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Faux billets, faux rabais, vraie arnaque : Ottawa met les consommateurs en garde avant l’été

Concerts géants, festivals bondés, Coupe du monde 2026 : l’été s’annonce explosif pour l’industrie du spectacle. Mais derrière la ruée vers les billets, les autorités canadiennes alertent sur une montée des pratiques trompeuses et des arnaques en ligne.

Le Bureau de la concurrence a lancé mercredi un avertissement aux consommateurs, les invitant à redoubler de prudence avant d’acheter des billets pour des événements populaires.

Dans sa ligne de mire : les faux vendeurs, les plateformes imitant des sites officiels, les frais cachés et les tactiques de pression destinées à pousser les internautes à acheter dans l’urgence.

Les autorités dénoncent notamment des vendeurs qui reproduisent logos, couleurs et interfaces de billetteries reconnues afin de tromper les acheteurs. D’autres utilisent des messages anxiogènes du type « derniers billets disponibles » ou des comptes à rebours artificiels pour provoquer des achats impulsifs.

Le Bureau de la concurrence met aussi en garde contre la « tarification trompeuse », une pratique où le prix affiché exclut des frais obligatoires ajoutés à la dernière étape du paiement.

La vigilance est particulièrement recommandée à l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026, événement déjà ciblé par plusieurs campagnes de fraude dans différents pays.

Les consommateurs sont invités à privilégier les plateformes officielles, à vérifier les informations directement auprès des organisateurs et à éviter les méthodes de paiement non traçables comme les cryptomonnaies, cartes-cadeaux ou virements directs.

Le phénomène dépasse désormais la simple fraude artisanale. Avec les réseaux sociaux, les faux sites professionnels et les campagnes publicitaires ciblées, les escroqueries liées à la billetterie deviennent de plus en plus sophistiquées.

Selon les autorités, les périodes de forte demande — tournées mondiales, grands festivals ou événements sportifs majeurs — créent un terrain idéal pour les fraudeurs qui exploitent la peur de manquer une occasion.

Guerre commerciale : Ottawa injecte 1,7 million $ pour sauver des PME québécoises de l’aluminium

Le bras de fer commercial avec Washington continue de secouer l’industrie québécoise de l’aluminium. Pour éviter que certaines PME ne décrochent face aux nouveaux droits de douane américains, le gouvernement fédéral débloque plus de 1,7 million de dollars en aide d’urgence dans la région de Québec.

L’annonce a été faite mercredi par Mélanie Joly, par l’entremise du député Steeve Lavoie. Les fonds, versés via Développement économique Canada pour les régions du Québec, visent deux entreprises manufacturières touchées par les tarifs américains sur les produits contenant de l’aluminium.

Les bénéficiaires sont Amec Corporation, spécialisée dans les pièces de haute précision pour l’aéronautique et le médical, ainsi que Les Bâtiments Unico, fabricant de revêtements métalliques résidentiels et commerciaux.

Ottawa affirme vouloir aider ces entreprises à moderniser leurs équipements, accélérer leur virage numérique et diversifier leurs marchés afin de résister à un climat commercial devenu plus instable.

Au total, les projets soutenus devraient permettre de consolider environ 120 emplois dans la région.

Le contexte demeure explosif pour l’industrie canadienne de l’aluminium depuis l’ajustement tarifaire américain du 6 avril dernier visant plusieurs produits contenant de l’acier, de l’aluminium et du cuivre. En réaction, Ottawa a annoncé un vaste plan de soutien de 6,5 milliards de dollars destiné aux entreprises frappées par les tensions commerciales.

Dans ce nouvel environnement, les PME manufacturières québécoises se retrouvent en première ligne. Entre hausse des coûts, concurrence étrangère et incertitude sur les exportations, plusieurs entreprises accélèrent leur automatisation pour préserver leur compétitivité.

