Top 5 This Week

Articles similaires

Mondial 2026 : la fin d’un tournoi historique, entre le sacre espagnol et les adieux d’une génération

Le rideau est tombé dimanche soir sur la 23e édition de la Coupe du monde, la première à réunir 48 sélections et à se dérouler simultanément dans trois pays hôtes. Trente-neuf jours et 104 matchs après le coup d’envoi, c’est l’Espagne qui a soulevé le trophée, mais ce tournoi restera aussi marqué par la fin probable d’un règne, une pluie de récords et une finale qui a viré à l’échauffourée générale.

Une finale qui a dégénéré au coup de sifflet

Le sacre de la Roja, obtenu 1-0 après prolongation grâce à un but de Ferran Torres à la 106e minute, ne s’est pas conclu dans la sérénité. Dès le coup de sifflet final, plusieurs joueurs argentins ont voulu en venir aux mains avec leurs adversaires espagnols, une bagarre impliquant notamment Leandro Paredes et Gavi ayant éclaté en plein terrain. Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a dû s’interposer personnellement pour calmer ses joueurs et éviter que la situation ne dégénère davantage.

Ces scènes ont clos une rencontre à la tension physique inhabituelle pour une finale mondiale : la partie a compté une cinquantaine de fautes, l’Albiceleste écopant à elle seule de quatre cartons jaunes en plus de l’expulsion d’Enzo Fernández, déjà averti, pour une faute grossière sur Pau Cubarsi.

Le crépuscule de Lionel Messi

Au-delà du résultat, cette finale a surtout été celle du chant du cygne pour Lionel Messi. À 39 ans, le capitaine argentin a traversé la rencontre sans parvenir à peser sur le jeu, avant de fondre en larmes en récupérant sa médaille d’argent, immobile face au kop argentin qui scandait son nom malgré la défaite. Sur l’ensemble du tournoi, l’octuple Ballon d’or aura tout de même livré une prestation remarquable, avec huit buts et quatre passes décisives inscrits à 39 ans lors de sa sixième Coupe du monde personnelle. Interrogé sur son avenir en sélection, il n’a livré aucune réponse tranchée sur la suite de sa carrière internationale.

La razzia espagnole aux récompenses individuelles

La FIFA a dévoilé dans la foulée son palmarès individuel, largement dominé par la génération championne du monde :

  • Meilleur joueur du tournoi (Ballon d’or FIFA) : Rodri, devant Lionel Messi et Kylian Mbappé. Le milieu de Manchester City, Ballon d’or 2024, a disputé les huit matchs de l’Espagne comme titulaire et capitaine.
  • Meilleur jeune joueur : Pau Cubarsi, défenseur du FC Barcelone de 19 ans, présent sur l’intégralité des rencontres espagnoles.
  • Meilleur gardien : Unai Simon, auteur d’un seul but encaissé en huit matchs, face à la Belgique en quart de finale.
  • Meilleur buteur (Soulier d’or) : Kylian Mbappé, avec 10 réalisations et quatre doublés dans le tournoi, devant Messi (8 buts) et Jude Bellingham (7 buts).
  • Meilleur passeur : Michael Olise, avec sept passes décisives, dont cinq pour son seul coéquipier Mbappé.
  • Prix du fair-play : les Pays-Bas.

Mbappé, nouveau roi de l’histoire du Mondial

Si l’attaquant du Real Madrid n’a pas soulevé le trophée, il quitte cette édition auréolé d’un record majeur. En inscrivant un doublé lors de la petite finale face à l’Angleterre, après avoir déjà marqué face à l’Irak, à la Suède, sur penalty face au Paraguay et face au Maroc en quarts, Kylian Mbappé a dépassé Lionel Messi et ses 21 buts pour devenir le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, avec 22 réalisations. Une performance individuelle XXL pour un joueur dont l’équipe de France a pourtant chuté en demi-finale face à l’Espagne, avant de se consoler avec la médaille de bronze aux dépens des Anglais à Miami.

Fête nationale en Espagne

Le sacre espagnol, deuxième de l’histoire du pays seize ans après 2010, a immédiatement enflammé les rues de la péninsule. À Madrid comme dans de nombreuses autres villes, des milliers de supporters rassemblés devant des écrans géants ont explosé de joie au coup de sifflet final, entre fumigènes, feux d’artifice et reprises en chœur de l’hymne victorieux de Queen. La liesse s’est prolongée une bonne partie de la nuit, dans l’attente du retour des champions du monde à Madrid, où un grand rassemblement était prévu place de Cibeles.

Un tournoi entré dans l’histoire

Au-delà du sport, cette Coupe du monde restera comme un jalon dans l’histoire de la compétition : premier format à 48 équipes, première organisation conjointe par trois pays (Canada, États-Unis et Mexique), et un parcours argentin marqué, jusqu’en finale, par une propension aux exploits de dernière minute — l’Albiceleste ayant inscrit neuf de ses onze buts en phase à élimination directe à partir de la 79e minute face au Cap-Vert, à l’Égypte, à la Suisse puis à l’Angleterre.

Pour l’Espagne de Luis de la Fuente, ce sacre mondial vient couronner un cycle exceptionnel entamé avec le titre européen de 2024, propulsant une génération emmenée par Rodri, Lamine Yamal, Pedri et Ferran Torres au rang des toutes meilleures sélections de l’histoire du football.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Populaires