Home Blog Page 86

Le TAQ autorise deux collèges privés à reprendre leurs activités d’enseignement

0

Le Tribunal administratif du Québec suspend les décisions du ministère de l’Éducation refusant le renouvellement des permis du Collège Supérieur de Montréal et du Collège Supérieur de Sherbrooke. Les deux établissements sont autorisés à reprendre immédiatement leurs activités en attendant l’audition sur le fond.

Le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a ordonné la suspension des décisions du ministère de l’Éducation refusant de renouveler les permis du Collège Supérieur de Montréal et du Collège Supérieur de Sherbrooke, permettant ainsi aux deux établissements de reprendre immédiatement l’ensemble de leurs activités d’enseignement.

Cette décision provisoire intervient dans le cadre de la contestation intentée par les deux collèges contre le refus du ministère de renouveler leurs permis. Les étudiants pourront ainsi poursuivre leur parcours de formation pendant que le litige sera examiné sur le fond.

Dans un communiqué, le directeur général des deux établissements, Noureddine Hajibi, s’est réjoui de cette ordonnance, affirmant que la priorité demeurait de préserver le cheminement scolaire des élèves et d’éviter qu’ils subissent les conséquences de la décision ministérielle.

Le Collège Supérieur de Montréal, fondé en 1971, et le Collège Supérieur de Sherbrooke, en activité depuis 1969, soulignent que leurs permis avaient été renouvelés de façon continue depuis leur création. Ils contestent les motifs avancés par le ministère et estiment avoir satisfait aux exigences réglementaires.

Les équipes pédagogiques et administratives indiquent être déjà mobilisées afin d’assurer une reprise rapide des cours. Les étudiants doivent recevoir les informations relatives au calendrier et aux modalités de reprise dans les prochaines heures.

L’affaire se poursuivra devant le Tribunal administratif du Québec, qui devra ultérieurement se prononcer sur le fond du dossier.

Le Canada ouvre le renouvellement en ligne des passeports à tous les adultes admissibles

0

Le gouvernement fédéral élargit son service de renouvellement de passeport en ligne à tous les adultes canadiens admissibles. Cette mesure vise à simplifier les démarches administratives, à réduire les délais et à moderniser les services publics.

Le gouvernement du Canada a annoncé mardi que le renouvellement de passeport en ligne est désormais accessible à l’ensemble des adultes canadiens admissibles au pays, une mesure destinée à faciliter l’accès aux services et à réduire les déplacements en personne.

La ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, a indiqué que cette expansion met fin à la limite du nombre de demandes pouvant être soumises en ligne. Les demandeurs peuvent désormais transmettre leur formulaire, leur photo numérique prise par un photographe commercial ainsi que leur paiement par voie électronique, sans avoir à se rendre dans un centre Service Canada ni à envoyer leurs documents par la poste.

Le gouvernement précise que les services en personne et par courrier demeurent offerts pour les personnes qui en ont besoin, notamment celles qui ne sont pas admissibles au renouvellement en ligne ou qui doivent obtenir un passeport plus rapidement.

Cette initiative s’inscrit dans la modernisation du Programme de passeport, qui comprend également un outil de suivi en ligne des demandes, l’accès au service en 10 jours ouvrables dans certains centres Service Canada et une garantie de traitement dans un délai maximal de 30 jours ouvrables, faute de quoi les frais de passeport seront remboursés.

Le délai de traitement des renouvellements effectués en ligne demeure fixé à 20 jours ouvrables, soit le même que pour les demandes simplifiées présentées par la poste ou dans la plupart des centres Service Canada. Les demandes urgentes ou express doivent toutefois continuer d’être présentées en personne.

Amazon détrône Walmart et prend la tête du Fortune Global 500 en 2026

Amazon est devenue la plus grande entreprise mondiale en chiffre d’affaires, mettant fin à douze années de domination de Walmart au classement Fortune Global 500. L’édition 2026 met également en évidence le poids croissant des géants technologiques et une représentation record des femmes à la tête des plus grandes entreprises.

Amazon occupe la première place du Fortune Global 500 2026, mettant fin aux douze années de domination de Walmart dans le classement annuel des plus grandes entreprises mondiales par chiffre d’affaires publié par le magazine Fortune.

