, redeviendra l’unique voie d’accès à la sélection permanente des travailleurs qualifiés.
Afin de respecter les objectifs d’immigration fixés pour la période 2026-2029, le nombre d’invitations envoyées dans le cadre du PSTQ sera réduit jusqu’à la fin octobre. Les autorités prévoient ensuite d’ajuster les admissions en fonction du volume de demandes reçues au PEQ.
Cette annonce pourrait offrir une nouvelle perspective à plusieurs milliers de travailleurs et d’étudiants étrangers déjà intégrés au marché du travail québécois.
Tajon Buchanan a perdu son père à 7 ans, a été déclaré inéligible par la FIFA à 15 ans, s’est cassé le tibia en ambulance à Dallas à 25 ans. Et il sera sur le terrain au Mondial 2026. Dans le genre parcours qui défie la logique, c’est du grand art.
par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026
Il y a une règle absurde dans les statuts FIFA qui dit, en substance : si tu es mineur et que tu vis avec quelqu’un d’autre que tes parents biologiques, tu ne peux pas jouer dans un club de ton nouveau pays.
Cette règle, Tajon Buchanan l’a appris à l’âge de 15 ans, assis sur le patio arrière de la maison de son entraîneur, dans la banlieue de Denver, Colorado. Son monde venait de s’effondrer.
Mais on n’en est pas encore là. On recommence depuis le début.
Brampton, Jamaïque et un père qui n’est plus là
Le 8 février 1999, Tajon Trevor Buchanan naît à Brampton, en Ontario. Brampton, c’est une des villes les plus multicultureles du Canada — plus de la moitié de sa population est née à l’extérieur du pays. Ses parents sont d’origine jamaïcaine. La ville sent le carrefour du monde.
Il a sept ans quand son père décède.
Sept ans. L’âge où on commence à vraiment comprendre ce que la vie signifie, et à comprendre aussi ce que signifie la perdre. Sa mère se retrouve seule avec lui et son jeune frère, Bay. Buchanan ne parle pas souvent de cette période dans les interviews. Mais ses proches le disent clairement : c’est cette perte précoce qui a forgé chez lui un sens de la responsabilité et une détermination peu commune pour son âge.
À huit ans, il rejoint le Brampton Youth Soccer Club. Ses premières chaussures, ses premières lignes. Un gamin qui trouve dans le ballon un espace où les douleurs de la vie s’effacent momentanément.
Le coach, le meilleur ami et le Colorado
Quand Tajon a environ douze ans, il rejoint les Mississauga Falcons, un club de compétition de la région de Toronto. Son entraîneur là-bas s’appelle Chrys Chrysanthou. Il a un fils, Anthony, qui devient le meilleur ami de Tajon.
En 2014, les Falcons remportent l’IMG Cup, une des plus prestigieuses compétitions de soccer de jeunesse en Amérique du Nord. Tajon est brillant. Chrysanthou le sait.
En 2015, Chrysanthou obtient un poste au Real Colorado, un club d’académie basé à Denver. Il part s’installer là-bas. Son fils Anthony aussi. Et Tajon Buchanan, à 15 ans, prend une décision qui peut sembler folle : il les suit. Il quitte sa mère, son frère, Brampton, le Canada — et s’installe dans la maison des Chrysanthou au Colorado pour jouer au soccer à un niveau supérieur.
« C’était un changement de taille pour moi à quinze ans, de déménager du Canada aux États-Unis, loin de ma famille », confiera-t-il des années plus tard.
La FIFA lui dit non. Pour une raison kafkaïenne.
Été 2016. Buchanan est installé au Colorado depuis un an. Il s’entraîne avec le Real Colorado, il travaille, il progresse. Et là, pendant qu’il est assis sur le patio arrière de la maison Chrysanthou, son entraîneur lui annonce la nouvelle.
La FIFA et la fédération américaine l’ont déclaré inéligible pour jouer en compétition.
