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Dans le sillage de l’affaire Bérubé, QS réclame une réforme choc du courtage immobilier

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Québec solidaire réclame une réforme de l’industrie du courtage immobilier, proposant notamment de plafonner les commissions des courtiers en fonction du prix affiché d’une propriété plutôt que du prix de vente final.

Le parti estime que cette mesure permettrait de réduire les incitations financières à la hausse des prix dans un marché immobilier sous pression. Cette prise de position intervient après le congédiement de Samuel Bérubé, un courtier immobilier qui avait proposé de réduire sa commission à 1,25 %, au lieu du taux habituellement pratiqué d’environ 5 %.

Pour le député de Laurier-Dorion et porte-parole de Québec solidaire en matière d’habitation, Andrés Fontecilla, cette affaire met en évidence les limites du modèle actuel. Selon lui, la rapidité avec laquelle le courtier a été écarté démontre que certains acteurs du secteur profitent de la hausse des prix des propriétés.

En plus du plafonnement des commissions, Québec solidaire souhaite mettre fin aux enchères à l’aveugle, un mécanisme régulièrement critiqué pour alimenter la surenchère sur le marché résidentiel.

Le parti annonce qu’il présentera prochainement d’autres propositions visant à encadrer davantage le secteur du courtage immobilier et à réduire les conflits d’intérêts qu’il juge incompatibles avec une autorégulation efficace de l’industrie.

Un week-end de fortes perturbations sur les routes, le pont Honoré-Mercier au cœur des entraves

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Les automobilistes de la région de Montréal devront composer avec d’importantes perturbations de la circulation durant la fin de semaine du 17 au 20 juillet, en raison de plusieurs chantiers routiers majeurs, a indiqué le ministère des Transports et de la Mobilité durable.

La principale entrave concerne le pont Honoré-Mercier, où une circulation à contresens sera mise en place sur le pont en direction de Montréal à compter de vendredi à 23 h, et ce jusqu’au 3 août à 5 h. Une seule voie sera disponible dans chaque direction, tandis que certains accès, notamment depuis la rue Airlie vers la route 138 ouest, seront fermés.

Le ministère prévient que ce secteur risque de connaître une congestion importante, particulièrement pour les déplacements entre Montréal et la Rive-Sud ainsi que vers l’aéroport Montréal-Trudeau. Des restrictions toucheront également les camions de trois essieux et plus aux heures de pointe, qui seront invités à emprunter les ponts Samuel-De Champlain et Jacques-Cartier.

Par ailleurs, plusieurs autres chantiers se poursuivent dans la région métropolitaine, notamment sur les autoroutes 13, 15, 20, 30 et 40, où des travaux d’asphaltage, de réfection et d’aménagement entraîneront des fermetures partielles ou des déviations.

Les festivités de L’International des Feux Loto-Québec entraîneront aussi, jeudi soir, la fermeture temporaire du pont Jacques-Cartier et du tunnel Ville-Marie en direction est.

Enfin, des travaux sur le Réseau express métropolitain (REM) provoqueront une ouverture tardive du service les 18 et 19 juillet.

Les autorités recommandent aux usagers de planifier leurs déplacements, de privilégier le transport collectif lorsque possible et de consulter Québec 511 avant de prendre la route.

Le Québec inc. se solde : de l’Oka au Stade olympique, l’art de vendre sans compter

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Deux nouvelles tombées en moins de vingt-quatre heures. En apparence, elles n’ont rien en commun. D’un côté, un fromage vieux de cent trente ans qui change de mains. De l’autre, un stade éléphantesque qui reçoit enfin le feu vert pour sa rénovation intérieure. Mais à y regarder de plus près, ces deux histoires racontent la même chose sur le Québec de 2026 : sa tendance à laisser partir ce qui lui appartient sans vraiment s’en apercevoir, et à investir dans ce qui lui reste sans vraiment en connaître la facture.

Oka : quand une coopérative québécoise vend l’âme du terroir à prix d’ami

Le fromage Oka n’est pas qu’un produit alimentaire. C’est une institution. Créé en 1893 par le frère Alphonse Juin, maître fromager trappiste d’origine française installé dans les Laurentides, il a traversé plus de cent trente ans d’histoire québécoise — deux guerres mondiales, la Révolution tranquille, les crises constitutionnelles, l’émergence d’une gastronomie québécoise distincte. Sa recette a façonné en partie ce qu’on appelle aujourd’hui le savoir-faire fromager du Québec.

