Top 5 This Week

Articles similaires

Mode : un an après la mort d’Armani, l’horloge de la vente se met en marche

Un an jour pour jour après la mort de son fondateur, la maison Armani entre dans une phase charnière. Au Canada, les entreprises font leurs derniers calculs avant l’entrée en vigueur des contre-tarifs, prévue dans moins de deux jours. Et à Montréal, l’artisanat local se prépare déjà à occuper l’église Saint-Denis pour sa grande foire d’automne.

Monde : Armani, un an après, face à l’horloge de la vente

La maison italienne Giorgio Armani entre dans une période charnière, un an tout juste après la mort de son fondateur survenue le 4 septembre 2025 à l’âge de 91 ans. Dans son testament, le créateur avait stipulé qu’une première tranche d’environ 15 % de l’entreprise devait être vendue entre 12 et 18 mois après son décès, avec une préférence marquée pour des acquéreurs comme LVMH, L’Oréal ou EssilorLuxottica, dont aucun n’a toutefois confirmé publiquement son intérêt jusqu’à présent. Une portion plus importante, pouvant atteindre 54,9 % selon la structure de cession prévue à terme, devrait ensuite être cédée dans les années suivantes, à moins que l’entreprise n’envisage une entrée en Bourse.

Après une première année largement consacrée à stabiliser sa gouvernance, sous la direction du nouveau chef de la direction Giuseppe Marsocci, la maison doit maintenant amorcer ce processus de vente, évalué par des analystes entre 5 et 7 milliards d’euros. Deux sources proches du dossier précisent que le calendrier pourrait être ajusté si les conditions de marché ne permettent pas d’obtenir une valorisation jugée adéquate. Le vrai test, selon plusieurs observateurs de l’industrie, ne sera toutefois pas tant financier que créatif : réussir à faire évoluer une maison bâtie entièrement autour de la vision d’un seul homme vers un modèle plus autonome, sans jamais trahir l’identité qui a fait sa renommée.

Canada : le compte à rebours avant les contre-tarifs

Au Canada, les entreprises font leurs derniers préparatifs avant l’entrée en vigueur, à 0 h 01 le 8 septembre, des contre-mesures tarifaires canadiennes visant des importations américaines d’une valeur d’environ 27,6 milliards de dollars. Les nouveaux droits de douane, fixés à 15, 25 ou 50 % selon les catégories, s’appliquent à 629 lignes tarifaires, un chiffre que plusieurs médias arrondissent à « près de 700 produits », allant des produits laitiers et des appareils électroménagers jusqu’aux vêtements et meubles, en passant par l’acier, l’aluminium, le matériel agricole et les pâtes et papiers. Le gouvernement fédéral qualifie cette réplique de correspondance dollar pour dollar avec les tarifs américains entrés en vigueur le 22 août.

Contrairement à un tarif à la caisse, ces droits de douane sont acquittés à la frontière par l’importateur canadien, dans le cadre du processus d’importation, qui peut ensuite en répercuter tout ou partie du coût dans ses prix. Les entreprises canadiennes qui importent des États-Unis sont invitées à revoir dès maintenant leurs classifications tarifaires et leurs chaînes d’approvisionnement. Les détails du volet « soutien à la liquidité » de la bonification de 1,5 milliard de dollars du Programme régional de réponse aux tarifs, destinée notamment aux PME les plus touchées, doivent également être publiés demain. Cette double annonce confirme, une fois de plus, à quel point le calendrier commercial canado-américain continue de dicter le rythme de l’industrie du vêtement d’ici.

Québec et Montréal : l’artisanat local reprend ses quartiers à l’église Saint-Denis

À Montréal, l’automne s’annonce chargé pour les amateurs de mode indépendante et artisanale. Puces POP, le grand marché d’artisanat local présenté par POP Montréal, revient pour son édition d’automne les 25, 26 et 27 septembre à l’église Saint-Denis, réunissant près d’une centaine d’artisanes et artisans proposant vêtements, bijoux, sérigraphies et autres créations faites à la main. L’événement s’inscrit dans une programmation de plus en plus fournie pour la fin du mois, entre le Marché vintage de Montréal, prévu le 19 septembre à l’église Saint-Enfant-Jésus, et la Semaine Mode de Montréal, du 21 au 27 septembre.

La multiplication de ces rendez-vous témoigne néanmoins de la place occupée par les créateurs indépendants, l’artisanat local et la seconde main dans le calendrier commercial et culturel montréalais de l’automne. Plusieurs organisateurs associent cette visibilité, du moins en partie, au climat d’incertitude tarifaire qui pèse sur les chaînes d’approvisionnement transfrontalières.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Populaires