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Un hommage aux aides à domicile du Québec

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Ces personnes « permettent aux aînés de rester chez eux »:

Le Québec a souligné mercredi la Journée nationale des aides à domicile des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD), mettant en lumière le travail de près de 10 000 intervenantes et intervenants qui soutiennent quotidiennement des aînés et des personnes en perte d’autonomie partout dans la province.

Ces aides à domicile offrent des services essentiels, allant de l’aide ménagère à l’assistance personnelle, en passant par le répit aux proches aidants, permettant à des milliers de personnes de demeurer dans leur milieu de vie.

« Leur présence humaine, leur bienveillance et leur dévouement permettent à des milliers de Québécoises et de Québécois de demeurer chez eux, dans la dignité et la sécurité », a déclaré Sonia Bélanger, également ministre responsable des Aînés.

Le Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale en aide à domicile rappelle que les besoins en soutien à domicile augmentent rapidement avec le vieillissement de la population.

Chaque année, les EÉSAD fournissent près de huit millions d’heures de services à environ 110 000 usagers à travers le Québec. Plus de deux millions d’heures concernent l’assistance personnelle et le répit, tandis qu’environ six millions d’heures sont consacrées aux tâches domestiques et aux menus travaux.

« Ces personnes de cœur rendent possible ce que tant de gens souhaitent profondément : vieillir chez soi, dans son quartier, entouré de ses repères », a affirmé le directeur général du réseau, J. Benoit Caron.

Les EÉSAD, présentes dans toutes les régions sociosanitaires du Québec, fonctionnent selon un modèle d’économie sociale sans but lucratif et travaillent en complémentarité avec le réseau public de santé.

500 000 québécois de plus ont accès à un médecin de famille, se réjouit la ministre Bélanger

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Le gouvernement du Québec affirme avoir atteint plus rapidement que prévu les objectifs fixés dans son entente conclue avec les médecins de famille afin d’améliorer l’accès aux soins de première ligne.

La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a annoncé mercredi que plus de 500 000 personnes supplémentaires ont été inscrites auprès d’un médecin de famille ou d’un groupe de médecine familiale depuis la signature de l’accord avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec en février dernier.

Parmi elles, environ 180 000 personnes considérées comme vulnérables ont également été prises en charge, un résultat atteint avant l’échéance prévue du 30 juin 2026.

L’entente prévoit notamment une réforme du mode de rémunération des médecins de famille, avec un modèle davantage axé sur le suivi des patients et la prise en charge continue plutôt que sur le volume d’actes médicaux.

« Améliorer l’accès aux soins, c’est un engagement qu’on a pris envers la population », a déclaré Sonia Bélanger, soulignant qu’il reste néanmoins du travail à accomplir pour réduire les difficultés d’accès au système de santé.

Le président de la FMOQ, Marc-André Amyot, a salué la mobilisation des médecins malgré la pénurie persistante de personnel médical au Québec.

Selon lui, plusieurs cliniques ont revu leur organisation interne et accru la collaboration avec d’autres professionnels de la santé afin d’augmenter le nombre de patients suivis en première ligne.

Le gouvernement soutient que cette progression permettra de désengorger progressivement les urgences et d’améliorer le suivi des patients souffrant de maladies chroniques ou de conditions complexes.

L’accès à un médecin de famille demeure toutefois un enjeu majeur au Québec, où des centaines de milliers de personnes sont encore inscrites sur le Guichet d’accès à un médecin de famille.

Montréal dévoile un monde souterrain caché: la caverne de Saint-Léonard triple de taille

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Longtemps restées inaccessibles au grand public, les nouvelles galeries de la caverne de Saint-Léonard, dans l’est de Montréal, ouvrent officiellement leurs portes, révélant un vaste réseau souterrain méconnu sous le quartier.

Découvertes en 2017 sous le parc Pie-XII, ces galeries font passer la superficie connue de la caverne de 35 mètres à plus de 400 mètres, dont environ 125 mètres pourront désormais être explorés lors de visites guidées.

Unique site cavernicole de Montréal, la caverne attire depuis des décennies les passionnés de spéléologie et les curieux d’histoire naturelle. Les nouveaux parcours permettront aux visiteurs de découvrir des sections jusque-là fermées, mais aussi les différentes fonctions qu’a occupées ce lieu au fil du temps.