La raison : parce qu’il est mineur et qu’il ne vit pas avec ses parents biologiques, les règles FIFA sur la protection des mineurs lui interdisent de jouer pour le Real Colorado.
Pas de recours facile possible. Pour contester, il aurait fallu engager un avocat spécialisé en droit du sport international et monter un dossier auprès du Tribunal Arbitral du Sport en Suisse. Pour une famille sans ressources, c’est impensable.
Buchanan se souvient de ce moment : « Je n’allais pas à des matchs. Je n’allais pas à des camps de détection. Je m’entraînais juste. J’allais devoir attendre d’être en dernière année pour avoir de l’exposition, et qui sait ? Ça aurait peut-être été trop tard. »
Il s’entraîne. Sans jouer. Pendant des mois. Et il dit : « Quand on ne m’a pas laissé jouer au soccer, je pense que ça m’a vraiment pesé mentalement parce que je ne pratiquais pas le sport que j’aimais. »
250 dollars qui changent une vie
C’est dans ce contexte qu’on arrive à l’anecdote la plus improbable de cette histoire.
Début 2016. Syracuse University, une université de l’État de New York, organise un camp d’identification hivernal — un de ces événements payants où des centaines de jeunes joueurs viennent se montrer devant les coachs universitaires dans l’espoir d’obtenir une bourse. Droit d’entrée : 250 dollars.
Tajon Buchanan avait vu Syracuse lors d’un détour sur le chemin du retour d’un tournoi au New Jersey, bien avant tout ça. Le campus l’avait scotché. C’était son rêve. Mais avec une situation FIFA bloquée et aucune école sérieuse qui s’y intéressait vraiment, c’était un rêve lointain.
Il s’inscrit au camp. Il paye ses 250 dollars. Il joue.
L’entraîneur de Syracuse, Ian McIntyre, le voit. Trois semaines plus tard, il l’invite pour une visite officielle. Buchanan s’engage pour jouer avec les Orange de Syracuse à partir de 2017.
Deux saisons. 33 matchs. 12 buts, 6 passes décisives. Et surtout : visible. Repéré. Prouvé.
Du 9e choix de la MLS Draft aux Nerazzurri
En janvier 2019, à 19 ans, Tajon Buchanan signe un contrat Generation Adidas — le programme MLS pour les jeunes talents qui renoncent à finir leurs études pour se lancer dans le professionnalisme. Il abandonne ses deux dernières années à Syracuse. Lors de la SuperDraft de la MLS, il est sélectionné en 9e position par le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.
La suite est une accélération impressionnante. Deux saisons à Boston, puis Club Brugge en Belgique en 2021 — un club qui sait depuis toujours dénicher et valoriser des talents.
Et en janvier 2024, l’annonce qui fait le tour du Canada : Tajon Buchanan signe à l’Inter Milan. Sous les yeux de Lautaro Martínez, de Marcus Thuram, dans le stade de Giuseppe Meazza. Il devient le premier Canadien à jouer en Serie A. Premier. Jamais avant lui.
L’ambulance de Dallas
Juillet 2024. La Copa América se joue aux États-Unis. Le Canada est qualifié pour les quarts de finale contre le Venezuela. L’ambiance est électrique. Et Buchanan, après avoir joué les trois matchs de poule, est au sommet de sa forme.
Le 2 juillet, lors d’un entraînement à Fort Worth, Texas, un duel banal avec un coéquipier. Un choc, une mauvaise réception. Buchanan s’effondre.
Une ambulance est appelée. Il est emmené à l’hôpital de Dallas.
Diagnostic : fracture du tibia.
Son coéquipier Alistair Johnston témoignera : « C’était un accident stupide. Un rien du tout, une collision bizarre. »
Le lendemain matin, Buchanan passe sur la table d’opération à Fort Worth. Pendant ce temps, ses coéquipiers lui rendent visite à l’hôpital — d’abord quelques joueurs, puis l’équipe entière. L’entraîneur Jesse Marsch prendra même la décision de l’amener avec l’équipe en déplacement pour le reste du tournoi, le tibia opéré, sur des béquilles, plutôt que de le laisser rentrer seul au Canada.