Désormais, il appartient à Lactalis. Un géant français dont le siège social est à Laval — en France, pas au Québec — et qui pèse plus de 28 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec 85 000 employés dans plus de 50 pays. Une multinationale qui détient déjà, au Québec, les marques P’tit Québec, Lactantia, Iögo et Ficello. Autrement dit, une entreprise qui est en train de constituer, marque par marque, un empire laitier québécois sous pavillon étranger.

La décision d’Agropur est compréhensible sur le plan strictement commercial. La coopérative — qui appartient à quelque 2 700 producteurs laitiers québécois — souhaite se recentrer sur ses activités à plus forte valeur ajoutée : le lait de consommation, le fromage industriel, les protéines laitières. Les fromages fins ne représentaient que 2 % de ses revenus et 2 % du lait qu’elle transformait. Sur un tableau Excel, c’est un actif non stratégique. C’est la logique qui prévaut dans toute restructuration d’entreprise.

Mais Agropur n’est pas n’importe quelle entreprise. C’est une coopérative dont la mission fondatrice était de servir les intérêts des producteurs laitiers québécois tout en ancrant l’industrie fromagère dans le tissu économique local. Vendre le fromage Oka — avec ses usines d’Oka et de Saint-Hyacinthe et ses 400 employés — à une multinationale française, c’est choisir la rationalisation comptable plutôt que la cohérence coopérative.

On nous dit que les emplois seront maintenus. On nous assure que Lactalis préservera l’identité québécoise des marques. Ces promesses sont sincères, peut-être. Mais elles ne sont contraignantes dans aucun contrat dont le public aurait connaissance. Et l’histoire récente du capitalisme mondial nous enseigne que les engagements d’un acquéreur envers les communautés locales ont la durée de vie d’un marché haussier — jusqu’à ce que la prochaine rationalisation de portefeuille rende la fermeture d’une usine de Saint-Hyacinthe plus rentable que sa conservation.

La vraie question, celle que personne ne pose clairement, c’est : pourquoi une coopérative québécoise, bénéficiant de l’aide de l’État — rappelons qu’Agropur a reçu 102 millions de dollars du gouvernement du Québec en avril dernier pour moderniser son usine de Beauceville — a-t-elle choisi de vendre ce fleuron à une multinationale étrangère plutôt que de chercher un repreneur québécois? N’y avait-il vraiment personne, parmi les coopératives, les fonds d’investissement ou les entrepreneurs du secteur agroalimentaire québécois, pour reprendre le fromage Oka et en faire un projet de développement québécois?

La réponse, si elle existe, n’a pas été rendue publique.

Le Stade olympique : une modernisation à prix caché, pour une réouverture à date fixe

Le deuxième dossier du jour est d’une nature différente, mais il illustre le même réflexe québécois : prendre les grandes décisions avant d’en connaître les coûts réels.

Ce matin, la ministre Amélie Dionne a confirmé que le Conseil des ministres avait entériné le projet de modernisation intérieure du Stade olympique. Les gradins du bol inférieur seront réaménagés en configuration rectangulaire pour accueillir du football ou du soccer. Les sièges seront rapprochés de la surface de jeu d’environ 30 mètres de chaque côté. L’objectif est une réouverture en 2028, en synchronisation avec l’achèvement du nouveau toit — dont les travaux sont actuellement en cours et qui représente à lui seul un investissement de 870 millions de dollars.

Le coût de la modernisation intérieure? Le gouvernement a choisi de ne pas le dévoiler. La ministre a expliqué qu’avec des appels d’offres à venir et des négociations avec des partenaires potentiels en cours, révéler un chiffre compromettrait la position de Québec dans ces tractations. C’est un argument défendable en logique de négociation commerciale. C’est une position beaucoup plus inconfortable en démocratie, où les citoyens ont le droit de savoir combien coûte un projet financé par leurs impôts avant qu’il ne soit officiellement lancé.

Des estimations circulent pourtant. On évalue la modernisation intérieure aux exigences d’un stade de soccer de calibre MLS à environ 500 millions de dollars supplémentaires. Ajoutez à cela les 870 millions déjà engagés pour la toiture, les 20 millions pour le système de sonorisation, les 28,6 millions pour l’électricité, et une poignée d’autres projets connexes inscrits à la liste des infrastructures gouvernementales — et la facture totale du Stade olympique pour le contribuable québécois commence à s’approcher d’un milliard et demi de dollars, peut-être plus.