« Nous sommes très heureux de pouvoir ouvrir ces nouvelles galeries au public après plusieurs années de travail pour les sécuriser », a déclaré le maire de l’arrondissement de Saint-Léonard, Dominic Perri.

Le chantier de sécurisation a été financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air. Les visites seront encadrées par des guides de Spéléo Québec, organisme spécialisé dans la pratique sécuritaire de la spéléologie.

La caverne de Saint-Léonard possède une origine géologique rare. Contrairement à la majorité des cavernes formées par l’érosion de l’eau, elle serait née il y a environ 15 000 ans du déplacement des glaciers, qui ont élargi des fissures naturelles dans la roche.

Découverte au début du XIXe siècle, elle servait autrefois d’espace d’entreposage pour les produits laitiers des fermiers de la région. Un premier circuit de visites guidées avait été lancé en 1981 avant que le site obtienne un statut patrimonial en 1989.

L’ouverture des nouvelles galeries pourrait désormais transformer ce joyau souterrain en véritable attraction touristique montréalaise.

Québec peine à imposer le français dans l’État et les entreprises, conclut le Commissaire à la langue française

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Le Commissaire à la langue française estime que les mécanismes mis en place par le gouvernement québécois pour appliquer la Charte de la langue française ne permettent pas d’atteindre les objectifs prévus par la loi, notamment dans les services publics et les milieux de travail.

Dans deux rapports publiés mercredi, l’organisme affirme que plusieurs ministères et organismes continuent d’offrir des services bilingues français-anglais « au choix », malgré l’obligation d’utiliser exclusivement le français depuis juin 2023, sauf exceptions prévues par la Charte.

Le rapport sur l’exemplarité de l’État souligne notamment une hausse des codes linguistiques associés à l’anglais dans plusieurs organismes publics évalués. Il critique également le maintien de sites Web et d’espaces sécurisés largement bilingues.

« Les principaux organismes publics évalués continuent généralement d’offrir, partout au Québec, des services directs à la population en français et en anglais, au choix, sans véritable vérification ni contrôle », a déclaré le commissaire adjoint Éric Poirier.

Le second rapport, consacré à la francisation des entreprises, conclut que les programmes actuels manquent d’objectifs mesurables et de mécanismes de suivi efficaces.

Selon le Commissaire, plusieurs entreprises employant du personnel non francophone ne fixent aucun seuil précis quant au nombre de travailleurs devant apprendre le français ni d’échéancier concret pour atteindre leurs cibles linguistiques.

L’organisme estime que le contexte linguistique québécois a profondément changé depuis l’adoption de la Charte en 1977, notamment avec l’augmentation du bilinguisme chez les jeunes et une immigration moins majoritairement francophone.

Le Commissaire recommande à Office québécois de la langue française de revoir son approche afin d’imposer des objectifs chiffrés aux entreprises et, dans certains cas, d’exiger la connaissance du français dès l’embauche.

Simply Spiked transforme des panneaux publicitaires en profils Tinder géants pour lancer sa gamme « BOLD »

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La marque Simply Spiked mise sur l’audace et les rencontres amoureuses pour promouvoir sa nouvelle gamme de boissons alcoolisées « BOLD » à 7 % d’alcool, lancée mercredi partout au Canada par Molson Coors Beverage Company.

Pour cette campagne marketing, trois célibataires canadiens ont accepté d’afficher leur profil amoureux sur d’immenses panneaux publicitaires afin de remplacer les applications de rencontre traditionnelles, jugées de plus en plus lassantes par les jeunes adultes.

La nouvelle gamme Simply Spiked BOLD propose notamment des saveurs de limade aux cerises et de limonade signature avec une teneur en alcool plus élevée que les produits habituels de la marque.

Selon l’entreprise, cette offensive publicitaire vise à capitaliser sur la « fatigue des applis de rencontre ». Citant un sondage de Forbes Health, la marque affirme que 78 % des zilléniaux se disent épuisés par le cycle incessant des balayages sur les plateformes de rencontres.

« Faire des rencontres amoureuses devrait être une expérience amusante et audacieuse », a déclaré Michelle Ramos, directrice principale des marques mondiales et arômes chez Molson Coors.

Les consommateurs peuvent consulter les profils des participants — Julia, Jailen et Vanessa — sur une plateforme dédiée et proposer des rencontres potentielles via le site de la campagne.