Le Canada sera éliminé en quarts. Buchanan regardera depuis les tribunes.
Le retour, plus fort
Pronostic initial : quatre à six mois d’absence. Il reprend l’entraînement en septembre — en avance sur le calendrier prévu. Il fait son retour en novembre 2024 contre Hellas Vérone avec l’Inter, en sortant du banc. En décembre, son premier match de titulaire avec les Nerazzurri.
En janvier 2025, manquant de temps de jeu dans l’équipe de Simone Inzaghi, il rejoint Villarreal CF en Espagne sous forme de prêt avec option d’achat. En mai 2025, le transfert devient permanent. Il s’installe en Liga, le quatrième championnat en termes de prestige mondial.
Et maintenant, à 27 ans, frais et disponible pour le Mondial.
Ce qu’il faut retenir
Tajon Buchanan est le joueur de cette génération canadienne qui a eu le moins de chances, sur le papier, de percer. Père disparu à 7 ans. Exil au Colorado à 15 ans. Interdit de jouer par la FIFA pour une règle kafkaïenne sur la garde parentale. Tibia fracassé en ambulance au plus mauvais moment possible.
À chaque fois, il a trouvé le chemin — un camp à 250 dollars, deux saisons à l’université, une volonté de fer, et un tibia qu’on répare en quatre mois au lieu de six.
Il n’est pas le plus connu de l’équipe canadienne. Il n’a pas le surnom d’Eustáquio ni les réseaux de Davies. Mais dans ce vestiaire, tout le monde sait ce qu’il a traversé pour en arriver là.
L’ancien parquet de la Bourse de Montréal, autrefois symbole de l’effervescence financière québécoise, accueille désormais une nouvelle forme de créativité. L’École de technologie supérieure (ÉTS) a inauguré mercredi Clairière, une imposante œuvre d’art public de l’artiste québécois Nicolas Baier, installée au sein d’Ax.c, le grand espace d’entrepreneuriat innovant ouvert il y a un an au centre-ville de Montréal.
Déployée sur près de 17 mètres de longueur et trois mètres de hauteur, l’installation mêle acier, aluminium, émail et procédés numériques de pointe. Inspirée d’archives historiques de la Bourse de Montréal, l’œuvre établit un dialogue entre le passé du lieu et sa nouvelle vocation tournée vers l’innovation technologique.
Pour Nicolas Baier, l’idée était de créer « un espace qui s’ouvre dans un environnement dense », invitant les visiteurs à ralentir et à porter un regard différent sur leur environnement. L’œuvre s’appuie notamment sur des outils de génération assistée par ordinateur et des techniques d’impression avancées pour produire un paysage fragmenté qui semble évoluer au fil du déplacement du spectateur.
L’inauguration de Clairière coïncide avec le premier anniversaire d’Ax.c, un projet piloté par l’ÉTS afin de rassembler startups, investisseurs, chercheurs et entreprises technologiques sous un même toit. Installé dans l’ancien siège de la Bourse, l’espace est devenu en un an un lieu de rencontre majeur de l’écosystème d’innovation québécois.
L’œuvre porte à 22 le nombre de créations composant la collection d’art public de l’ÉTS. L’établissement affirme vouloir renforcer les liens entre art, science et technologie à travers son Programme d’intégration des arts et de la culture, qui soutient notamment des résidences d’artistes, des expositions et des collaborations avec les chercheurs.
Avec Clairière, l’univers du génie et celui de la création artistique se rejoignent ainsi dans un même espace, illustrant une conviction de plus en plus partagée dans les milieux de l’innovation : les idées les plus audacieuses naissent souvent à la croisée des disciplines.
Yoga dans les parcs, cinéma sous les étoiles, spectacles de musique, ateliers artistiques et activités familiales : l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (VSP) mise sur un été animé avec le retour de son programme Été-O-Parc 2026, qui proposera plus de 150 activités gratuites dans une vingtaine de lieux publics.