Ce serait bien, si le stade était un investissement clairement rentable. Les chiffres ne sont pas là pour le confirmer. Depuis cinquante ans, le Stade olympique est le symbole le plus éloquent de la difficulté du Québec à gérer ses grands projets d’infrastructure : un coût initial de 770 millions en 1976 qui a fini par dépasser 1,5 milliard avec les intérêts, une toiture qui n’a jamais vraiment fonctionné, des dépassements à chaque étape. On a là un bâtiment remarquable architecturalement, un emblème de la silhouette de Montréal, une infrastructure dont la valeur symbolique est indéniable.

Mais une infrastructure symbolique dont on ne sait pas encore ce que la modernisation va coûter, financée sans transparence dans un contexte électoral, à quatre-vingt jours d’un scrutin où le gouvernement a besoin de montrer qu’il livre — ce n’est pas de la gestion. C’est de la politique.

Deux décisions, un seul angle mort

Ce qui lie ces deux nouvelles, c’est un réflexe que le Québec cultive depuis trop longtemps : agir sans calculer l’ensemble des enjeux à long terme.

Agropur vend Oka parce que les fromages fins représentent 2 % de ses revenus. Elle ne calcule pas — ou ne dévoile pas — ce que représente la perte de contrôle québécois sur une marque centenaire pour l’économie agroalimentaire locale, pour les producteurs de lait de la région d’Oka, pour l’identité du terroir québécois dans les marchés d’exportation où le fromage Oka est perçu comme un ambassadeur culturel.

Québec modernise le Stade olympique parce que c’est une occasion politique — Coupe du monde de soccer, potentiel MLS, attrait des grands spectacles — sans donner aux Québécois les chiffres qui leur permettraient de juger si l’investissement en vaut la peine.

Dans les deux cas, l’action est présentée comme évidente, positive, incontestable. Dans les deux cas, le débat de fond — combien ça coûte vraiment, qui en profite vraiment, est-ce qu’il y avait de meilleures options — est escamoté.

Le Québec a les moyens de défendre son patrimoine économique et d’investir dans ses infrastructures. Mais pour que ces décisions soient légitimes, elles doivent être transparentes. Un fromage qu’on vend sans chercher de repreneur local. Un stade qu’on rénove sans en dévoiler la facture. Ce ne sont pas des signes de confiance en soi économique. Ce sont des signes que la culture de la reddition de comptes reste, au Québec, un travail inachevé.

IA et agriculture : le Canada risque de perdre du terrain sans adoption plus rapide, prévient un rapport

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L’intelligence artificielle (IA) pourrait transformer en profondeur l’agriculture canadienne, mais son adoption demeure insuffisante pour permettre au pays de rester compétitif, selon un rapport publié jeudi par Financement agricole Canada (FAC), en collaboration avec Deloitte Canada.

L’étude estime que le Canada dispose d’atouts importants, notamment des capacités de recherche reconnues, un secteur agroalimentaire solide et un écosystème de technologies agricoles en croissance. Toutefois, ces avantages ne se traduisent pas encore par une utilisation généralisée de l’IA dans les exploitations agricoles et les entreprises agroalimentaires.

Selon les données citées dans le rapport, seulement 1,8 % des entreprises agricoles canadiennes utilisaient l’IA au deuxième trimestre de 2025, contre 12,2 % dans les autres secteurs de l’économie. Le Canada se classe également au 25e rang mondial pour les investissements privés en recherche et développement agricoles, derrière plusieurs pays du G7.

Le rapport identifie plusieurs obstacles à cette transition, notamment une connectivité limitée dans les régions rurales, un manque de main-d’œuvre qualifiée, des contraintes de financement ainsi qu’une gouvernance des données encore insuffisamment harmonisée.

Les auteurs recommandent de renforcer les infrastructures numériques, d’accroître les investissements dans l’innovation, de mieux coordonner les initiatives publiques et privées et d’établir un cadre réglementaire plus clair afin d’accélérer l’intégration de l’IA.

Selon le rapport, l’intelligence artificielle est déjà utilisée dans certains domaines comme l’agriculture de précision, la robotique, la génomique et la santé animale, où elle contribue à améliorer les rendements, optimiser l’utilisation des intrants et renforcer la traçabilité des chaînes d’approvisionnement.

FAC rappelle avoir annoncé un investissement de 2 milliards de dollars destiné à soutenir l’innovation en technologies agricoles et indique participer, avec plus de vingt organisations, à une initiative visant à mobiliser 5 milliards de dollars d’ici 2030 pour accélérer le développement du secteur agroalimentaire canadien.

