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Mondial 2026 : Stephen Eustáquio, le vice-capitaine de Nazaré, le village des vagues géantes

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Stephen Eustáquio est né dans une ville de concombres en Ontario, a grandi dans le village des vagues les plus hautes du monde, s’est explosé le genou à Mexico, et est devenu vice-capitaine du Canada. C’est quoi ce parcours.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Il y a une scène qui résume mieux que n’importe quelle statistique qui est Stephen Eustáquio.

On est en 2018. Son équipe, GD Chaves, vient de se faire massacrer 5-0 par le FC Porto. Humiliation publique sur la pelouse des Dragões. Les joueurs de Chaves, épuisés et humiliés, échangent les poignées de main d’après-match. Et là, Eustáquio s’approche de l’entraîneur adverse — Sérgio Conceição, le patron de Porto — et lui dit, la main dans la main, avec le calme de quelqu’un qui vient de marquer trois buts :

« Un jour, je vais jouer pour toi. »

Quatre ans plus tard, il portait le maillot du FC Porto. Sous les ordres de Conceição. Et il était titulaire en Ligue des Champions.


Leamington, Ontario. Capitale mondiale du concombre.

Stephen Antunes Eustáquio naît le 21 décembre 1996 à Leamington, en Ontario. Leamington, c’est une ville de 30 000 habitants au bord du lac Érié, à deux heures au sud-ouest de Toronto. Elle est connue pour deux choses : ses serres de concombres et de tomates qui couvrent des centaines d’hectares, et sa très grande communauté portugaise.

Parce que Leamington, depuis les années 1950-60, c’est le bout du monde où des milliers de familles portugaises ont atterri pour travailler dans les champs et les conserveries. La famille Eustáquio en fait partie. Ses parents, Armando et Esmeralda, sont nés tous les deux à Nazaré, une ville de pêcheurs sur la côte atlantique portugaise. Ils ont émigré à Leamington quelques années avant la naissance de Stephen. Son père travaillait comme pêcheur sur le lac Érié. Sa mère dans une usine de poisson.

Le grand frère, Mauro, est né à Nazaré. Stephen, lui, voit le jour à Leamington. Canadien par naissance, Portugais par le sang, le prénom et l’accent de ses parents.

Quand il a sept ans, la famille repart au Portugal. Retour à Nazaré.


Nazaré. Le village des vagues géantes.

Si vous avez déjà vu des images de surfeurs fous qui dévalent des vagues de 20, 25, 30 mètres de haut — des monstres d’eau verts et écumants qui semblent vouloir avaler un quartier de ville — vous connaissez Nazaré. Ce village de pêcheurs de la côte centro-atlantique du Portugal est devenu, depuis les années 2010, le spot de surf de grosses vagues le plus célèbre du monde. Des records mondiaux y ont été battus. Des documentaires et des séries entières y ont été tournés.

C’est là qu’Eustáquio a grandi. Fils de pêcheur dans un village de pêcheurs, avec l’Atlantique qui mugit à quelques centaines de mètres de sa maison.

Et à neuf ans, il a commencé le soccer au GD Nazarenos — le club amateur du village. Pas d’académie huppée, pas de complexe d’entraînement en gazon synthétique. Le club du coin, dans une ville où la principale attraction mondiale reste une vague.


Canada U-17, puis Portugal U-21, puis Canada A. La valse des passeports.

Parce qu’il est né au Canada et que ses parents sont portugais, Eustáquio se retrouve dans une situation que beaucoup de joueurs de cette génération connaissent : deux passeports, deux sélections possibles, une décision à prendre.

Sa carrière internationale ressemble à un feuilleton. Il commence avec le Canada U-17 en 2012, à 15 ans. Puis, comme il fait sa carrière pro au Portugal et que la fédération portugaise le repère, il rejoint le Portugal U-21 en 2017 — sept sélections espoirs avec la Seleção das Quinas.

Puis en 2019, à 22 ans, il choisit définitivement de jouer pour le Canada A. Pas le Canada des années de vaches maigres classé 108e au monde — le Canada qui commence à sentir que quelque chose de grand se prépare.

Son entraîneur de développement Marc Dos Santos, un Québécois d’origine portugaise qui l’avait croisé lors d’un essai à Kansas City en 2016, témoigne : « Je l’ai vu grandir. Il a toujours eu cette qualité-là. »


México, deuxième minute, ligaments croisés.

