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Théâtre québécois : Stephie Mazunya sacrée au prix Michel-Tremblay pour “Chronologies”

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L’autrice et comédienne Stephie Mazunya a remporté le prix Michel-Tremblay 2025 pour son texte Chronologies, a annoncé le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), qui souligne ainsi la meilleure œuvre dramatique portée à la scène au cours de la dernière saison.

Remis lors d’une cérémonie tenue au Théâtre aux Écuries, dans le cadre du Festival Jamais Lu Montréal, le prix est assorti d’une bourse de 15 000 dollars. Le jury a salué une œuvre « à la fois complexe et limpide », mettant en avant une construction narrative maîtrisée et une exploration sensible de thèmes comme la filiation et la violence.

Dans Chronologies, l’autrice tisse les parcours croisés de deux femmes liées au Burundi et au Canada, abordant l’exil, la mémoire et les relations mère-fille. La pièce, publiée aux Éditions du Remue-Ménage, a été présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en 2025.

Le jury a également souligné la qualité des autres finalistes, dont Hoda Adra, Pénélope Deraîche-Dallaire, Étienne Lepage et Éric Noël.

Créé en 2009 par la Fondation du Centre des auteurs dramatiques, le prix Michel-Tremblay vise à promouvoir l’excellence de l’écriture théâtrale francophone au Québec.

Relais pour la vie : mobilisation en juin au Québec contre le cancer

La Société canadienne du cancer appelle à une mobilisation citoyenne à l’occasion du retour du Relais pour la vie, qui se tiendra les 6 et 13 juin dans 17 communautés à travers le Québec.

Cet événement de collecte de fonds, organisé depuis plus de 25 ans, réunit des participants qui se relaient sur un parcours symbolique afin de soutenir les personnes touchées par le cancer et financer la recherche. Porté par le slogan « Célébrons chaque pas », il met en avant la solidarité et l’espoir face à la maladie.

Parmi les ambassadeurs de l’édition 2026 figurent l’actrice Ingrid Falaise et l’auteure-compositrice-interprète Amélie Beyries, ainsi que le participant Anthony Vallée, qui témoignent de parcours marqués par le cancer.

Au Canada, la maladie demeure la principale cause de mortalité, avec une personne sur quatre appelée à en mourir. Depuis sa création, le Relais pour la vie a permis de recueillir plus de 619 millions de dollars pour financer la recherche et les services de soutien.

Les événements comprendront notamment un « Tour de l’espoir » dédié aux personnes atteintes et une cérémonie des luminaires en hommage aux disparus.

La Société canadienne du cancer souligne que chaque participation contribue à faire avancer la recherche et à améliorer la qualité de vie des patients, dans une province où l’incidence de la maladie figure parmi les plus élevées du pays.

EY Canada soutient la diversité entrepreneuriale avec son programme Accès-entrepreneurs 2026

Le cabinet EY (Ernst & Young) a lancé l’édition 2026 de son programme Accès-entrepreneurs, visant à accompagner des dirigeants issus de communautés sous-représentées dans leur croissance.

Au total, 12 fondateurs d’entreprises provenant de divers secteurs – technologie, santé, biens de consommation ou immobilier – ont été sélectionnés pour participer à cette initiative d’un an, qui en est à sa cinquième édition au Canada.

Le programme entend lever les obstacles structurels auxquels font face les entrepreneurs issus des communautés noires, autochtones, panasiatiques et latino-américaines, notamment en facilitant l’accès au mentorat, aux réseaux d’affaires et aux ressources stratégiques.

« Le véritable défi a toujours été l’accès », a souligné Christopher Gordon, codirecteur du programme, insistant sur la nécessité de créer des conditions équitables pour permettre aux entreprises de se développer.

Les participants bénéficieront de séances de coaching individualisées, de formations sur des enjeux clés comme la transformation numérique et la cybersécurité, ainsi que d’un accès au réseau mondial d’EY.

Selon l’organisation, soutenir ces entrepreneurs contribue non seulement à la réussite de leurs entreprises, mais aussi au renforcement des communautés et de l’économie canadienne dans son ensemble.

Québec : l’équilibre instable

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Les séquences politiques se tendent souvent sans bruit, par superposition de dossiers que tout oppose en apparence mais que relie, en profondeur, une même question d’équilibre. Le Québec traverse l’un de ces moments.

La décision de Christine Fréchette de remettre au premier plan l’enjeu linguistique s’inscrit dans une logique connue : celle d’une affirmation nationale qui, périodiquement, revient structurer le débat public. Mais le contexte a changé. À la différence des cycles précédents, cette relance intervient dans un environnement où l’attention citoyenne est déjà fortement mobilisée ailleurs.

Car, en arrière-plan, le système de santé concentre désormais une part décisive de l’inquiétude collective. Non plus comme un simple champ de réforme, mais comme un révélateur de la capacité de l’État à tenir ses promesses essentielles. La question n’est plus seulement celle de l’efficacité, mais celle de la confiance.