« L’industrie de l’aluminium demeure un pilier économique du Québec », a souligné Mélanie Joly, rappelant que la province compte plus de 1 700 entreprises de transformation générant près de 30 000 emplois.

Impôts 2025 : des milliers de Canadiens risquent de perdre des aides dès juillet

L’Agence du revenu du Canada (ARC) a lancé mercredi un avertissement aux contribuables retardataires, rappelant que l’absence de déclaration fiscale pourrait entraîner des retards, voire la suspension temporaire, de plusieurs prestations fédérales versées dès cet été.

Dans un communiqué, l’ARC souligne que la production de la déclaration de revenus demeure essentielle pour continuer à recevoir des crédits et allocations gouvernementales, notamment la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels (ACEBE), qui remplacera progressivement le crédit pour la TPS/TVH à partir de juillet.

Un versement supplémentaire unique lié à cette nouvelle aide doit être effectué le 5 juin aux bénéficiaires admissibles. Mais l’Agence prévient que les Canadiens n’ayant pas produit leur déclaration de revenus de 2025 pourraient voir leurs paiements retardés jusqu’au traitement complet de leur dossier.

« C’est payant de faire ses impôts chaque année », insiste l’ARC, rappelant que les montants des prestations sont recalculés chaque été selon les revenus déclarés l’année précédente.

L’organisme encourage également les citoyens à mettre à jour leurs renseignements personnels — notamment leur adresse ou leur état civil — afin d’éviter des interruptions de versements.

Selon l’ARC, les contribuables qui accusent du retard peuvent toujours régulariser leur situation et recevoir des paiements rétroactifs après traitement de leurs déclarations.

Le premier versement trimestriel de l’ACEBE est prévu le 3 juillet 2026.

Un survivant des pensionnats et une passeuse de science célébrés par l’INRS

L’un porte la mémoire des pensionnats autochtones. L’autre a passé sa vie à rendre la science compréhensible au grand public. Cette semaine, Institut national de la recherche scientifique a choisi d’honorer deux figures marquantes du Québec contemporain : le leader anicinabe Richard Ejinagosi Kistabish et la vulgarisatrice scientifique Sophie Malavoy.

Les deux personnalités recevront un doctorat honorifique lors de la collation des grades de l’INRS, prévue le 23 mai à Québec, devant la plus importante cohorte de diplômés de l’histoire de l’établissement.

Ancien chef de communauté et militant engagé pour les droits autochtones, Richard Ejinagosi Kistabish est reconnu pour son rôle dans la collecte de centaines de témoignages de survivants des pensionnats, un travail ayant contribué à la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Aujourd’hui président de la Commission canadienne pour l’UNESCO, il milite activement pour la préservation des langues autochtones.

« Si les voix autochtones trouvent aujourd’hui davantage leur place dans nos universités, c’est grâce à des personnes comme lui », a déclaré Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS.

Face à lui, Sophie Malavoy représente une autre forme de transmission : celle du savoir scientifique. Ingénieure chimiste de formation, journaliste, autrice et réalisatrice, elle a dirigé pendant seize ans le Cœur des sciences de l’UQAM, contribuant à plus de mille activités de vulgarisation.

Décorée de la Légion d’honneur, elle est devenue au fil des années l’une des grandes figures québécoises du dialogue entre science et société.

L’INRS profitera également de cette cérémonie pour nommer Jean-Pol Dodelet professeur émérite, saluant ses travaux mondialement reconnus sur les piles à combustible.

Au-delà des distinctions académiques, cette cérémonie met en lumière deux combats devenus centraux au Québec : la reconnaissance des savoirs autochtones et la défense de la culture scientifique dans un monde saturé de désinformation.

Télécoms au bord du « point de rupture » : l’industrie canadienne tire la sonnette d’alarme

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Cyberattaques, explosion de la demande numérique, pressions réglementaires et coûts colossaux : le secteur canadien des télécommunications affirme être arrivé à un « point de rupture ».