Avec cette initiative, Simply Spiked cherche à se démarquer dans le marché très concurrentiel des boissons prêtes-à-boire alcoolisées, où les marques multiplient les campagnes axées sur les expériences sociales et l’identité générationnelle.

Ottawa pressé de baisser les impôts des PME alors que la relève entrepreneuriale s’essouffle

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante exhorte le gouvernement fédéral à réduire rapidement l’impôt des petites et moyennes entreprises, estimant qu’Ottawa accuse désormais un retard par rapport à plusieurs provinces canadiennes.

Dans un mémoire publié mercredi, la FCEI demande au fédéral d’abaisser le taux d’imposition des PME de 9 % à 6 %, tout en augmentant le seuil de revenu admissible au taux réduit de 500 000 $ à plus de 700 000 $, avec indexation annuelle à l’inflation.

L’organisation patronale souligne que Ontario, Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ont récemment annoncé des baisses d’impôts pour les PME, tandis que d’autres provinces ont déjà réduit leurs taux au cours des dernières années.

« Depuis la dernière baisse du taux fédéral d’imposition des PME, cinq provinces ont réduit leur taux », a affirmé Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.

Selon la fédération, le climat fiscal actuel décourage l’entrepreneuriat au Canada. Elle affirme que 55 % des propriétaires de PME ne recommanderaient plus aujourd’hui de démarrer une entreprise.

La FCEI défend également la déduction pour petite entreprise, régulièrement critiquée pour son effet présumé sur la croissance des sociétés. Une analyse de l’organisation conclut que seulement 0,4 % des entreprises bénéficiant de cette mesure ralentiraient volontairement leur expansion afin de conserver leur avantage fiscal.

« La DPE est une force du régime fiscal canadien, et non une faiblesse », a soutenu l’économiste en chef de la FCEI, Simon Gaudreault.

L’organisation estime qu’Ottawa devrait privilégier des réductions fiscales généralisées plutôt que des programmes de subventions ciblées afin de stimuler l’investissement et la création d’entreprises dans un contexte de ralentissement économique et de hausse des coûts d’exploitation.

Davie mise sur les navires autonomes et l’IA avec un partenariat stratégique britannique

Le chantier naval québécois Davie a annoncé mercredi une alliance stratégique avec la société britannique Kraken Technology Group afin de produire au Canada des navires autonomes et des systèmes maritimes alimentés par l’intelligence artificielle, dans un contexte de réarmement accéléré des puissances occidentales.

L’entente prévoit que Davie assure la production, l’intégration et le développement des navires de surface sans équipage conçus par Kraken, notamment les plateformes K3 Scout, K5 Kraken et K7 Sabre. Les deux groupes souhaitent également combiner leurs capacités industrielles au Canada, en Finlande et aux États-Unis afin d’accélérer le déploiement de technologies navales autonomes destinées aux marchés militaire et commercial.

« L’avenir de la sécurité maritime reposera sur une intégration harmonieuse de navires avec équipage et de navires autonomes », a affirmé Philip Burns-O’Brien, vice-président principal au développement commercial chez Davie.

Le président-directeur général de Davie, James Davies, a estimé que les navires autonomes deviendront « aussi essentiels que les navires avec équipage » dans la compétition maritime mondiale.

De son côté, le PDG de Kraken, Mal Crease, a indiqué que cette collaboration permettra d’accroître rapidement la production de plateformes « modulaires, évolutives et éprouvées » pour répondre aux besoins croissants des secteurs de la défense et de la sécurité.

Davie, intégré depuis 2023 à la Stratégie nationale de construction navale du Canada, cherche à renforcer son positionnement dans les technologies maritimes avancées, alors que les investissements militaires et industriels augmentent en Amérique du Nord et en Europe.

Cohere et Mila veulent créer une IA capable de comprendre le français québécois

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L’entreprise canadienne d’intelligence artificielle Cohere et Mila – Institut québécois d’intelligence artificielle ont annoncé mercredi un partenariat de recherche visant à améliorer la compréhension du français québécois par les systèmes d’IA, avec l’objectif de développer des outils mieux adaptés aux réalités culturelles et linguistiques du Québec.

La collaboration réunira des chercheurs de Mila et des équipes techniques de Cohere afin d’élaborer de nouvelles méthodes d’évaluation de l’intelligence artificielle dans des contextes multilingues et multiculturels.