Déployée tout au long de la saison estivale, cette programmation vise à transformer les parcs et espaces publics en véritables lieux de rencontre et de découverte pour les résidents de tous âges.
« Avec l’arrivée de l’été, nos parcs deviennent des espaces vivants où se rencontrent loisirs, culture et communauté », a souligné le maire de l’arrondissement, Jean François Lalonde, invitant la population à profiter des nombreuses activités offertes dans l’ensemble des quartiers.
Parmi les rendez-vous annoncés figurent des séances de yoga, de danse et de mise en forme en plein air, des projections de films, des concerts, ainsi que des initiations à différentes disciplines artistiques. Les familles pourront également participer à des heures du conte et aux activités de la bibliothèque mobile Roulivre.
La programmation culturelle « Hors les murs » des maisons de la culture permettra aussi d’assister à des spectacles de théâtre, de cirque et de musique directement dans les espaces publics. Des ateliers de bricolage, des initiations au tam-tam, des parcours guidés et des activités consacrées à la biodiversité complètent l’offre estivale.
L’un des points névralgiques de la saison sera la Place de la Gare-Jean-Talon, près de la station de métro Parc. L’espace accueillera notamment des pique-niques animés de la bibliothèque, des spectacles chaque samedi et des kiosques communautaires tous les jeudis.
La brochure officielle d’Été-O-Parc sera distribuée dans les installations sportives et culturelles de l’arrondissement ainsi qu’au Bureau Accès Montréal. La programmation complète est également accessible sur le portail municipal de Montréal.
Avec cette initiative, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension poursuit son objectif de rendre la culture, le sport et les loisirs accessibles gratuitement tout en favorisant la vie de quartier durant la saison estivale.
Plus de 200 représentants du milieu des affaires, artistes et personnalités publiques se sont mobilisés à Terrebonne pour soutenir la lutte contre l’insécurité alimentaire chez les jeunes, permettant au Club des petits déjeuners d’amasser la somme de 281 275 dollars lors de la 28e édition de sa Classique de golf et de vélo.
Présenté par la Fondation Norman Fortier et Raymond Chabot Grant Thornton, l’événement s’est déroulé au Club de golf Le Mirage sous un soleil éclatant. Golfeurs et cyclistes ont uni leurs efforts afin de contribuer au financement de programmes de déjeuners destinés aux élèves partout au Québec.
« Constater la mobilisation collective autour d’une cause aussi cruciale que la sécurité alimentaire des générations futures est particulièrement inspirant », a déclaré Julie Desharnais, présidente et cheffe de la direction du Club des petits déjeuners. Selon elle, ces fonds permettront à des milliers d’enfants de commencer leur journée avec un repas nutritif, essentiel à leur réussite scolaire.
Plusieurs personnalités connues ont répondu à l’appel, dont la planchiste olympique et médaillée d’or Elizabeth Hosking, les chanteurs Roch Voisine, Sylvain Cossette, Andrée Watters et Ludovick Bourgeois, ainsi que l’humoriste Phil Roy.
Elizabeth Hosking a souligné l’importance personnelle de la cause. « Il y avait un programme de petits déjeuners à mon école primaire. Pouvoir manger avec les autres élèves et se sentir inclus peut changer la vie d’un enfant », a-t-elle affirmé.
Le succès de cette activité repose également sur l’engagement d’un comité organisateur composé de leaders du milieu des affaires. Au fil des ans, la Classique a contribué au financement de plus de 600 programmes de petits déjeuners à travers le Québec.
Fondé en 1994, le Club des petits déjeuners soutient aujourd’hui des milliers d’enfants dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, avec pour mission de leur offrir un accès quotidien à un déjeuner nutritif et à de meilleures conditions d’apprentissage.
Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et sa Fondation ont dévoilé mercredi les lauréats des prix Bibliothèque et Archives Canada 2026, récompensant cinq personnalités ayant contribué de façon exceptionnelle au rayonnement du patrimoine culturel, historique et littéraire du pays.