Réunis mercredi à Ottawa par Association canadienne des télécommunications et la GSMA, les grands dirigeants du secteur doivent débattre de l’avenir des infrastructures numériques du Canada, dans un contexte marqué par l’accélération des besoins en connectivité et les inquiétudes liées à la sécurité.

Les organisateurs décrivent un moment décisif pour le pays. Derrière les réseaux 5G, l’intelligence artificielle et l’économie numérique se cache une réalité moins visible : les opérateurs affirment devoir investir massivement pour maintenir des réseaux performants, tout en faisant face à une rentabilité en baisse et à une pression réglementaire croissante.

« Le Canada dépend plus que jamais de la connectivité », a déclaré Robert Ghiz, président de l’Association canadienne des télécommunications. Selon lui, les fournisseurs doivent simultanément étendre les infrastructures, renforcer la cybersécurité et répondre à des cybermenaces de plus en plus sophistiquées.

Au centre des discussions : la gestion du spectre radioélectrique, les investissements dans les réseaux de prochaine génération, la couverture des régions éloignées et la lutte contre les fraudes numériques.

L’événement survient alors que plusieurs pays réévaluent leurs infrastructures stratégiques face aux tensions géopolitiques et aux risques de dépendance technologique. Les télécommunications sont désormais perçues comme un enjeu de souveraineté économique et de sécurité nationale autant qu’un service commercial.

La conférence met aussi en lumière une inquiétude grandissante : la capacité du Canada à demeurer compétitif dans la course mondiale au numérique. Malgré la réputation de qualité de ses réseaux, l’industrie estime que les conditions actuelles pourraient ralentir les investissements nécessaires pour soutenir l’explosion des usages liés à l’IA, au cloud et aux objets connectés.

Pour Lara Dewar, directrice marketing de la GSMA, la question dépasse désormais la simple technologie. « Les infrastructures de connectivité sont essentielles à la résilience économique et à l’innovation », a-t-elle affirmé.

Derrière les débats techniques, le message est clair : dans l’économie numérique mondiale, le retard technologique pourrait coûter cher au Canada.

Le Canada mise sur le rail pour conquérir les marchés énergétiques mondiaux

Le Canada accélère sa bataille énergétique. Trois géants du secteur — Keyera Corp., AltaGas et CN — ont annoncé mercredi un partenariat stratégique de plusieurs centaines de millions de dollars pour développer un nouveau corridor d’exportation énergétique entre l’Alberta et la côte ouest canadienne.

Au cœur du projet : le terminal ferroviaire ACE (Alberta Corridor Export), une infrastructure destinée à accélérer le transport de propane et de butane vers les marchés internationaux, notamment asiatiques, dans un contexte de compétition énergétique mondiale accrue.

Construit dans la région industrielle de Fort Saskatchewan, en Alberta, le terminal sera exploité par Keyera et connecté au réseau ferroviaire du CN avant d’aboutir aux installations portuaires d’AltaGas sur la côte pacifique. L’investissement initial annoncé atteint environ 240 millions de dollars.

Les partenaires promettent une capacité de transport de près de 45 000 barils par jour dès la mise en service prévue en 2028. L’infrastructure pourra ensuite être élargie à d’autres produits énergétiques selon l’évolution des marchés.

Le projet survient alors qu’Ottawa et les provinces productrices cherchent à réduire la dépendance énergétique canadienne envers le marché américain et à diversifier les débouchés vers l’Asie. Les entreprises impliquées présentent ACE comme une réponse directe aux limites actuelles des infrastructures canadiennes.

« Le Canada a besoin de chaînes d’approvisionnement capables de soutenir sa compétitivité à long terme », a déclaré Tracy Robinson, présidente-directrice générale du CN.

Au-delà des ambitions commerciales, le projet illustre aussi le retour en force du rail dans la stratégie énergétique canadienne. Grâce à un système de trains-blocs et à une boucle ferroviaire spécialisée, les promoteurs promettent des coûts réduits, une logistique plus rapide et une capacité d’expansion accrue.