Les deux organisations estiment que les modèles actuels d’IA reproduisent souvent un français standardisé qui reflète mal les nuances sociales, culturelles et institutionnelles propres au Québec.

« Nous sommes fiers de voir deux organisations canadiennes de premier plan unir leurs forces pour créer des outils réellement pertinents et adaptés à la richesse de la langue et de la culture du Québec », a déclaré Valérie Pisano.

De son côté, Joëlle Pineau a soutenu que « l’IA est à son meilleur lorsqu’elle reflète les personnes, les langues et les institutions qu’elle est conçue pour servir ».

Fondé à Montréal par Yoshua Bengio, Mila est considéré comme l’un des plus importants centres de recherche universitaire en IA au monde. Cohere, créée en 2019, figure parmi les principales entreprises canadiennes spécialisées dans l’IA d’entreprise et a levé près de 1,6 milliard de dollars américains auprès d’investisseurs technologiques internationaux.

Violence et racisme en soutien à domicile : la FIQ remporte une bataille majeure devant le Tribunal

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Le Tribunal administratif du travail a donné raison à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec dans un dossier portant sur la violence et le racisme subis par des travailleuses du soutien à domicile du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

Dans une décision rendue le 15 mai, le tribunal conclut que l’employeur a manqué à plusieurs obligations prévues par la Loi sur la santé et la sécurité du travail, notamment en matière de prévention des risques, de suivi des incidents et de protection du personnel.

L’affaire concernait une équipe de soutien à domicile confrontée pendant près de six ans aux comportements violents d’une usagère, incluant insultes racistes, menaces et agressions physiques. Une infirmière auxiliaire avait finalement porté plainte, contestant les conclusions initiales de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, qui jugeait les mesures de l’employeur suffisantes.

Le tribunal a plutôt estimé que les risques avaient été mal évalués et insuffisamment documentés, pointant aussi l’absence de statistiques sur les incidents de violence et une gestion inadéquate de l’information.

« On ne peut pas banaliser ça », a déclaré Isabelle Roy, dénonçant les conséquences psychologiques pour les travailleuses, particulièrement les employées racisées.

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Julie Bouchard, estime que la décision envoie « un signal fort » à l’ensemble du réseau de la santé.

Le tribunal ordonne désormais à la CNESST de reprendre le suivi du dossier et d’accompagner l’employeur dans la mise en œuvre de correctifs visant à assurer un environnement de travail sécuritaire.

Ebola : Ottawa suspend certains documents d’immigration et renforce les contrôles aux frontières

Le gouvernement du Canada a annoncé mardi la mise en place de mesures frontalières temporaires en réponse à l’éclosion de la maladie Ebola en République démocratique du Congo et à l’augmentation des risques en Ouganda et au Soudan du Sud.

Ces dispositions, prises par l’Agence de la santé publique du Canada en coordination avec plusieurs ministères fédéraux, visent à réduire le risque d’introduction du virus sur le territoire canadien.

Ottawa prévoit notamment de suspendre pendant 90 jours les documents d’immigration pour les ressortissants des pays considérés à haut risque, incluant les visas de résidence temporaire et permanente ainsi que certaines autorisations de voyage déjà approuvées.

Les demandes d’immigration provenant de ces pays seront également mises en attente pour la durée de la suspension, qui doit entrer en vigueur le 27 mai à 23 h 59 (HAE).

Le gouvernement impose aussi des mesures de quarantaine de 21 jours pour les voyageurs ayant séjourné récemment dans les régions touchées, même en l’absence de symptômes. Les personnes symptomatiques seront quant à elles isolées pour évaluation médicale.

« La santé et la sécurité de la population canadienne sont notre priorité absolue », a déclaré la ministre de la Santé, Marjorie Michel, affirmant que les mesures reposent sur une approche « fondée sur des données scientifiques ».

De son côté, la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a souligné que ces décisions visent à « protéger la population canadienne et renforcer l’intégrité de la frontière ».

Le gouvernement précise que le risque pour la population demeure faible, mais invoque une approche de précaution face à la gravité de la maladie et au contexte international, notamment en prévision de grands rassemblements internationaux à venir.

Ottawa affirme enfin suivre l’évolution de la situation « de près » et adaptera ses mesures en fonction des données épidémiologiques au Canada et à l’étranger.