Québec aide au déploiement de juristes dans les organismes communautaires

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Le gouvernement du Québec consacrera 7,5 millions de dollars sur trois ans à l’embauche de 19 juristes et de trois employés de soutien afin de renforcer l’accès aux services juridiques dans les organismes communautaires de la province.

L’annonce a été faite jeudi par le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, en collaboration avec la Chambre des notaires du Québec, le Barreau du Québec et le réseau des centres Info Justice.

Les juristes seront répartis dans différentes régions du Québec et interviendront auprès de plusieurs organismes communautaires. Ils offriront de l’information juridique, un accompagnement et un soutien adaptés aux besoins des personnes qui fréquentent ces ressources, tout en appuyant le personnel des organismes sur les questions d’ordre juridique.

Les services viseront notamment les familles, les femmes en situation de vulnérabilité, les jeunes, les enfants, les victimes d’actes criminels, les personnes âgées ainsi que les personnes immigrantes.

Selon les partenaires du projet, cette approche de proximité doit permettre d’intervenir plus tôt dans les démarches juridiques et de faciliter l’accès aux ressources disponibles avant que les problèmes ne s’aggravent.

Québec injecte 1 million de dollars pour soutenir le bénévolat dans le sport et le loisir

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Le gouvernement du Québec a dévoilé un nouveau cadre d’orientation sur le bénévolat en loisir et en sport et annoncé un financement d’un million de dollars destiné à soutenir 17 projets régionaux visant à recruter, former et fidéliser les bénévoles.

Présentée par la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, Kariane Bourassa, cette initiative vise à doter les organismes et leurs partenaires d’une vision commune pour mieux soutenir l’engagement bénévole, considéré comme essentiel au fonctionnement des activités sportives et récréatives dans la province.

Le cadre d’orientation propose notamment des pistes pour améliorer le recrutement, favoriser la rétention des bénévoles, développer leurs compétences et renforcer les capacités des organisations qui les encadrent.

En parallèle, une aide financière de 1 million de dollars sera répartie entre les 17 unités régionales de loisir et de sport (URLS) pour l’exercice 2026-2027. Les projets retenus comprennent la création de plateformes de jumelage entre bénévoles et organismes, des campagnes de valorisation, des formations en gouvernance ainsi que des programmes d’accompagnement adaptés aux réalités régionales.

Les initiatives seront déployées dans l’ensemble du Québec, notamment en Estrie, en Montérégie, à Montréal, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, en Outaouais, dans les Laurentides, en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

Selon le gouvernement, cette démarche vise à renforcer la capacité d’action des organismes sportifs et de loisir et à assurer la pérennité de l’engagement bénévole, alors que ces secteurs reposent largement sur la contribution de milliers de citoyens pour organiser activités, compétitions et événements à travers la province.

Innovation agricole : Ottawa injecte 3,5 millions de dollars pour accélérer les technologies numériques dans les Prairies

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Le gouvernement canadien a annoncé mercredi un investissement de 3,5 millions de dollars canadiens en faveur de l’Enterprise Machine Intelligence and Learning Initiative (EMILI), un organisme manitobain spécialisé dans l’innovation agricole, à l’occasion de son 10e anniversaire.

Le financement, dévoilé à Grosse Isle, au Manitoba, vise à soutenir les entreprises développant des technologies numériques destinées au secteur agricole, en facilitant les essais en conditions réelles et la commercialisation de nouvelles solutions.

Créée pour rapprocher les innovations technologiques des besoins des producteurs, EMILI accompagne cette année 24 innovateurs dans le cadre de 33 projets déployés sur près de 10.000 acres de terres agricoles, répartis entre les sites expérimentaux de Grosse Isle et de MacGregor. Les technologies testées portent notamment sur l’automatisation, l’intelligence artificielle et l’agriculture de précision.

Selon les autorités fédérales, cette aide financière est accordée dans le cadre des programmes Écosystèmes d’innovation régionaux et Croissance économique régionale par l’innovation. Elle devrait contribuer à la création de 165 emplois, à la formation de 350 travailleurs hautement qualifiés et au soutien d’environ 150 petites et moyennes entreprises.

L’organisme participe également au Réseau d’innovation, de validation et d’adoption agricole, qui relie des partenaires de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario afin de favoriser le développement et l’évaluation de nouvelles technologies agricoles.