À cette tension s’ajoute une pression économique diffuse, moins spectaculaire mais plus constante. Le coût de la vie, dans ce qu’il a de plus quotidien, installe une forme de fatigue sociale qui échappe aux réponses ponctuelles. Elle travaille le débat politique en profondeur, en modifiant les attentes à l’égard des gouvernants.

Dans ce contexte, les critiques formulées par le Parti québécois ne relèvent pas uniquement du jeu partisan. Elles participent d’une recomposition plus large, où les lignes de fracture traditionnelles — identité, gouvernance, redistribution — tendent à se superposer plutôt qu’à s’alterner.

C’est peut-être là le trait le plus notable du moment : non pas l’intensité de chaque débat pris isolément, mais leur simultanéité. Elle réduit les marges de manœuvre, impose des arbitrages plus visibles, et rend plus incertain l’effet des initiatives politiques.

À l’approche de l’échéance électorale, le gouvernement ne fait donc pas face à une crise unique, mais à un faisceau de tensions dont aucune ne peut être traitée indépendamment des autres. C’est une configuration exigeante, qui appelle moins des gestes spectaculaires que des équilibres durables.

Reste à savoir si le temps politique, lui, s’y prête encore.

Migration : les politiques restrictives aggravent les risques, alerte l’OIM

Restreindre les voies de migration légales n’empêche pas les déplacements, mais les rend plus dangereux, avertit l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans son Rapport sur la migration dans le monde 2026.

Présenté lors du Forum d’examen de la migration internationale, le document souligne que la réduction des options sûres pousse les migrants vers des itinéraires irréguliers, augmentant les risques humains et les coûts pour les États.

Selon l’OIM, environ 304 millions de migrants internationaux étaient recensés à la mi-2024, soit 3,7 % de la population mondiale. Le nombre de travailleurs migrants a fortement progressé ces dernières années, confirmant le rôle central de la migration dans l’économie globale.

« Les migrants contribuent comme travailleurs, entrepreneurs et consommateurs », a indiqué la porte-parole Zoe Brennan, tandis que la directrice générale Amy Pope a insisté sur leur impact positif sur la croissance et la cohésion sociale.

Les transferts de fonds restent un pilier économique majeur, avec un volume estimé à 905 milliards de dollars en 2024, dont une large part destinée aux pays à revenu faible ou intermédiaire.

Mais ces bénéfices sont menacés. Le rapport note que l’accès aux voies migratoires demeure inégal, souvent plus restreint dans les pays les plus pauvres. Dans le même temps, les déplacements forcés atteignent des niveaux records, avec plus de 120 millions de personnes concernées fin 2024.

Face à ces défis, l’OIM plaide pour l’élargissement des voies légales, la coopération internationale et des politiques fondées sur des données, afin de mieux gérer des flux migratoires appelés à rester élevés.

Louise Arbour, prochaine gouverneure générale du Canada

Le premier ministre Mark Carney a annoncé mardi que Charles III a approuvé la nomination de Louise Arbour au poste de gouverneure générale du Canada.

Mme Arbour deviendra la 31e titulaire de cette fonction depuis la Confédération et représentera le souverain au pays, dans le cadre du système de monarchie constitutionnelle canadien. Elle succédera à Mary Simon, dont le mandat a été salué pour son engagement envers les droits des peuples autochtones.

Juriste de renommée internationale, Louise Arbour a mené une carrière de plus de cinq décennies, marquée par des fonctions au sein de la Cour suprême du Canada et des Nations Unies. Elle a notamment été procureure en chef des tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, où elle a contribué à des avancées majeures en droit international, dont la première inculpation d’un chef d’État en exercice pour crimes de guerre.

Ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, elle a également dirigé des réformes importantes au Canada, notamment sur les inconduites au sein des forces armées.

Selon M. Carney, Mme Arbour « représente le meilleur du Canada », soulignant son engagement en faveur de la justice, de la responsabilité institutionnelle et des droits fondamentaux.

Le gouverneur général assume des fonctions constitutionnelles clés, dont la sanction des lois, ainsi qu’un rôle de représentation nationale et internationale.

Montréal veut accélérer sa relance touristique avec des infrastructures majeures

Tourisme Montréal a appelé à intensifier les investissements dans les infrastructures pour renforcer la compétitivité internationale de la métropole, à l’occasion d’un forum stratégique sur les grands projets.

L’organisme estime que la ville se trouve à un tournant, portée par une demande mondiale croissante pour les grands événements et les expériences immersives. « Les grands événements […] sont aujourd’hui des moteurs majeurs de déplacement touristique », a souligné son PDG Yves Lalumière, évoquant l’impact économique de manifestations d’envergure.

Pour capter cette croissance, l’organisation plaide pour des infrastructures modernes, polyvalentes et capables d’accueillir des événements internationaux. Elle appelle également à une collaboration accrue entre acteurs publics et privés afin d’optimiser les retombées économiques.