Les distinctions seront remises le 29 octobre prochain à Ottawa lors d’une cérémonie officielle organisée par BAC. Les récipiendaires recevront une épinglette inspirée d’une œuvre murale de l’artiste québécois Alfred Pellan exposée à l’édifice principal de l’institution.
Parmi les lauréats figure Cameron Bailey, figure influente du cinéma canadien et dirigeant du Festival international du film de Toronto. L’organisme souligne également le parcours de Victoria Charlton, auteure, baladodiffuseuse et créatrice de contenu spécialisée dans les récits historiques et criminels.
L’écrivain et dramaturge autochtone Drew Hayden Taylor, reconnu pour son œuvre mettant en valeur les réalités des Premières Nations, fait aussi partie des personnes honorées. L’acteur et dramaturge R. H. Thomson, défenseur du patrimoine et des arts de la scène, ainsi que l’éditrice et auteure Margie Wolfe, engagée dans la promotion de la justice sociale et des voix féminines, complètent la liste.
Selon BAC, ces prix visent à reconnaître des Canadiens dont les réalisations contribuent à préserver, diffuser et enrichir la mémoire collective du pays. Créés en 2019 avec l’appui d’Air Canada, ils ont déjà honoré 30 personnalités du milieu culturel.
Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, a salué des lauréats « dont les réalisations continueront d’inspirer les générations futures », tandis que la bibliothécaire et archiviste du Canada, Leslie Weir, a souligné leur contribution à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine canadien.
L’arrondissement montréalais de Saint-Laurent a dévoilé mercredi sa programmation estivale 2026, marquée par la tenue d’un concert gratuit de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), présenté en plein air le 6 août au parc Marcel-Laurin.
L’événement, organisé dans le cadre de la Fête de Saint-Laurent, constituera le point culminant d’une saison culturelle qui se déroulera du 13 juin au 28 août et comprendra des dizaines d’activités gratuites destinées aux résidents de tous âges.
Dirigé par le chef Rafael Payare et animé par André Robitaille, le concert de l’OSM devrait attirer plusieurs milliers de spectateurs. Les festivités débuteront dès 17 h avec des activités familiales, des kiosques communautaires, des animations culturelles ainsi qu’une offre alimentaire sur le site.
Pour le maire Alan DeSousa, cette prestation exceptionnelle illustre la volonté de rendre la culture accessible au plus grand nombre tout en renforçant le sentiment d’appartenance à la communauté. L’événement s’inscrit également dans la planification stratégique 2026-2029 de l’arrondissement visant à accroître son rayonnement culturel.
Au-delà de ce rendez-vous musical, la programmation estivale comprend des spectacles de jazz, de salsa et de musiques du monde, des représentations de théâtre et de cirque, des séances de cinéma en plein air, des activités sportives ainsi que des ateliers participatifs dans plusieurs parcs du territoire.
Parmi les temps forts annoncés figurent l’événement SalSaintLaurent le 17 juin, FestiFête le 8 juillet, Chameran en fête le 22 juillet et les Jeux de la rue consacrés au soccer le 30 juillet.
Avec plus de 112 000 habitants issus de communautés culturelles diverses, Saint-Laurent mise sur ces activités gratuites pour animer les quartiers tout l’été et favoriser les rencontres entre citoyens autour de la culture, du sport et des loisirs.
Le Mouvement Desjardins et CanAssistance ont annoncé mercredi la conclusion d’un partenariat stratégique de dix ans visant à renforcer l’offre de services d’assistance aux assurés partout au Canada, dans le cadre d’une transaction comprenant l’acquisition de la société Assistel par CanAssistance.
Présentée comme l’une des plus importantes ententes de ce type pour les deux organisations, l’opération permettra de consolider un important pôle canadien d’expertise dans les services d’assistance, un secteur en pleine croissance en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des besoins d’accompagnement spécialisés.
