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Cybercab : le robotaxi de Tesla a duré quelques heures avant de se retrouver dans le collimateur des autorités

Lancer un robotaxi sans volant, sans pédales et sans rétroviseurs, c’est audacieux. Le faire sans demander la permission aux régulateurs avant, c’est carrément risqué. Et c’est exactement ce qui vient d’arriver à Tesla.

Jeudi dernier, l’entreprise d’Elon Musk a discrètement lancé son Cybercab, un robotaxi biplace aux portes papillon, dans les rues d’Austin, au Texas. Contrairement aux grandes mises en scène habituelles de Tesla, l’événement s’est déroulé sans discours ni annonce éclatante : quelques actionnaires et influenceurs triés sur le volet ont pu faire un tour, sous accord de confidentialité, avant une ouverture timide via une application.

Le problème, c’est que la réglementation fédérale américaine exige normalement un volant et des pédales de frein pour tout véhicule en service commercial — sauf exemption spéciale accordée par les autorités, comme celle obtenue par Zoox, la filiale d’Amazon, en juillet. Tesla n’a jamais fait cette demande. L’entreprise a plutôt choisi de « s’auto-certifier » elle-même conforme aux normes fédérales, une manœuvre qui lui évite le plafond de 2 500 véhicules imposé à ceux qui passent par la voie officielle des exemptions — mais qui a immédiatement attiré l’attention de la NHTSA, le gendarme américain de la route, qui a ouvert un audit dès le lendemain du lancement.

Résultat concret : l’action de Tesla a chuté de 6 % dès l’annonce de l’enquête, les investisseurs craignant que ce raccourci réglementaire ne coûte cher à l’entreprise.

Pourquoi ça vous concerne : cette histoire illustre un vrai bras de fer qui va définir la prochaine décennie du transport autonome — jusqu’où une entreprise peut-elle avancer plus vite que les lois pensées pour un monde où un humain tient toujours le volant ?

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