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Québec dévoile un tableau de bord public pour surveiller la santé de la population

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Le gouvernement du Québec a lancé lundi un nouveau tableau de bord interactif permettant de suivre l’état de santé de la population et les principaux facteurs de risque associés aux maladies chroniques, dans une volonté affichée de renforcer la prévention en santé publique.

L’outil, annoncé par la ministre de la Santé Sonia Bélanger, rend accessibles au grand public des données sur les habitudes de vie des Québécois, notamment le tabagisme, l’activité physique et certains indicateurs liés à la santé.

Le tableau de bord regroupe également des statistiques sur la prévalence de maladies comme le diabète, l’asthme, les maladies cardiovasculaires et différents types de cancer.

Selon le gouvernement, cette plateforme vise à offrir un accès « simple, clair et transparent » à des données de santé afin de sensibiliser la population et de soutenir les décisions des acteurs du réseau de la santé.

« C’est un outil qui nous permet à la fois de mieux comprendre les enjeux, de nous mobiliser collectivement et de guider nos actions », a affirmé Sonia Bélanger dans un communiqué.

Québec soutient que cet outil pourra aussi servir aux gestionnaires du réseau de la santé et aux décideurs publics pour orienter les interventions et améliorer la planification des services.

Abus dans des orphelinats de Montréal : une médiation décisive annoncée après six ans de bataille judiciaire

Une importante étape vient d’être franchie dans l’action collective intentée contre les Sœurs Grises de Montréal concernant des allégations d’abus sexuels, physiques et psychologiques survenus à la Crèche d’Youville, à l’École Notre-Dame de Liesse et à l’Orphelinat catholique de Montréal.

Selon un communiqué publié lundi par le cabinet St‑Gelais, Bédard, Quessy, Grimard, les parties ont accepté de participer à une médiation privée prévue le 19 juin 2026 afin de tenter de régler ce recours collectif déposé devant la Cour supérieure du Québec sous le numéro 500-06-001082-201.

Le dossier vise les personnes — ainsi que les successions de victimes décédées — qui auraient subi des abus entre 1925 et 1973 dans ces établissements religieux montréalais. Certaines défenderesses en garantie et en arrière-garantie prendront également part au processus de médiation.

Les personnes ayant déjà reçu une indemnisation dans le cadre du Programme national de réconciliation avec les orphelins et orphelines de Duplessis et ayant signé une quittance sont toutefois exclues du recours.

Les avocats représentant les membres du groupe invitent les victimes potentielles à se manifester dans un délai de 30 jours, tout en précisant que l’absence de communication ne fait perdre aucun droit. Les échanges avec les procureurs demeurent gratuits et confidentiels.

Montréal transforme sept artères en zones festives piétonnes pour l’été 2026

Terrasses bondées, spectacles de rue et commerces animés : la Ville de Montréal relance cet été son vaste programme de rues piétonnes, avec sept artères commerciales transformées en espaces entièrement dédiés aux piétons dans six arrondissements de la métropole.

Près de sept kilomètres de rues seront aménagés entre mai et octobre, donnant accès à plus de 1 260 commerces, restaurants et terrasses dans plusieurs quartiers prisés de Montréal.

Parmi les artères reconduites figurent l’Avenue du Mont-Royal, l’Avenue Duluth, la Rue Wellington et la Rue Sainte-Catherine Est, déjà populaires auprès des résidents et touristes durant la saison estivale.

La nouveauté de 2026 sera la piétonnisation partielle de la Rue Villeray, dans l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, du 18 juin au 17 août.

Les rues accueilleront une programmation culturelle variée comprenant concerts, animations familiales, foires commerciales et installations urbaines temporaires. Mobilier urbain, espaces verts et terrasses élargies feront également partie des aménagements prévus.

Selon Chantal Gagnon, membre du comité exécutif responsable du développement économique, la piétonnisation est devenue « un levier important » pour soutenir les commerces locaux et améliorer la qualité de vie urbaine.

Iron Traq : Des étudiants québécois défient les universités américaines avec un mini-tracteur

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L’équipe Iron Traq a dévoilé lundi son tout nouveau mini-tracteur avant de prendre la route vers les Illinois, où elle représentera le Québec dans une prestigieuse compétition internationale de conception mécanique.

