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Carney mise sur un sommet à 1 000 milliards pour relancer l’investissement au Canada

Le Canada accueille lundi et mardi à Toronto son premier Sommet canadien de l’investissement, avec l’ambition d’attirer jusqu’à 1 000 milliards de dollars de nouveaux capitaux sur cinq ans. L’événement se réalise dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis et de préoccupations persistantes sur la faiblesse de l’investissement des entreprises.

Près de 300 dirigeants et responsables de grands investisseurs internationaux et canadiens participent au rendez-vous, selon les informations disponibles. Les institutions représentées gèrent collectivement plus de 120 000 milliards de dollars d’actifs. Parmi les participants figurent notamment BlackRock, Blackstone, Temasek et le fonds de pension néerlandais APG.

Le sommet, organisé par le premier ministre Mark Carney en partenariat avec Investissements RPC et Investissements PSP, doit mettre en relation des investisseurs avec des entreprises et des promoteurs de projets canadiens. Environ 160 projets ont été retenus dans un prospectus destiné aux participants, dans des domaines allant des infrastructures et de l’énergie aux mines, à la défense, à l’intelligence artificielle et aux technologies quantiques.

Plusieurs projets québécois figurent dans cette sélection. Le projet minier Troilus, qui vise l’exploitation d’un gisement d’or et de cuivre dans le nord du Québec, cherche notamment à avancer son financement. D’autres projets portent sur les minéraux critiques et les nouvelles technologies énergétiques.

L’objectif affiché par Ottawa ne signifie toutefois pas que 1 000 milliards de dollars seront investis immédiatement. Les discussions doivent surtout amorcer des partenariats et des décisions de financement, certaines transactions pouvant prendre de 12 à 18 mois avant de se concrétiser.

Le contexte ajoute une dimension stratégique au rendez-vous. Les tensions commerciales avec Washington poussent Ottawa à chercher davantage de débouchés et de capitaux en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Parallèlement, les investisseurs soulignent plusieurs obstacles internes, notamment les délais réglementaires, les infrastructures et la productivité.

Le sommet constitue ainsi moins une annonce d’investissements immédiats qu’une tentative de rapprocher les capitaux mondiaux de projets canadiens. Son principal test sera de transformer les rencontres de Toronto en engagements financiers concrets dans les prochains mois.

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