L’intégration d’Assistel doit permettre d’élargir les capacités de CanAssistance dans plusieurs domaines, notamment l’assistance voyage, l’assistance routière, les services juridiques, les questions successorales ainsi que certains services liés à la santé, à l’habitation et aux sinistres.
« Notre ambition est de bâtir une plateforme canadienne d’assistance de premier plan », a déclaré Sylvain Charbonneau, président-directeur général de l’Association d’Hospitalisation Canadienne (AHC), société mère de CanAssistance.
Du côté de Desjardins, l’entente vise à garantir la continuité des services offerts à ses millions de membres et clients dans un contexte d’évolution rapide du secteur.
« Ce partenariat stratégique assurera la continuité et la qualité des services pour les personnes assurées avec Desjardins », a affirmé Michel Martineau, vice-président Assurance des particuliers au Mouvement Desjardins.
Les modalités financières de la transaction n’ont pas été dévoilées. La finalisation de l’opération est prévue dans environ douze mois afin de permettre une transition progressive des équipes, des systèmes technologiques et des opérations.
Fondée il y a plus de 35 ans, CanAssistance accompagne chaque année des milliers de Canadiens au pays et à l’étranger. Avec cette acquisition, l’entreprise renforce sa position parmi les principaux acteurs canadiens des services d’assistance et de soutien d’urgence.
Stephen Eustáquio est né dans une ville de concombres en Ontario, a grandi dans le village des vagues les plus hautes du monde, s’est explosé le genou à Mexico, et est devenu vice-capitaine du Canada. C’est quoi ce parcours.
par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026
Il y a une scène qui résume mieux que n’importe quelle statistique qui est Stephen Eustáquio.
On est en 2018. Son équipe, GD Chaves, vient de se faire massacrer 5-0 par le FC Porto. Humiliation publique sur la pelouse des Dragões. Les joueurs de Chaves, épuisés et humiliés, échangent les poignées de main d’après-match. Et là, Eustáquio s’approche de l’entraîneur adverse — Sérgio Conceição, le patron de Porto — et lui dit, la main dans la main, avec le calme de quelqu’un qui vient de marquer trois buts :
« Un jour, je vais jouer pour toi. »
Quatre ans plus tard, il portait le maillot du FC Porto. Sous les ordres de Conceição. Et il était titulaire en Ligue des Champions.
Leamington, Ontario. Capitale mondiale du concombre.
Stephen Antunes Eustáquio naît le 21 décembre 1996 à Leamington, en Ontario. Leamington, c’est une ville de 30 000 habitants au bord du lac Érié, à deux heures au sud-ouest de Toronto. Elle est connue pour deux choses : ses serres de concombres et de tomates qui couvrent des centaines d’hectares, et sa très grande communauté portugaise.
Parce que Leamington, depuis les années 1950-60, c’est le bout du monde où des milliers de familles portugaises ont atterri pour travailler dans les champs et les conserveries. La famille Eustáquio en fait partie. Ses parents, Armando et Esmeralda, sont nés tous les deux à Nazaré, une ville de pêcheurs sur la côte atlantique portugaise. Ils ont émigré à Leamington quelques années avant la naissance de Stephen. Son père travaillait comme pêcheur sur le lac Érié. Sa mère dans une usine de poisson.
Le grand frère, Mauro, est né à Nazaré. Stephen, lui, voit le jour à Leamington. Canadien par naissance, Portugais par le sang, le prénom et l’accent de ses parents.
Quand il a sept ans, la famille repart au Portugal. Retour à Nazaré.
Nazaré. Le village des vagues géantes.
Si vous avez déjà vu des images de surfeurs fous qui dévalent des vagues de 20, 25, 30 mètres de haut — des monstres d’eau verts et écumants qui semblent vouloir avaler un quartier de ville — vous connaissez Nazaré. Ce village de pêcheurs de la côte centro-atlantique du Portugal est devenu, depuis les années 2010, le spot de surf de grosses vagues le plus célèbre du monde. Des records mondiaux y ont été battus. Des documentaires et des séries entières y ont été tournés.