Routes, ponts, barrages : les ingénieurs de l’État québécois déclenchent une grève générale illimitée

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Le conflit couvait depuis des jours. Il éclate désormais au grand jour. Les ingénieurs du gouvernement du Québec ont officiellement déclenché une grève générale illimitée, ouvrant un nouveau front social pour le gouvernement à un moment où l’état des infrastructures publiques inquiète déjà de nombreux citoyens.

Sous le slogan mordant « Nos infrastructures CAQ de partout », l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec entend multiplier les moyens de pression à travers la province jusqu’en juin. Les ingénieurs dénoncent l’impasse des négociations avec le Conseil du trésor et affirment travailler sans convention collective depuis 2023.

Au cœur du bras de fer : les conditions de travail, le télétravail, le manque d’espaces de bureaux adaptés, mais surtout la reconnaissance du rôle stratégique des ingénieurs publics dans un Québec confronté au vieillissement accéléré de ses routes, ponts et barrages.

« Le gouvernement répète vouloir faire des infrastructures une priorité, mais refuse toujours de donner aux ingénieurs de l’État les moyens nécessaires », a déclaré le président de l’APIGQ, Marc-André Martin.

Le syndicat affirme qu’il s’agit de la première fois en dix ans qu’une demande de rencontre avec la présidence du Conseil du trésor est refusée. Un geste interprété comme un signe de blocage politique dans un contexte où les grands chantiers publics se multiplient partout au Québec.

L’APIGQ réclame notamment une part de l’enveloppe budgétaire réservée aux groupes considérés prioritaires dans les négociations du secteur public. Le syndicat presse également la ministre France-Élaine Duranceau d’envoyer « un signal clair » à la table des négociations.

Fondée en 1986, l’APIGQ représente plus de 1 800 ingénieurs œuvrant dans différents ministères et organismes gouvernementaux. Derrière ce conflit salarial se profile désormais une question plus large : qui entretiendra les infrastructures du Québec si l’expertise publique continue de s’effriter ?

« Nos infrastructures CAQ de partout » : les ingénieurs du gouvernement déclenchent la grève (Groupe CNW/Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ))

Ottawa injecte 6,8 millions dans l’intelligence artificielle en Alberta pour accélérer la course mondiale

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Le gouvernement canadien accélère ses investissements dans l’intelligence artificielle. Ottawa a annoncé mardi un financement de 6,8 millions de dollars destiné à cinq organisations basées en Alberta afin de soutenir la commercialisation de technologies d’IA et renforcer la compétitivité canadienne dans un secteur devenu stratégique.

L’annonce a été faite à Edmonton par Eleanor Olszewski, responsable de Développement économique Canada pour les Prairies. Selon Ottawa, les projets financés devraient contribuer à la création de plus de 70 emplois spécialisés.

Parmi les bénéficiaires figure Université de l’Alberta, qui recevra 3 millions de dollars pour développer une infrastructure informatique sécurisée destinée à l’intelligence artificielle. Le projet vise notamment les secteurs sensibles comme la défense, la sécurité et les technologies de pointe.

D’autres entreprises soutenues misent sur l’IA appliquée aux services d’urgence, à l’analyse de données urbaines ou encore à l’optimisation industrielle. Darkhorse Emergency Corp. développera des outils d’analyse des risques pour les services d’incendie, tandis que NTWIST Inc. cherchera à améliorer la productivité manufacturière grâce à l’intelligence artificielle.

Le financement s’inscrit dans l’Initiative régionale en matière d’intelligence artificielle, un programme fédéral de 200 millions de dollars lancé après le budget canadien de 2024, qui prévoyait un investissement massif de 2,4 milliards pour consolider la place du Canada dans la course mondiale à l’IA.

