Le gouvernement du Québec a désigné les Jeux olympiques de Montréal de 1976 comme événement historique et le Parc olympique de Montréal comme lieu historique, en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. L’annonce, faite à l’occasion du 50e anniversaire des Jeux, vise à souligner l’importance de cet héritage dans l’histoire sportive, culturelle et architecturale du Québec.
Première ville canadienne à accueillir les Jeux olympiques d’été, Montréal a reçu, du 17 juillet au 1er août 1976, 6 084 athlètes issus de 92 pays. Plus de 3 millions de spectateurs ont assisté aux compétitions, suivies par près d’un milliard de téléspectateurs dans le monde. L’édition est notamment restée célèbre grâce à la gymnaste roumaine Nadia Comăneci, qui, à seulement 14 ans, est devenue la première athlète de l’histoire à obtenir la note parfaite de 10, remportant au total cinq médailles, dont trois d’or.
Conçu par l’architecte français Roger Taillibert, le Parc olympique regroupe le Stade olympique, le Centre sportif, le Biodôme — aménagé dans l’ancien vélodrome —, l’esplanade, l’aréna Maurice-Richard et le centre Pierre-Charbonneau. Son mât, achevé en 1986, demeure la plus haute tour inclinée au monde.
Selon le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, cette double désignation reconnaît un moment marquant de la mémoire collective québécoise. Les autorités estiment que les Jeux de 1976 ont non seulement transformé le paysage urbain de Montréal, mais aussi favorisé l’essor de la pratique sportive et renforcé le rayonnement international de la métropole. Le gouvernement souligne également que cette reconnaissance contribuera à préserver et à mettre en valeur ce patrimoine pour les générations futures.