La Galerie JANO craint pour son avenir et alerte sur les risques pour la scène artistique montréalaise

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La Galerie JANO, les Studios JANO et leur programme de résidences artistiques lancent un appel à la mobilisation, affirmant que la vente de l’immeuble qu’ils occupent dans le quartier du Sud-Ouest de Montréal pourrait compromettre leurs activités et fragiliser un important réseau de création artistique.

Selon l’organisation, l’incertitude entourant l’avenir des locaux, situés sur la rue Wellington, fait planer le risque d’une relocalisation forcée de la galerie, des ateliers et des artistes qui y travaillent. La direction évoque notamment des visites non annoncées et un manque de visibilité sur le devenir des lieux.

Fondée en 2020, la Galerie JANO indique avoir présenté les œuvres de plus de 100 artistes contemporains. Son programme de résidences, soutenu en partie par Desjardins, accueille des artistes émergents, tandis que 14 artistes professionnels occupent actuellement les studios de création.

Plusieurs artistes associés à la galerie estiment qu’une fermeture ou un déménagement rendrait plus difficile l’accès à des espaces de travail abordables, déjà rares à Montréal. Ils soulignent également le rôle du lieu dans le développement de leur pratique artistique et dans la diffusion de leurs œuvres.

La direction de la galerie appelle les élus, les acteurs du milieu culturel et le public à reconnaître l’importance des espaces culturels indépendants, qu’elle considère essentiels à la vitalité artistique et au dynamisme des quartiers montréalais. Aucune décision concernant l’avenir du site n’a été annoncée à ce stade.

Le Royal Winnipeg Ballet clôturera le Festival des Arts de Saint-Sauveur

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Le Royal Winnipeg Ballet sera à l’affiche des deux dernières soirées du Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS), les 1er et 2 août, avec un programme réunissant trois œuvres de styles variés sous le grand chapiteau du festival.

La compagnie canadienne présentera šɛgatəm, une création du chorégraphe Cameron Sinkwə Fraser-Monroe inspirée de l’histoire et de la résilience de la nation autochtone Tla’amin. La pièce, portée par une musique de Jeremy Dutcher, mêle ballet, danse contemporaine et influences traditionnelles.

Le public découvrira également Odyssey, du chorégraphe américain Dwight Rhoden, figure du ballet contemporain reconnue pour son approche combinant technique classique et esthétique moderne.

Le programme se conclura avec Who Cares?, un ballet emblématique de George Balanchine créé sur des compositions de George Gershwin, dont The Man I Love, My One and Only et I Got Rhythm. Cette œuvre sera interprétée pour la première fois par le Royal Winnipeg Ballet.

Fondé en 1939, le Royal Winnipeg Ballet est la plus ancienne compagnie de ballet d’Amérique du Nord à avoir maintenu ses activités sans interruption. Titulaire d’une charte royale depuis 1953, il s’est produit dans 44 pays et près de 600 villes à travers le monde, contribuant au rayonnement international de la danse canadienne.

Deux géants québécois de la toiture s’unissent pour accélérer leur expansion dans l’Est du Canada

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Les entreprises québécoises Toitures Couture et Couverture Montréal-Nord ont annoncé un partenariat stratégique visant à créer une plateforme de croissance dans le secteur de la réfection de toitures commerciales, industrielles et institutionnelles dans l’Est du Canada.

L’opération est soutenue par les sociétés montréalaises de capital-investissement Alfar Capital et Walter Capital Partners, qui fourniront un appui financier et stratégique pour soutenir les acquisitions et le développement de la nouvelle plateforme.

Ensemble, les deux entreprises regroupent près de 330 travailleurs spécialisés, ce qui en fait, selon les partenaires, le plus important effectif du secteur de la toiture au Québec. Malgré cette alliance, chacune conservera sa marque, son équipe de direction, son siège social et ses activités quotidiennes.

Les partenaires indiquent vouloir poursuivre une stratégie de consolidation dans un marché qu’ils jugent fragmenté et confronté à une pénurie de main-d’œuvre. Leur objectif est de conclure de nouveaux partenariats avec d’autres entrepreneurs afin d’étendre leurs activités au Québec, en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique.

Fondée en 1981, Toitures Couture est spécialisée dans la réfection, l’entretien et la réparation de toitures commerciales et industrielles. Couverture Montréal-Nord, créée en 1954, intervient principalement dans les secteurs commercial, industriel et institutionnel, notamment pour des projets de grande envergure.

Les modalités financières de la transaction n’ont pas été rendues publiques.