C’est là qu’Eustáquio a grandi. Fils de pêcheur dans un village de pêcheurs, avec l’Atlantique qui mugit à quelques centaines de mètres de sa maison.
Et à neuf ans, il a commencé le soccer au GD Nazarenos — le club amateur du village. Pas d’académie huppée, pas de complexe d’entraînement en gazon synthétique. Le club du coin, dans une ville où la principale attraction mondiale reste une vague.
Canada U-17, puis Portugal U-21, puis Canada A. La valse des passeports.
Parce qu’il est né au Canada et que ses parents sont portugais, Eustáquio se retrouve dans une situation que beaucoup de joueurs de cette génération connaissent : deux passeports, deux sélections possibles, une décision à prendre.
Sa carrière internationale ressemble à un feuilleton. Il commence avec le Canada U-17 en 2012, à 15 ans. Puis, comme il fait sa carrière pro au Portugal et que la fédération portugaise le repère, il rejoint le Portugal U-21 en 2017 — sept sélections espoirs avec la Seleção das Quinas.
Puis en 2019, à 22 ans, il choisit définitivement de jouer pour le Canada A. Pas le Canada des années de vaches maigres classé 108e au monde — le Canada qui commence à sentir que quelque chose de grand se prépare.
Son entraîneur de développement Marc Dos Santos, un Québécois d’origine portugaise qui l’avait croisé lors d’un essai à Kansas City en 2016, témoigne : « Je l’ai vu grandir. Il a toujours eu cette qualité-là. »
México, deuxième minute, ligaments croisés.
Janvier 2019. Stephen Eustáquio a 22 ans et vient de signer à Cruz Azul, un des clubs les plus populaires du Mexique. Première grande aventure en Amérique du Nord. L’entraîneur Pedro Caixinha — un Portugais, bien sûr — l’a personnellement réclamé pour renforcer son milieu de terrain.
Le 26 janvier 2019, match de Liga MX contre les Xolos de Tijuana. Stade Azteca — l’une des enceintes les plus légendaires du football mondial, 87 000 places. Eustáquio entre en jeu à la 54e minute. Deux minutes plus tard, il est au sol. Ligament croisé antérieur du genou gauche. Déchiré.
Il sera absent pendant au moins huit mois.
L’ironie du sort : dans les premières secondes qui ont suivi son entrée, il a failli être expulsé sur une faute — mais la VAR a annulé le carton rouge. Sauvé par la technologie, abattu par son propre genou quelques instants après.
Cruz Azul, avec le départ de Caixinha peu après, ne lui donnera plus vraiment sa chance. Il sera prêté au Portugal, au FC Paços de Ferreira, en décembre 2019. Loin du Mexique, loin des projecteurs, pour se reconstruire.
Le long chemin du retour
Ce qu’Eustáquio a traversé entre cette blessure au Mexique et son arrivée au FC Porto est exactement le genre de parcours que personne ne voit sur les réseaux sociaux.
Deux saisons à Paços de Ferreira — un club modeste de la périphérie du classement portugais. Des matchs le dimanche après-midi devant quelques milliers de spectateurs. Pas de Ligue des Champions, pas d’Instagram glorieux. Juste du travail, de la récupération physique, et des performances qui finissent par parler.
Son entraîneur national John Herdman en dira plus tard : « C’est une des plus belles histoires du football canadien des dernières années. Il a dû quitter la maison, prendre des risques, faire ses classes dans les ligues inférieures en Europe, travailler pour passer au travers une grave blessure du LCA et un séjour difficile au Mexique — et il a quand même trouvé l’énergie pour revenir en force. »
En 2022, le FC Porto l’achète. Le club triple champion du Portugal. La Ligue des Champions. Les Dragões. La promesse faite face à Conceição après la défaite 5-0 — tenue.
Vice-capitaine. Pas juste un titre honorifique.