Janvier 2019. Stephen Eustáquio a 22 ans et vient de signer à Cruz Azul, un des clubs les plus populaires du Mexique. Première grande aventure en Amérique du Nord. L’entraîneur Pedro Caixinha — un Portugais, bien sûr — l’a personnellement réclamé pour renforcer son milieu de terrain.

Le 26 janvier 2019, match de Liga MX contre les Xolos de Tijuana. Stade Azteca — l’une des enceintes les plus légendaires du football mondial, 87 000 places. Eustáquio entre en jeu à la 54e minute. Deux minutes plus tard, il est au sol. Ligament croisé antérieur du genou gauche. Déchiré.

Il sera absent pendant au moins huit mois.

L’ironie du sort : dans les premières secondes qui ont suivi son entrée, il a failli être expulsé sur une faute — mais la VAR a annulé le carton rouge. Sauvé par la technologie, abattu par son propre genou quelques instants après.

Cruz Azul, avec le départ de Caixinha peu après, ne lui donnera plus vraiment sa chance. Il sera prêté au Portugal, au FC Paços de Ferreira, en décembre 2019. Loin du Mexique, loin des projecteurs, pour se reconstruire.


Le long chemin du retour

Ce qu’Eustáquio a traversé entre cette blessure au Mexique et son arrivée au FC Porto est exactement le genre de parcours que personne ne voit sur les réseaux sociaux.

Deux saisons à Paços de Ferreira — un club modeste de la périphérie du classement portugais. Des matchs le dimanche après-midi devant quelques milliers de spectateurs. Pas de Ligue des Champions, pas d’Instagram glorieux. Juste du travail, de la récupération physique, et des performances qui finissent par parler.

Son entraîneur national John Herdman en dira plus tard : « C’est une des plus belles histoires du football canadien des dernières années. Il a dû quitter la maison, prendre des risques, faire ses classes dans les ligues inférieures en Europe, travailler pour passer au travers une grave blessure du LCA et un séjour difficile au Mexique — et il a quand même trouvé l’énergie pour revenir en force. »

En 2022, le FC Porto l’achète. Le club triple champion du Portugal. La Ligue des Champions. Les Dragões. La promesse faite face à Conceição après la défaite 5-0 — tenue.


Vice-capitaine. Pas juste un titre honorifique.

Aujourd’hui, Stephen Eustáquio est le vice-capitaine de l’équipe nationale canadienne. Aux côtés d’Alphonso Davies, c’est lui qui porte le brassard dans les moments difficiles, qui parle dans le vestiaire, qui fait le lien entre les joueurs formés en Europe et ceux qui viennent de la MLS.

Et depuis février 2026, il est prêté au Los Angeles FC pour garder du rythme à quelques semaines du Mondial. À 29 ans, il est au sommet de sa maturité — le genre de milieu de terrain qui ne va pas dribbler cinq adversaires ou marquer de tir des 30 mètres, mais qui fait en sorte que les David et les Davies puissent exister.

Il y a quelque chose de magnifique dans ce rôle. Le garçon né dans une ville de concombres, élevé face à des vagues de 20 mètres, qui s’est explosé le genou dans le plus grand stade d’Amérique du Nord, est devenu le chef d’orchestre discret d’une équipe en train d’écrire l’une des plus belles histoires du soccer canadien.


La cerise : père de famille, ambassadeur contre les tumeurs cérébrales

Petite note humaine pour finir. Eustáquio est père d’une petite fille, Benedita, née en avril 2024. Dans ses interviews, il parle souvent d’elle comme d’un « ancrage » dans une carrière intense.

Et depuis quelques années, il est ambassadeur de la Brain Tumour Foundation of Canada — la Fondation pour les tumeurs cérébrales du Canada. Pas pour l’image. Pour des raisons familiales personnelles. Il a participé à la campagne Hats for Hope en 2024 pour collecter des fonds pour la recherche.

Un vice-capitaine qui joue dans un des meilleurs clubs européens, fils d’un pêcheur du lac Érié, qui passe ses week-ends libres à Ottawa à lever des fonds pour la recherche médicale.

Voilà le Canada dont personne ne parle assez.


Ce qu’il faut retenir

Stephen Eustáquio n’est pas celui dont on attend le but spectaculaire ou le sprint de 60 mètres. Il est celui sans qui tout le reste s’effondre. Le milieu du terrain qui court pour ses coéquipiers, qui casse les lignes avec ses passes, qui élève le niveau de tout le monde autour de lui.