Plusieurs projets structurants sont mis de l’avant, dont le futur aéroport métropolitain, la station du REM reliant Aéroport Montréal-Trudeau, ainsi que la modernisation du Stade olympique de Montréal. Des initiatives culturelles et hôtelières, comme la réouverture du Musée d’art contemporain de Montréal, figurent aussi parmi les leviers identifiés.

Selon Tourisme Montréal, ces investissements pourraient transformer durablement l’offre touristique et positionner la ville parmi les grandes destinations mondiales, à condition de maintenir une vision concertée et soutenue.

Parc Jean-Drapeau : des projets audacieux pour réinventer les grands rassemblements

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La Société du parc Jean-Drapeau a dévoilé les lauréats d’un concours d’idées en design visant à repenser les espaces de rassemblement de l’Île Notre-Dame, avec l’ambition d’en faire un lieu accessible toute l’année et mieux adapté aux événements d’envergure.

L’initiative, qui a suscité l’intérêt de plus de 90 candidats, s’inscrit dans une réflexion sur l’avenir du Parc Jean-Drapeau face à l’évolution des pratiques événementielles et aux enjeux de durabilité. Quatre propositions ont été retenues pour leur capacité à transformer les gradins en infrastructures polyvalentes et intégrées au paysage.

Parmi les projets primés figurent « L’esplanade habitée », saluée pour sa fonction structurante à l’échelle du site, ainsi que « Relief habité », qui privilégie une intégration naturelle au terrain. « Les gradins de l’île Notre-Dame » ont été remarqués pour leur clarté architecturale, tandis que « Un jour, un jour, une jeunesse en fougue » se distingue par son approche sensible du patrimoine existant.

Une mention spéciale a également été attribuée au projet « collines » pour sa réflexion paysagère. Selon la directrice générale Véronique Doucet, ces propositions ouvrent la voie à des aménagements « durables et centrés sur l’expérience des publics ».

Sans annoncer de réalisation immédiate, l’exercice vise à orienter les décisions futures. Les concepts explorent notamment la réduction des infrastructures temporaires au profit d’installations permanentes, dans une optique de transition écologique et de rayonnement international de Montréal.

Lithium au Québec : PMET franchit un cap clé pour Shaakichiuwaanaan

La société Ressources PMET Inc. a annoncé une avancée majeure dans le développement de son projet de minéraux critiques Shaakichiuwaanaan, situé dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James, avec le dépôt de son étude d’impact environnemental et social auprès des autorités canadiennes.

L’Agence d’évaluation d’impact du Canada a jugé le dossier complet, ouvrant une phase de consultation publique jusqu’au 28 mai. Parallèlement, l’examen provincial suit son cours dans le cadre des processus COMEX et COMEV.

Ce jalon réglementaire s’inscrit dans une progression rapide du projet, amorcé il y a moins de quatre ans. En parallèle, les travaux techniques se poursuivent, notamment une étude de faisabilité mise à jour centrée sur le lithium et le tantale, attendue d’ici la fin de 2026, ainsi qu’une évaluation économique élargie intégrant également le césium.

Le groupe a également soumis une demande d’alimentation électrique à Hydro-Québec, un élément jugé stratégique. Le site bénéficie de la proximité de la centrale La Grande-4, un atout pour un approvisionnement énergétique à faible coût et à faible empreinte carbone.

Un projet d’échantillonnage en vrac de 50.000 tonnes est par ailleurs à l’étude, tandis que l’ingénierie progresse en vue d’un éventuel lancement des travaux.

Avec des ressources parmi les plus importantes au monde en lithium, césium et tantale, Shaakichiuwaanaan pourrait positionner le Canada comme un acteur clé des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques sur ces ressources stratégiques.

Figure 2 : Centrale LG-4 et corridor de lignes électriques proposé pour le projet Shaakichiuwaanaan. (Groupe CNW/PMET Resources Inc.)

Québec nomme Dominic Gaudreau à la tête de sa police

La Ville de Québec a annoncé lundi la nomination de Dominic Gaudreau au poste de directeur du Service de police de la Ville de Québec, une décision qui doit être entérinée cette semaine par les instances municipales.

Officier de carrière fort de près de trente ans d’expérience, M. Gaudreau devient le 23e directeur du service et succède à Denis Turcotte, dont le départ à la retraite est prévu en juin. Une transition progressive est prévue afin d’assurer la continuité des orientations, notamment en matière de lutte contre la violence urbaine.

Entré dans la police en 1997, il a gravi tous les échelons, de patrouilleur à directeur adjoint à la surveillance du territoire, fonction qu’il occupait depuis 2024. Son parcours combine responsabilités opérationnelles et stratégiques, incluant la gestion du recours à la force et le déploiement des effectifs.

Le maire Bruno Marchand a salué une nomination « rigoureuse et ancrée dans la réalité des citoyens », tandis que la haute direction municipale souligne sa capacité à mobiliser les équipes et à porter une vision moderne de la sécurité publique.

M. Gaudreau s’est notamment illustré après l’attentat de la Grande Mosquée de Québec en 2017, contribuant à l’élaboration de la réponse policière et au renforcement du soutien psychologique aux agents.