Le projet est porté par des étudiants de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), à Saint-Hyacinthe. Leur défi : rivaliser avec 28 équipes universitaires canadiennes et américaines lors d’un concours organisé par l’American Society of Agricultural and Biological Engineers.

La compétition consiste à concevoir et fabriquer un tracteur à l’échelle ¼ capable d’affronter une série d’épreuves techniques et mécaniques. Les véhicules sont évalués sur plusieurs critères, notamment l’innovation, la sécurité, la performance, l’ergonomie, le niveau sonore et la facilité d’entretien.

Particularité de l’équipe québécoise : contrairement à la majorité des concurrents issus de facultés universitaires en ingénierie, les membres d’Iron Traq évoluent dans un cadre collégial.

« C’est un défi de taille, mais cela devient aussi une force grâce à leur esprit d’équipe et à l’accompagnement des enseignants », souligne Alexandre Porlier, enseignant à l’ITAQ.

Le dévoilement du tracteur marque l’aboutissement de plusieurs mois de conception, d’assemblage et de tests réalisés par les étudiants. L’équipe quittera le Québec dès mardi pour participer à trois jours d’épreuves intensives aux États-Unis.

Fondé il y a plus de 60 ans, l’ITAQ demeure le seul établissement collégial francophone spécialisé en agroalimentaire au Québec. L’institution forme notamment des techniciens en génie agromécanique, productions animales et technologies agricoles.

Travail des jeunes : Québec sonne l’alarme face aux accidents en hausse chez les moins de 25 ans

Les jeunes travailleurs demeurent les plus vulnérables sur les lieux de travail au Québec. Devant un nombre toujours élevé d’accidents touchant les moins de 25 ans, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) lance une nouvelle campagne de sensibilisation destinée autant aux employeurs qu’aux jeunes employés.

Selon l’organisme, les travailleuses et travailleurs de 24 ans et moins ont encore subi en 2025 davantage de lésions professionnelles que les salariés plus âgés. En cause : le manque d’expérience, la méconnaissance des risques et des environnements de travail souvent plus précaires.

« Les jeunes occupent fréquemment un nouvel emploi et doivent exécuter des tâches qu’ils découvrent pour la première fois », souligne la CNESST, qui insiste sur l’importance de la formation et de la supervision.

La campagne publicitaire, déployée du 25 mai au 21 juin puis relancée à la fin de l’année, ciblera notamment les secteurs employant massivement des jeunes. Messages radio, contenus numériques et outils interactifs seront utilisés pour rappeler les règles entourant la santé, la sécurité et les normes du travail.

Le ministre du Travail Jean Boulet affirme vouloir renforcer une « culture de prévention durable » dans les milieux professionnels. La présidente-directrice générale de la CNESST, Anouk Gagné, rappelle pour sa part que les jeunes doivent être encouragés à poser des questions et à signaler les situations dangereuses.

La campagne met aussi l’accent sur les règles encadrant le travail des mineurs. Au Québec, l’âge minimal pour travailler est fixé à 14 ans, sauf exceptions. Les jeunes de 16 ans et moins ne peuvent pas travailler plus de 17 heures par semaine durant l’année scolaire, dont un maximum de 10 heures du lundi au vendredi.

Pour la CNESST, l’objectif est clair : éviter que les premiers pas sur le marché du travail se transforment en blessures ou en drames évitables.

Trois millions de Québécois peinent à lire un texte complexe, alerte une étude choc

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Près de trois millions de Québécois âgés de 16 à 65 ans ne possèdent pas les compétences en littératie nécessaires pour comprendre adéquatement des textes complexes, comme un contrat, une directive professionnelle ou un article de journal, selon une analyse dévoilée lundi par la Fondation pour l’alphabétisation.

Réalisée avec l’économiste Pierre Langlois et avec la participation du Conseil du patronat du Québec et du Conseil canadien du commerce de détail, l’étude souligne que le Québec se classe au 8e rang des provinces canadiennes en matière de littératie.

Le rapport met également en lumière le plus faible taux de diplomation secondaire dans les délais prévus au pays, établi à 76 %, avec un écart marqué de 12 % entre les garçons et les filles.

Selon les auteurs, une amélioration des compétences de base en lecture et compréhension pourrait générer jusqu’à 2,6 milliards de dollars de revenus personnels supplémentaires par année et près de 5,9 milliards de dollars additionnels pour l’économie québécoise.