Et qui, après une défaite 5-0, regarde l’entraîneur adverse dans les yeux et lui dit qu’un jour, il jouera pour lui.

C’est ça, un vice-capitaine.

Victoriaville : plus d’un demi-million de dollars pour sauver un pilier du milieu communautaire

Une vaste mobilisation s’organise à Victoriaville pour assurer la pérennité de la Place communautaire Rita-St-Pierre, un bâtiment qui accueille depuis près de 40 ans une trentaine d’organismes et constitue l’un des principaux carrefours de services communautaires du Centre-du-Québec.

La Corporation de développement communautaire des Bois-Francs (CDCBF) a annoncé lundi avoir obtenu des engagements financiers totalisant plus de 537 000 dollars pour lancer un important projet de réfection de l’édifice situé sur la rue Monfette.

La Caisse Desjardins des Bois-Francs contribuera à hauteur de 300 000 dollars, tandis que la Ville de Victoriaville investira 137 648 dollars. L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) Bois-Francs ajoutera pour sa part 100 000 dollars.

Véritable plaque tournante du milieu communautaire régional, la Place Rita-St-Pierre héberge près de 30 organismes et offre des services mutualisés à plus de 75 groupes œuvrant dans la MRC d’Arthabaska.

Selon la directrice générale de la CDCBF, Tania Fontaine, le bâtiment est arrivé à un moment charnière de son histoire. Construit il y a plusieurs décennies, il nécessite désormais des travaux majeurs afin de poursuivre sa mission auprès des milliers de citoyens qui y trouvent chaque année soutien, accompagnement et ressources.

Au-delà du financement annoncé, les promoteurs du projet lancent un appel aux entreprises de la construction et de la rénovation afin qu’elles mettent également leur expertise au service de cette initiative.

Le maire de Victoriaville, Vincent Bourassa, estime que la préservation de cet espace est essentielle au maintien du filet social régional. Les partenaires espèrent maintenant rallier de nouveaux contributeurs pour assurer la modernisation complète de ce lieu considéré comme un modèle de collaboration communautaire au Québec.

50 nouveaux logements abordables sortiront de terre à Salaberry-de-Valleyfield

Un projet de 50 logements abordables destinés aux familles à revenu faible ou modeste a officiellement été lancé mardi à Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie. Le bâtiment de trois étages, qui comprendra des logements d’une à trois chambres, devrait accueillir ses premiers locataires à l’été 2027.

Porté par l’organisme Ambition Habitation, le projet représente un investissement de 15,9 millions de dollars. Son financement repose sur une combinaison de fonds provenant des gouvernements du Québec et du Canada, de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, d’un prêt hypothécaire de Desjardins ainsi que d’un apport du Fonds d’innovation pour le logement abordable du gouvernement fédéral.

Le chantier s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Logement abordable Desjardins, un partenariat lancé en 2022 afin d’accélérer la construction de logements à prix abordable au Québec. Selon les données présentées lors de l’annonce, plus de 3 200 logements sont déjà réalisés, en construction ou en processus d’autorisation dans quinze régions de la province.

Cette nouvelle construction intervient alors que plusieurs municipalités québécoises sont confrontées à une pénurie de logements et à une hausse des coûts de location. Les promoteurs du projet estiment que l’immeuble contribuera à offrir davantage d’options résidentielles aux ménages éprouvant des difficultés à se loger dans la région.

Les travaux doivent se poursuivre au cours des prochains mois sur le terrain situé près de la rivière Saint-Charles, au bout de la rue Parent.

Mondial 2026 : le meilleur buteur canadien, Jonathan David  »The Iceman », est également haïtien et … américain

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Jonathan David est le meilleur buteur de l’histoire du soccer canadien. Il est né à Brooklyn, a grandi en Haïti, et a tout appris dans une école franco-ontarienne d’Ottawa. Ce Mondial, c’est son moment.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Le jour où le Canada a battu les États-Unis à Toronto pour la première fois depuis des années, Jonathan David n’est pas allé faire la fête avec ses coéquipiers dans les bars. Il est rentré à l’Airbnb loué par ses amis et a joué au UNO jusqu’au bout de la nuit.