Alors que les États-Unis, la Chine et l’Europe intensifient leurs investissements technologiques, Ottawa tente de positionner l’Alberta comme l’un des pôles émergents de l’intelligence artificielle au pays.

6,8 millions de dollars destinés aux entreprises de l’Alberta pour appuyer l’innovation et la commercialisation dans le domaine de l’IA (Groupe CNW/Prairies Economic Development Canada)

Ottawa veut transformer les créateurs canadiens en exportateurs mondiaux

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Le gouvernement canadien veut faire des industries créatives un moteur économique stratégique. En visite à Regina, le ministre Marc Miller a confirmé mardi le renouvellement permanent de la Stratégie d’exportation créative du Canada, un programme destiné à aider les artistes, studios et entreprises culturelles à conquérir les marchés internationaux.

Depuis son lancement en 2018, la stratégie a soutenu plus de 3 200 entreprises et organisations culturelles canadiennes dans plus de 120 marchés étrangers. Ottawa affirme que les missions commerciales et initiatives internationales ont généré près de 168 millions de dollars en accords commerciaux.

En Saskatchewan, le gouvernement a notamment accordé 46 000 dollars à Saskatchewan Interactive Media Association afin d’aider des studios de jeux vidéo et de médias numériques à exporter leur expertise vers l’Europe et l’Asie.

Le programme vise des secteurs variés : musique, audiovisuel, édition, arts visuels, design, arts de la scène et jeux vidéo. Ottawa cherche aussi à renforcer la présence internationale des créateurs issus des communautés autochtones, racisées ou LGBTQ+.

Pour le gouvernement fédéral, l’enjeu dépasse la culture. Dans un contexte de concurrence mondiale accrue, les industries créatives sont désormais perçues comme des leviers économiques capables de générer des emplois, des investissements et des revenus d’exportation.

Le Canada multiplie déjà les offensives diplomatiques dans ce secteur. Une mission commerciale menée récemment au Mexique aurait permis de faire progresser ou signer des accords évalués à plus de 6,5 millions de dollars. Une autre mission en Corée du Sud et au Japon a débouché sur des ententes estimées entre 3,2 et 4,15 millions de dollars.

À travers cette stratégie, Ottawa tente aussi de positionner le Canada comme une puissance culturelle exportatrice dans l’économie numérique mondiale.

Aux Îles-de-la-Madeleine, François-Guillaume Leblanc sacré artiste de l’année

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Le comédien et metteur en scène François-Guillaume Leblanc a reçu mardi le Prix du CALQ – Artiste de l’année aux Îles-de-la-Madeleine, une distinction qui souligne autant la qualité de son parcours artistique que son engagement grandissant auprès de sa communauté.

Remis par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le prix est accompagné d’une bourse de 15 000 dollars. La cérémonie s’est tenue aux Îles-de-la-Madeleine en collaboration avec Arrimage, Corporation culturelle des Îles-de-la-Madeleine.

Artiste atypique, François-Guillaume Leblanc s’est imposé au fil des années avec un univers qu’il décrit comme du « cartoon scénique », un mélange de théâtre physique, mime, clown et improvisation. Son travail repose largement sur l’expression corporelle et le bruitage vocal pour donner vie à une galerie de personnages décalés.

Le jury du CALQ a salué un créateur capable de conjuguer excellence artistique et transmission. Depuis son retour dans l’archipel, l’artiste multiplie les ateliers dans les écoles, les maisons des jeunes et les groupes communautaires, tout en développant des projets liés à la santé mentale chez les adolescents.

Fondateur du Théâtre Biscornu et du collectif clownesque Foutiyayaï, il a aussi travaillé pendant plusieurs années avec le Cirque du Soleil sur des productions internationales comme OVO, Kooza et ECHO.

À travers cette distinction, le CALQ met également en lumière l’effervescence culturelle des Îles-de-la-Madeleine et le rôle des artistes dans la vitalité des régions québécoises.