L’analyse établit aussi des liens entre les faibles niveaux de littératie et certains problèmes de santé publique, des coûts souvent absorbés par le système de santé sans que leur origine soit clairement identifiée.

« Les compétences de base représentent un enjeu stratégique pour les entreprises et la productivité », a affirmé Daye Diallo, vice-président du CPQ.

Les organisations réclament une mobilisation accrue de l’État, notamment par une meilleure intégration de la littératie dans les politiques de santé publique, un soutien renforcé aux populations vulnérables et une stratégie nationale de formation continue en milieu de travail.

Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle, les auteurs estiment que la maîtrise de la lecture et de la compréhension devient un enjeu économique majeur pour le Québec.

Québec injecte 17,8 millions dans l’IA et le quantique pour stimuler l’économie

Le gouvernement du Québec a annoncé lundi un investissement de près de 17,8 millions de dollars afin de soutenir 18 projets d’innovation en intelligence artificielle (IA) et en technologies quantiques, dans le but d’accélérer la transformation numérique des entreprises et d’améliorer leur productivité.

Les projets retenus, évalués à plus de 44 millions de dollars, touchent des secteurs variés comme la santé, l’aérospatiale, l’agriculture, la photonique, la robotique et les infrastructures municipales.

Le ministre délégué à l’Économie et aux PME, Daniel Bernard, a salué la capacité des entreprises québécoises à développer des solutions innovantes dans des domaines jugés stratégiques.

« C’est crucial de soutenir les projets qui contribuent à propulser le Québec parmi les chefs de file mondiaux dans les secteurs de l’IA et des technologies quantiques », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Parmi les initiatives soutenues figure un projet de détection précoce du glaucome par intelligence artificielle mené par Zilia et des cliniques d’ophtalmologie, ainsi qu’une plateforme robotisée destinée aux CHSLD développée par Chef Jasper.

D’autres projets visent l’optimisation de procédés laser industriels, l’analyse de données agricoles par satellite, la gestion des infrastructures municipales ou encore le développement de technologies photoniques quantiques miniaturisées.

Le programme s’inscrit dans la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation 2022-2027, qui prévoit 125 millions de dollars d’ici 2027 pour soutenir l’adoption de l’IA et des technologies connexes.

L’appel de projets a été réalisé en collaboration avec plusieurs regroupements sectoriels, dont IVADO et le consortium Confiance IA, spécialisés dans la recherche et l’intégration responsable de l’intelligence artificielle.

Montréal-Est : un mégaprojet immobilier de 425 millions $ officiellement lancé

Le paysage de l’est de Montréal s’apprête à changer. Le promoteur Groupe HD et le fonds d’investissement Fondaction ont donné mercredi le coup d’envoi officiel du projet résidentiel « Laurea – Quartier d’ambition », un vaste chantier évalué à plus de 425 millions de dollars dans le secteur de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

La première pelletée de terre a été réalisée sur le site du 5505, rue Chauveau, à proximité du Quartier olympique, en présence des partenaires financiers, des dirigeants du projet et de plusieurs acteurs du milieu immobilier.

À terme, le complexe doit accueillir près de 1 200 unités résidentielles réparties entre condominiums, logements locatifs et maisons de ville. Les promoteurs promettent également qu’au moins 15 % des unités seront abordables.

Le projet vise une certification environnementale LEED Or et se présente comme un nouveau « milieu de vie » intégré destiné à répondre à la croissance résidentielle dans l’est montréalais.

« Cette première pelletée de terre représente une étape importante pour l’ensemble des partenaires impliqués dans ce projet ambitieux », a déclaré Thomas Dufour, coprésident de Groupe HD.

De son côté, Fondaction affirme vouloir soutenir des projets immobiliers axés sur la mixité sociale et le développement durable. « Les projets immobiliers doivent contribuer positivement aux communautés », a soutenu Chad Ruel, directeur principal des investissements immobiliers du fonds.

Le chantier sera piloté par Construction Praxis, division construction de Groupe HD. Les travaux doivent s’échelonner sur plusieurs phases.

Avec près de 10 000 unités résidentielles déjà en développement à travers le Québec, Groupe HD poursuit son expansion dans le marché immobilier montréalais, alors que la pression sur le logement continue de s’accentuer dans la métropole.