C’est à peu près tout ce que vous devez savoir sur Jonathan David pour comprendre qui il est.


Brooklyn. Port-au-Prince. Ottawa. Turin. Dans cet ordre.

Le 14 janvier 2000, Jonathan David naît à Brooklyn, New York. Il a trois mois quand sa famille repart vers Haïti, pays d’origine de ses deux parents. Il y passera ses six premières années. Port-au-Prince dans les années 2000. La chaleur, le créole, les matchs de foot improvisés dans la rue avec son père Jean — qui n’a jamais joué professionnellement, mais qui regardait tous les matchs à la télé avec des amis qui défilaient à la maison.

Sa sœur Christophia se souvient : « Mon père a toujours aimé jouer au soccer. S’il y avait des matchs à la télévision, il y avait du monde chez nous pour les regarder. Je pense que c’est là que Jonathan a trouvé sa passion. »

En 2006, la famille David s’installe à Ottawa. Quartier francophone de l’Est, école publique Louis-Riel, et le froid canadien — un choc absolu pour un gamin qui a grandi sous les Caraïbes.


Le gamin qu’aucun prof ne remarquait — sauf sur le terrain

Joé Fournier, directeur des programmes de soccer à l’École secondaire Louis-Riel, se souvient parfaitement du jeune Jonathan. La première chose qui l’a frappé ? Le contraste total entre l’élève et le joueur.

En classe, Jonathan David était invisible. Timide, discret, ne cherchant jamais à attirer l’attention. Ses propres professeurs ont du mal à se souvenir de lui.

Sur le terrain, c’était une autre planète. « Il voulait toujours avoir le ballon, toujours jouer au foot à l’heure du repas », se souvient Fournier. « Je devais le pousser pour qu’il retourne en classe. »

Et quand la cloche sonnait, Jonathan, athlète polyvalent qui jouait aussi bien au basket qu’au volley, avait du mal à décrocher. Fournier a aussi une anecdote moins flatteuse : il se rappelle difficilement de l’avoir vu manger un repas complet au secondaire. Chaque minute libre était dépensée dans le dôme de soccer de l’école, à accumuler des touches de balle.

À dix ans, il avait rejoint le club des Dragons de Gloucester. À onze ans, les Hornets d’Ottawa Gloucester. À seize ans, Nick Mavromaras — qui deviendra son agent — le remarque et l’envoie en Europe pour des essais. Deux refus d’abord : le Red Bull Salzbourg et le VfB Stuttgart ne sont pas convaincus. Le troisième essai, en Belgique, à La Gantoise, se passe mieux.

Beaucoup mieux.


Il aurait pu jouer pour trois pays. Il a choisi le Canada.

C’est un fait que beaucoup ignorent : Jonathan David était éligible pour représenter les États-Unis (pays de naissance), Haïti (origine parentale) ou le Canada (résidence). Trois sélections nationales le voulaient.

L’ancien sélectionneur canadien Octavio Zambrano l’avait dans le viseur dès 2017, quand David avait 17 ans. « On devait s’assurer de le garder pour le Canada », a-t-il confié.

David n’a jamais vraiment hésité. « Je veux faire quelque chose de spécial avec ce groupe de joueurs. Et avec ce pays, on peut emmener le Canada quelque part où il n’est pas allé depuis longtemps. »

Il a dit ça en 2018, avant même son premier match officiel avec l’équipe nationale. À son premier match à domicile, après le coup de sifflet final, il déclarait : « C’est le meilleur sentiment du monde parce que je peux représenter mon pays et faire quelque chose de spécial. »


L’Iceman ne doit rien au froid canadien

Son surnom — l’Iceman — lui a été donné par John Herdman, l’entraîneur de l’équipe nationale canadienne, pour son calme absolu dans les moments de pression. Penalty à la dernière minute? David s’avance, regarde le gardien, place la balle, et transforme. Comme si c’était une répétition.

Son ancien coach de jeunesse Hanny El-Magraby, qui l’a suivi depuis ses années aux Hornets, a une autre lecture du personnage : « Ce surnom lui vient de son caractère humble et compétitif. »

Ce n’est pas de la froideur. C’est une forme rare de concentration totale. David n’est jamais là où on ne l’attend pas — ni en dehors du terrain, ni à l’intérieur.

