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Le parcours de RJ Barrett, l’enfant du basketball canadien devenu la vedette locale des Raptors de Toronto

RJ Barrett était encore aux couches quand son père a porté les couleurs du Canada aux Jeux olympiques de Sydney 2000. Vingt-quatre ans plus tard, presque jour pour jour, RJ portait à son tour le même chandail numéro 9 aux Jeux de Paris. Aujourd’hui, il joue pour les Raptors de Toronto, l’équipe de la région où il a grandi. Voici l’histoire d’un enfant qui n’a jamais vraiment eu le choix d’aimer le basketball.

Son parrain est une légende du basketball canadien, double MVP de la NBA

Né Rowan Barrett Jr. le 14 juin 2000 à Toronto, RJ est le fils aîné de Rowan Barrett, ancien joueur de basketball professionnel, et de Kesha Duhaney, ancienne athlète en piste et pelouse à l’Université St. John’s de New York. Son parrain n’est nul autre que Steve Nash, double récipiendaire du titre de joueur le plus utile de la NBA et intronisé au Panthéon du basketball, qui a d’ailleurs joué aux côtés du père de RJ lors des Jeux olympiques de 2000.

Sa tante a remporté l’or aux Championnats du monde d’athlétisme

Le talent athlétique de RJ ne vient pas que du côté paternel. Sa tante, Dahlia Duhaney, a participé aux Jeux olympiques de 1992 pour la Jamaïque et faisait partie de l’équipe de relais 4×100 mètres championne du monde en 1991. RJ attribue lui-même une bonne partie de son propre talent athlétique au côté maternel de sa famille.

Il a passé sa petite enfance en France, où son père jouait au basketball professionnel

Avant de s’établir à Mississauga, en Ontario, en 2008, la jeune famille Barrett a vécu quelques années en France, où le père de RJ poursuivait sa carrière de joueur professionnel. C’est là-bas, vers 2005, que RJ a commencé à jouer au basketball de façon organisée pour la toute première fois, dans le club-école du JDA Dijon Basket.

Enfant, il jouait dans le même uniforme et portait le même numéro que son père professionnel

De retour au Canada, RJ jouait pour une équipe de jeunes affiliée au club professionnel de son père. « Même uniforme que papa, et tout le reste. Il portait le même numéro », se souvient Rowan Barrett. Selon son père, jamais il n’a poussé son fils vers le basketball, mais la passion s’est manifestée d’elle-même dès le plus jeune âge : « Il était toujours sur le terrain après les matchs, à lancer, tu sais, à revenir après les entraînements. »

À 12 ans, il a annoncé à son père qu’il voulait devenir étoile de la NBA et entrer au Panthéon

Après avoir pratiqué le football, le sprint et le saut en hauteur étant enfant, RJ décide à 12 ans de se consacrer exclusivement au basketball, confiant directement à son père son objectif : devenir étoile de la NBA et un jour entrer au Panthéon du basketball. Il s’entraînait déjà, à l’occasion, avec son parrain Steve Nash.

Une image accrochée au mur de sa chambre a façonné toute son ambition

Selon son propre père, RJ a grandi avec le chandail olympique de Rowan accroché au mur de sa chambre, ainsi que des magazines affichant son père en couverture. « Quand tu es jeune, les images, c’est tout, a expliqué Rowan Barrett. Il avait des images de ses joueurs préférés, peut-être son chanteur préféré, et je pense qu’il s’est toujours dit : quand mon tour viendra, quand j’aurai ma chance, je veux faire ça, moi aussi. »

Il a devancé sa propre cohorte scolaire pour se qualifier au repêchage un an plus tôt

À 17 ans, après des performances remarquées au Nike Hoop Summit et au match Basketball Without Borders lors du week-end des étoiles de la NBA, RJ annonce son intention de sauter une année scolaire pour se joindre à la cohorte 2018, une décision stratégique qui allait le rendre admissible au repêchage de la NBA un an plus tôt que prévu.

Il a mené le Canada à son premier titre mondial de basketball junior de l’histoire

En 2017, RJ mène l’équipe canadienne masculine des moins de 19 ans à une victoire de 79-60 contre l’Italie en finale de la Coupe du monde FIBA U19, remportant au passage le titre de joueur le plus utile du tournoi et offrant au Canada son tout premier titre mondial de basketball junior de l’histoire.

Ses débuts avec Duke ont eu lieu presque dans sa propre cour, aux côtés de Zion Williamson

Repêché troisième au total par les Knicks de New York en 2019, RJ avait auparavant fait ses débuts avec les Blue Devils de Duke lors d’un match hors-concours disputé à Mississauga, sa région natale, marquant 34 points devant famille et amis, aux côtés de son coéquipier Zion Williamson. « C’était génial de sortir sur le terrain avec mes frères dans mon patelin. C’était spécial pour moi », avait-il confié après le match.

Vingt-quatre ans après son père, il a porté le même chandail numéro 9 aux mêmes Jeux olympiques

En 2024, RJ dispute les Jeux olympiques de Paris avec le Canada, portant le même numéro 9 que son père avait porté à titre de capitaine de l’équipe canadienne à Sydney, exactement 24 ans plus tôt, presque jour pour jour. « La dernière fois qu’on était ici, je venais tout juste de naître et mon père portait ce numéro », a-t-il confié après avoir mené le Canada à une victoire contre la Grèce. Un chandail numéro 9 de son père, et non le sien, est d’ailleurs accroché dans la maison familiale de Mississauga. « Mon père me dit toujours : « Tu sais quoi? Tu pourrais aller plus loin dans ta carrière NBA que moi, mais je me suis rendu aux Olympiques, alors tant que tu n’as pas fait ça, tu n’es pas le chef de famille » », a raconté RJ en riant.

Des Knicks aux Raptors : le retour de RJ Barrett dans sa ville natale

En décembre 2023, RJ est échangé des Knicks de New York aux Raptors de Toronto, dans une transaction majeure impliquant OG Anunoby. Ce transfert le ramène directement dans la région où il a grandi, où il est rapidement devenu l’un des visages les plus populaires du club. Lors des séries éliminatoires 2026 contre les Cavaliers de Cleveland, il élève son jeu avec des moyennes d’environ 24 points, 7 rebonds et 4 passes décisives par match, en plus d’inscrire, à 1,2 seconde de la fin de la prolongation du match 6, un tir à trois points victorieux qui a permis aux Raptors de forcer un septième match.

De l’enfant qui portait le même uniforme que son père professionnel jusqu’à la vedette locale des Raptors qui a porté, aux Olympiques, le même chandail numéro 9 que son père exactement 24 ans plus tôt, RJ Barrett incarne une trajectoire familiale presque écrite d’avance, où chaque étape semble répondre à un rêve d’enfance transmis directement d’un père à son fils.

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