La société minière canadienne Ressources PMET affirme avoir franchi une étape importante vers la transformation locale du lithium québécois, après avoir identifié une technologie permettant potentiellement de produire du carbonate de lithium de qualité batterie directement sur son projet Shaakichiuwaanaan, dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James.
Dans un communiqué publié dimanche, l’entreprise a indiqué qu’une étude conceptuelle menée avec le groupe australien Primero a retenu le procédé de lixiviation atmosphérique ALiMD comme option privilégiée parmi sept scénarios de transformation évalués. Des essais réalisés en Australie sur du concentré de spodumène provenant du gisement québécois ont permis d’obtenir un carbonate de lithium affichant une pureté de 99,8 %, un niveau compatible avec les exigences de l’industrie des batteries.
PMET estime qu’une transformation directement sur le site minier pourrait réduire considérablement les coûts logistiques liés au transport du minerai, tout en diminuant l’empreinte carbone de la chaîne d’approvisionnement grâce à l’utilisation de l’hydroélectricité québécoise.
« Il pourrait s’agir d’une démarche alternative crédible où le lithium serait transformé en produits de qualité batterie dès la sortie de la mine », a déclaré le président et chef de la direction de l’entreprise, Ken Brinsden.
La société souligne toutefois que cette stratégie demeure à l’étape préliminaire. Les travaux annoncés ne constituent ni une étude de préfaisabilité ni une étude de faisabilité au sens des normes minières canadiennes, et aucun scénario économique détaillé n’a encore été publié.
PMET prévoit poursuivre les essais techniques au cours de la prochaine année afin d’évaluer la viabilité d’une production de carbonate de lithium à grande échelle. Le projet Shaakichiuwaanaan, présenté comme l’un des plus importants gisements de lithium en roche dure au monde, fait déjà l’objet d’une étude de faisabilité positive visant la production de concentré de spodumène.