L’anecdote du UNO n’est pas isolée. Un ami racontait que ce même soir de victoire contre les États-Unis, David avait regardé le match de la finale de la Gold Cup par hasard au restaurant — il avait oublié que c’était la finale. Il venait de marquer six buts au tournoi. Il était meilleur buteur. Et il avait zappé la date de la finale.


La nuit la plus dure

Le 6 décembre 2019, Jonathan David a 19 ans et joue pour La Gantoise en Belgique. Sa mère Rose, atteinte d’un cancer, se bat au Canada. Il rentre d’urgence pour être à ses côtés.

Il apprend le décès de sa mère pendant une escale à Londres.

Le club de La Gantoise publie un communiqué de soutien ce jour-là. Le joueur canadien de l’année 2019 vient d’être élu quelques jours plus tôt — le 11 décembre. La semaine entière porte cette ironie cruelle.

Depuis, Jonathan David joue aussi pour elle. Son prénom de famille à lui — David — et le prénom de sa mère — Rose — sont tatoués dans ses intentions à chaque match. Sa façon de lui rendre hommage est silencieuse, comme lui. Pas de discours. Pas de gestes théâtraux. Des buts.


Les chiffres qui font peur

Pour ceux qui auraient encore besoin de statistiques pour prendre Jonathan David au sérieux :

À Lille, en cinq saisons de Ligue 1, il a inscrit 87 buts en 178 matchs. Depuis ses débuts en Ligue 1 en 2020, seul Kylian Mbappé a marqué davantage dans le championnat de France. Mbappé. Le seul au-dessus de lui. Pas mal pour un gamin qui jouait en amateur à Ottawa il y a moins de dix ans.

Il est aussi devenu en 2024 le meilleur buteur de toute l’histoire du LOSC Lille en compétitions européennes.

À l’été 2025, il a signé à la Juventus Turin — à titre gratuit, son contrat lillois étant terminé. Un des meilleurs attaquants du monde, disponible en free agent. Les grandes écuries se sont arrachées sa signature. Il a choisi Turin en disant simplement : « En grandissant, j’ai toujours regardé la Juventus et pensé que c’était l’un des dix plus grands clubs du monde. »


Le Mondial à domicile : pression maximale, Iceman activé

La saison à la Juve n’a pas été parfaite — six buts en Serie A, une adaptation difficile dans un club en crise de résultats. Les critiques se sont accumulées. David a encaissé, a travaillé, est resté discret.

Et maintenant voilà la Coupe du monde. En Amérique du Nord. Devant des stades canadiens.

Son entraîneur à Louis-Riel, Joé Fournier, ne s’inquiète pas. Il connaît trop bien cette mécanique. La pression n’a jamais dérangé Jonathan David — elle le réveille. C’est dans les moments où tout le monde tremble que l’Iceman entre en scène.

Il est le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale canadienne. Il parle français et anglais. Il est né aux États-Unis, a grandi en Haïti, s’est construit à Ottawa et brille en Europe. Il incarne à lui seul cette idée un peu folle du Canada : un pays assemblé de partout, qui peut produire des génies si on leur en donne la chance.


Ce qu’il faut retenir

Pendant que ses coéquipiers fêtaient une victoire historique dans les bars de Toronto, Jonathan David jouait au UNO dans un Airbnb. Voilà l’Iceman. Pas de posture, pas de show. Juste un gars qui pense au prochain match.

Et le prochain match, c’est le Mondial. Chez lui.

La chanteuse Katy Perry et l’ancien PM Justin Trudeau officialisent leur relation

Après plusieurs mois de spéculations, la chanteuse américaine Katy Perry et l’ancien premier ministre canadien Justin Trudeau ont officialisé leur relation en apparaissant ensemble pour la première fois sur un tapis rouge.

Le couple a fait sensation lundi soir au Festival de Tribeca, à New York, lors de la première mondiale du film-concert Katy Perry: The Lifetimes Tour – Live from Paris. Souriante, la vedette de la pop de 41 ans portait une robe blanche ornée de détails floraux, tandis que Justin Trudeau, 54 ans, avait opté pour un classique complet noir.

Selon le magazine People, les deux personnalités entretiennent une relation depuis l’été 2025. Les premières rumeurs avaient émergé lorsqu’ils avaient été aperçus ensemble dans un parc de Montréal avant de partager un dîner au restaurant Le Violon. Quelques jours plus tard, M. Trudeau assistait à un concert de la chanteuse dans la métropole québécoise.

