FETCO (Employeurs des transports et communications de régie fédérale) estime que la grève déclenchée chez WestJet met en évidence la nécessité de réformer le cadre canadien de la négociation collective dans les secteurs privés sous réglementation fédérale.
Dans une déclaration publiée dimanche, l’organisation affirme que l’arrêt de travail, qui perturbe les déplacements de plus de 250 000 voyageurs durant la fin de semaine, illustre les conséquences économiques et sociales des conflits de travail dans des secteurs jugés essentiels, notamment le transport aérien, ferroviaire, maritime et les télécommunications.
Selon la FETCO, les arrêts de travail dans ces industries se sont multipliés au cours des deux dernières années, dépassant le nombre cumulé des dix années précédentes. L’organisation soutient que, si le droit de grève est protégé, il peut faire l’objet de limites lorsque l’intérêt public est en jeu.
Profitant de la fin de la consultation fédérale sur une éventuelle révision du Code canadien du travail, la FETCO demande au gouvernement d’adopter des mesures visant à renforcer la stabilité des négociations, notamment par la nomination d’un médiateur spécial lors des conflits les plus difficiles et par la mise en place d’un mécanisme permettant d’intervenir lorsque l’intérêt public national est menacé.
L’organisation estime également que le gouvernement devrait agir rapidement pour mettre fin à la grève chez WestJet, soutenant que la poursuite du conflit risque d’affaiblir davantage la fiabilité des chaînes d’approvisionnement canadiennes et l’attractivité du pays pour les entreprises.