Aujourd’hui, Stephen Eustáquio est le vice-capitaine de l’équipe nationale canadienne. Aux côtés d’Alphonso Davies, c’est lui qui porte le brassard dans les moments difficiles, qui parle dans le vestiaire, qui fait le lien entre les joueurs formés en Europe et ceux qui viennent de la MLS.
Et depuis février 2026, il est prêté au Los Angeles FC pour garder du rythme à quelques semaines du Mondial. À 29 ans, il est au sommet de sa maturité — le genre de milieu de terrain qui ne va pas dribbler cinq adversaires ou marquer de tir des 30 mètres, mais qui fait en sorte que les David et les Davies puissent exister.
Il y a quelque chose de magnifique dans ce rôle. Le garçon né dans une ville de concombres, élevé face à des vagues de 20 mètres, qui s’est explosé le genou dans le plus grand stade d’Amérique du Nord, est devenu le chef d’orchestre discret d’une équipe en train d’écrire l’une des plus belles histoires du soccer canadien.
La cerise : père de famille, ambassadeur contre les tumeurs cérébrales
Petite note humaine pour finir. Eustáquio est père d’une petite fille, Benedita, née en avril 2024. Dans ses interviews, il parle souvent d’elle comme d’un « ancrage » dans une carrière intense.
Et depuis quelques années, il est ambassadeur de la Brain Tumour Foundation of Canada — la Fondation pour les tumeurs cérébrales du Canada. Pas pour l’image. Pour des raisons familiales personnelles. Il a participé à la campagne Hats for Hope en 2024 pour collecter des fonds pour la recherche.
Un vice-capitaine qui joue dans un des meilleurs clubs européens, fils d’un pêcheur du lac Érié, qui passe ses week-ends libres à Ottawa à lever des fonds pour la recherche médicale.
Voilà le Canada dont personne ne parle assez.
Ce qu’il faut retenir
Stephen Eustáquio n’est pas celui dont on attend le but spectaculaire ou le sprint de 60 mètres. Il est celui sans qui tout le reste s’effondre. Le milieu du terrain qui court pour ses coéquipiers, qui casse les lignes avec ses passes, qui élève le niveau de tout le monde autour de lui.
Et qui, après une défaite 5-0, regarde l’entraîneur adverse dans les yeux et lui dit qu’un jour, il jouera pour lui.
Une vaste mobilisation s’organise à Victoriaville pour assurer la pérennité de la Place communautaire Rita-St-Pierre, un bâtiment qui accueille depuis près de 40 ans une trentaine d’organismes et constitue l’un des principaux carrefours de services communautaires du Centre-du-Québec.
La Corporation de développement communautaire des Bois-Francs (CDCBF) a annoncé lundi avoir obtenu des engagements financiers totalisant plus de 537 000 dollars pour lancer un important projet de réfection de l’édifice situé sur la rue Monfette.
La Caisse Desjardins des Bois-Francs contribuera à hauteur de 300 000 dollars, tandis que la Ville de Victoriaville investira 137 648 dollars. L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) Bois-Francs ajoutera pour sa part 100 000 dollars.
Véritable plaque tournante du milieu communautaire régional, la Place Rita-St-Pierre héberge près de 30 organismes et offre des services mutualisés à plus de 75 groupes œuvrant dans la MRC d’Arthabaska.
Selon la directrice générale de la CDCBF, Tania Fontaine, le bâtiment est arrivé à un moment charnière de son histoire. Construit il y a plusieurs décennies, il nécessite désormais des travaux majeurs afin de poursuivre sa mission auprès des milliers de citoyens qui y trouvent chaque année soutien, accompagnement et ressources.
Au-delà du financement annoncé, les promoteurs du projet lancent un appel aux entreprises de la construction et de la rénovation afin qu’elles mettent également leur expertise au service de cette initiative.
Le maire de Victoriaville, Vincent Bourassa, estime que la préservation de cet espace est essentielle au maintien du filet social régional. Les partenaires espèrent maintenant rallier de nouveaux contributeurs pour assurer la modernisation complète de ce lieu considéré comme un modèle de collaboration communautaire au Québec.