Interac muscle sa riposte contre la fraude numérique avec une nouvelle alliance technologique

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Face à l’explosion des hypertrucages et des fraudes à l’identité, Interac Corp. annonce un renforcement majeur de ses outils de vérification numérique grâce à une collaboration stratégique avec Incode Technologies.

Le géant canadien des paiements a dévoilé lundi une série d’améliorations à sa plateforme Interac Vérifié, destinée aux entreprises qui souhaitent confirmer l’identité de leurs clients lors d’ouvertures de comptes, de demandes de crédit ou d’autres transactions jugées sensibles.

La nouvelle technologie intégrée promet de détecter les hypertrucages, les vidéos falsifiées et les tentatives d’usurpation d’identité générées par intelligence artificielle. Interac affirme également que son système sera capable d’identifier les attaques dites « par injection », où des fraudeurs tentent de contourner les contrôles de sécurité à l’aide de contenus numériques manipulés.

Selon l’entreprise, ces nouvelles protections reposent sur la technologie d’Incode, spécialisée en sécurité biométrique et en prévention de la fraude. Interac obtient par ailleurs les droits exclusifs au Canada pour offrir certaines capacités de vérification de documents développées par son partenaire américain.

« L’objectif est simple : instaurer la confiance dans les interactions numériques au Canada », a déclaré Fatema Pirone, responsable de la vérification chez Interac. Elle soutient que ces outils permettront d’approuver plus rapidement les utilisateurs légitimes tout en bloquant les acteurs malveillants plus tôt dans le processus.

Parmi les nouveautés annoncées figure un système de « détection passive de l’activité » validé par le laboratoire indépendant iBeta, ainsi qu’un outil baptisé Deepsight, conçu pour repérer les contenus générés par IA et les manipulations d’appareils.

Cette offensive technologique intervient alors que les institutions financières et les plateformes numériques font face à une hausse des fraudes sophistiquées alimentées par l’intelligence artificielle générative.

Le déploiement des nouvelles capacités d’Interac doit se faire progressivement à partir du troisième trimestre de 2026.

Grand Prix de Montréal : les travailleuses du sexe déclenchent une grève historique

Profit record pour les clubs, colère explosive dans la rue. En plein week-end du Grand Prix de Grand Prix du Canada, des travailleuses du sexe ont lancé samedi une mobilisation inédite au centre-ville de Montréal pour dénoncer des conditions de travail qu’elles jugent « abusives » et réclamer une reconnaissance pleine de leurs droits.

Environ 200 personnes ont défilé derrière les bannières du Comité autonome du travail du sexe (CATS), au rythme des slogans : « Pas de danseuses, pas d’argent ! » ou encore « Les mauvaises filles aiment les droits des travailleurs ! ». La marche, organisée en pleine effervescence touristique, visait directement l’industrie des bars érotiques et des salons de massage, particulièrement lucrative durant la semaine de la Formule 1.

Au cœur des revendications : la fin du « service bar », des frais imposés aux danseuses pour avoir le droit de travailler dans certains établissements. Selon les manifestantes, ces montants peuvent atteindre 100 dollars par soir, sans garantie de revenus.

« On peut finir la nuit avec des pertes », a dénoncé Harriet, une danseuse ayant participé à la grève sous couvert de l’anonymat. Masquée pour éviter d’éventuelles représailles, elle affirme que les travailleuses subissent « le pire des deux mondes » : ni protections salariales, ni véritable autonomie.

Le collectif réclame aussi l’accès aux protections minimales du travail : congés parentaux, couverture en cas d’accident, normes de sécurité et recours contre les licenciements jugés arbitraires. Plusieurs participantes ont décrit des lieux de travail insalubres, des équipements défectueux et des pratiques discriminatoires liées à l’âge ou à l’apparence physique.

Les organisatrices dénoncent également la décriminalisation partielle du travail du sexe au Canada. Si la vente de services sexuels n’est plus illégale, l’achat de ces services et l’exploitation de lieux dédiés demeurent criminalisés.

Selon le CATS, la mobilisation aurait déjà perturbé plusieurs établissements montréalais pendant ce week-end stratégique. « Nous n’avons pas besoin des patrons, les patrons ont besoin de nous », ont scandé les manifestantes dans les rues bondées du centre-ville.

photos CATS