Depuis, le couple a multiplié les apparitions publiques, notamment lors d’événements mondains en Californie. Leur présence côte à côte sur le tapis rouge de Tribeca marque toutefois leur première reconnaissance publique officielle.

Lors de la soirée, Katy Perry a présenté son nouveau film-concert, qu’elle décrit comme « une expérience destinée aux fans », célébrant près de deux décennies de carrière musicale.

Selon plusieurs médias américains, la chanteuse a également développé une relation étroite avec les enfants de Justin Trudeau. Son fils Xavier, âgé de 18 ans et lui-même musicien, a récemment révélé qu’il sollicitait parfois les conseils artistiques de la vedette américaine.

Mondial 2026 au Canada : Toronto intensifie ses préparatifs sécuritaires à un an du tournoi

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À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, les autorités ontariennes se disent confiantes quant à l’état de préparation des services policiers chargés d’assurer la sécurité de l’événement à Toronto, l’une des villes hôtes du tournoi.

L’inspecteur général des services policiers de l’Ontario, Ryan Teschner, a reçu le 5 juin une séance d’information de la Commission des services policiers de Toronto et du Service de police de Toronto (SPT), avant de visiter le centre de commandement de l’Unité intégrée de sûreté et de sécurité.

L’événement sportif devrait attirer des centaines de milliers de visiteurs et générer d’importants rassemblements publics, créant des défis supplémentaires en matière de sécurité, de gestion des foules et de coordination des interventions d’urgence.

Selon M. Teschner, la préparation ne repose pas uniquement sur les opérations policières, mais également sur une gouvernance efficace, une planification rigoureuse et un partage rapide de l’information entre les différents partenaires. Les discussions ont notamment porté sur la gestion des urgences, la coordination interorganismes et le maintien des services policiers quotidiens pendant le tournoi.

Les autorités ont également examiné les mécanismes de gouvernance mis en place par la Commission des services policiers de Toronto afin d’assurer le suivi des risques et la reddition de comptes.

« Les éléments essentiels sont en place et les efforts déployés à ce jour sont bien avancés pour soutenir la préparation des services policiers », a affirmé Ryan Teschner.

Toronto accueillera plusieurs rencontres de la Coupe du Monde 2026, un événement qui attirera l’attention de millions de téléspectateurs à travers le monde.

Le Canada veut une IA plus équitable et accessible, plaident les défenseurs des droits

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La Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) estime que la nouvelle stratégie nationale sur l’intelligence artificielle du gouvernement fédéral constitue une occasion de faire du Canada un chef de file mondial en matière d’innovation responsable, à condition que les droits fondamentaux demeurent au cœur du développement de ces technologies.

Dans une déclaration publiée lundi, la présidente de la CCDP, Charlotte-Anne Malischewski, le commissaire à l’accessibilité, Christopher T. Sutton, et la commissaire à l’équité salariale, Lori Straznicky, ont salué l’engagement du gouvernement envers une intelligence artificielle plus inclusive, accessible et respectueuse des droits de la personne.

Selon eux, l’IA offre un potentiel considérable pour améliorer l’accès aux soins de santé, accélérer la recherche scientifique et faciliter l’accès aux services publics. Toutefois, ils mettent en garde contre le risque de voir les préjugés et les discriminations déjà présents dans la société être reproduits, voire amplifiés, par des systèmes alimentés par des données incomplètes ou biaisées.

Les responsables réclament une surveillance rigoureuse, des évaluations d’impact sur les droits de la personne et des mécanismes de réparation efficaces avant le déploiement d’outils d’IA dans des secteurs sensibles tels que l’emploi, l’éducation, le logement, la santé, la justice ou les services policiers.

Ils soulignent également l’importance d’intégrer dès la conception les principes d’accessibilité, de protection de la vie privée et d’équité, tout en accordant une place centrale aux peuples autochtones et aux groupes historiquement marginalisés.

Pour la Commission, le défi consiste désormais à faire de l’intelligence artificielle un véritable levier d’inclusion sociale plutôt qu’une source de nouvelles inégalités.

Les premières fraises du Québec arrivent sur les tablettes

Les premières fraises de champs du Québec sont officiellement de retour dans les épiceries de la grande région de Montréal, marquant le début d’une saison qui s’annonce abondante et particulièrement savoureuse. Au cours des prochains jours, les récoltes gagneront progressivement les autres régions de la province, notamment la Capitale-Nationale.

Les producteurs québécois se montrent optimistes malgré un printemps plus frais que la normale. Selon l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ), les températures plus basses ont permis aux fruits de mûrir lentement, favorisant ainsi le développement de leur teneur en sucre et de leurs arômes.

Grande nouveauté cette année : le lancement d’une carte interactive sur le site des Fraîches du Québec. Cet outil permettra aux consommateurs de suivre en temps réel l’évolution des récoltes et de connaître la disponibilité des fraises et des framboises selon les régions.

« Les saisons ne commencent pas partout au même moment. Cette carte permettra aux consommateurs de savoir quand les petits fruits arrivent près de chez eux », explique Josiane Cormier, présidente de l’APFFQ.

Les perspectives demeurent excellentes malgré quelques dommages localisés causés par la grêle du 31 mai. L’autocueillette, activité estivale prisée des familles québécoises, devrait également reprendre dans les prochaines semaines dans plus de 150 fermes à travers la province.

Avec ses fruits rouges fraîchement cueillis, le Québec donne ainsi le coup d’envoi à l’une des saisons gourmandes les plus attendues de l’année.

TGV Québec-Toronto : l’UPA réclame une révision complète du projet fédéral

L’Union des producteurs agricoles (UPA) demande au gouvernement fédéral de suspendre son projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto et de réévaluer les options envisagées, invoquant des impacts majeurs sur les terres agricoles et forestières ainsi que des incertitudes persistantes quant à la rentabilité du projet.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi à Longueuil, le président général de l’UPA, Martin Caron, a dénoncé le manque de transparence entourant le choix du TGV plutôt que d’autres solutions ferroviaires. Selon l’organisation, la perte permanente de superficies agricoles, les enjeux de sécurité pour les services d’urgence et les effets sur les écosystèmes soulèvent de sérieuses préoccupations dans les communautés rurales traversées par le futur corridor.

L’UPA s’appuie notamment sur une analyse réalisée par les universitaires Jacques Roy, Jean Mercier et Pierre Filion. Leur rapport conclut que le train à grande fréquence (TGF), utilisant des voies réservées aux voyageurs dans des emprises existantes, pourrait améliorer la fiabilité et la rapidité du service à un coût nettement inférieur.

Selon les auteurs, les bénéfices estimés du TGV sur 40 ans atteindraient environ 48 milliards de dollars, alors que le coût total du projet pourrait varier entre 60 et 90 milliards de dollars, voire davantage. Ils soulignent également les risques associés aux tunnels, viaducs, expropriations et possibles dépassements de coûts.

Le premier tronçon Montréal-Ottawa, prévu à partir de 2029, toucherait à lui seul près de 1 700 propriétés, dont au moins 500 terres agricoles. Pour l’UPA, une analyse comparative complète entre le TGV et le TGF est indispensable avant toute décision définitive.

« Personne ne souhaite un autre Mirabel », a affirmé Martin Caron, estimant que les fonds publics pourraient être investis plus efficacement si l’option retenue n’est pas la plus avantageuse.

WestJet ouvre une nouvelle porte vers l’Europe grâce à Icelandair

Les compagnies aériennes canadienne WestJet et islandaise Icelandair ont annoncé mardi la signature d’un accord de partage de codes réciproque visant à renforcer les liaisons entre le Canada, l’Islande et plusieurs destinations européennes.

L’entente, dévoilée lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association internationale du transport aérien (IATA) à Rio de Janeiro, permettra aux passagers de réserver certains trajets opérés par les deux transporteurs sous un seul billet, avec transfert automatique des bagages jusqu’à destination finale.

Sous réserve des autorisations réglementaires, les voyageurs de WestJet pourront accéder à plus d’une dizaine de destinations européennes via l’aéroport international de Keflavik, principal hub d’Icelandair en Islande.

Le partenariat soutiendra notamment les nouvelles liaisons sans escale que WestJet prévoit lancer plus tard ce mois-ci entre Reykjavik et les villes canadiennes d’Edmonton et Winnipeg. Les vols saisonniers entre Calgary et l’Islande seront également maintenus durant l’été 2026.

De son côté, Icelandair pourra offrir à ses clients européens et islandais des correspondances simplifiées vers plusieurs destinations canadiennes desservies par le réseau intérieur de WestJet.