Le géant américain du commerce en ligne a franchi le seuil des 700 milliards de dollars américains de revenus en 2025, enregistrant une progression de 12 % sur un an. Walmart recule à la deuxième place, devant State Grid (Chine), UnitedHealth Group (États-Unis) et Saudi Aramco (Arabie saoudite).

Les 500 entreprises du classement ont généré ensemble 43 100 milliards de dollars américains de revenus, en hausse de 3 %, ainsi que 3 400 milliards de dollars américains de bénéfices, soit une progression de 14 %. Elles emploient au total 70,2 millions de personnes dans le monde.

Les États-Unis demeurent le pays le plus représenté avec 141 entreprises, leur plus haut niveau depuis 2008, devant la Grande Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao et Taïwan), qui compte 122 entreprises.

Le secteur technologique poursuit sa progression avec 38 entreprises figurant au classement. Alphabet est devenue l’entreprise la plus rentable au monde, avec 132 milliards de dollars américains de bénéfices en 2025. Alphabet, Apple, Microsoft et Nvidia ont chacune dépassé les 100 milliards de dollars américains de bénéfices annuels.

Les « Sept Magnifiques » – Amazon, Apple, Alphabet, Microsoft, Nvidia, Meta et Tesla – ont généré ensemble 2 300 milliards de dollars américains de revenus et 608 milliards de dollars américains de bénéfices au cours de l’exercice 2025.

L’édition 2026 établit également un nouveau record de diversité à la tête des grandes entreprises mondiales, avec 34 femmes occupant le poste de cheffe de la direction, soit 6,8 % des sociétés du classement. Les États-Unis arrivent en tête avec 16 entreprises dirigées par des femmes, devant la France, qui en compte six.

Parmi les nouveaux venus du classement figurent notamment EP Group (République tchèque), Galaxy Digital, Advanced Micro Devices (AMD), WT Microelectronics et Coupang.

LeBlanc repart à Washington : le Canada dans le labyrinthe tarifaire sans issue visible

0

Ce matin, le porte-parole du ministre du Commerce Canada–États-Unis a confirmé que Dominic LeBlanc se rendra à Washington cette semaine, accompagné de Janice Charette, la négociatrice en chef du Canada pour les dossiers commerciaux. Il n’a pas précisé la date exacte de leur arrivée. Il n’a pas nommé les responsables américains qu’ils rencontreront. Il n’a pas décrit l’ordre du jour de ces discussions.

Trois voyages à Washington en autant de mois. Trois séries de réunions dont on ne sait pas grand-chose en amont et dont on sait rarement quelque chose de concret en aval. Et entre chaque voyage, une nouvelle salve de tarifs américains qui élargit le périmètre des dommages économiques sur le Canada.

C’est la mécanique de cette relation commerciale en 2026 : un partenaire qui frappe, un autre qui négocie, et un écart qui se creuse entre la rhétorique diplomatique d’Ottawa et la réalité quotidienne des entreprises québécoises et canadiennes qui exportent aux États-Unis.

Le dernier prétexte : le travail forcé

Avant de parler de ce que LeBlanc cherche à obtenir cette semaine, il faut nommer ce qui vient de se produire jeudi dernier. La Maison-Blanche a annoncé de nouvelles surtaxes de dix à douze virgule cinq pour cent visant soixante pays — dont le Canada — sous prétexte que ces nations n’interdisent pas efficacement l’importation de produits issus du travail forcé.

Le Canada a pourtant adopté des mesures législatives précisément pour répondre aux préoccupations américaines sur ce sujet. LeBlanc lui-même l’a confirmé : ces nouveaux droits prévoient une exemption pour les marchandises conformes à l’ACEUM et maintiennent les exemptions existantes pour certains produits. En d’autres termes, une partie de la surtaxe est essentiellement symbolique — un tarif pour les caméras, comme l’a formulé un analyste, qui vient remplacer une autre mesure en vigueur depuis février.

Mais même symbolique, cette accumulation de prétextes dit quelque chose d’important sur la stratégie de l’administration Trump. Washington n’utilise pas les tarifs comme un outil de correction commerciale — il les utilise comme un instrument de pression politique permanente, renouvelé régulièrement sous des justifications différentes, pour forcer Ottawa à rester constamment en posture défensive. Lutte contre le travail forcé aujourd’hui. Sécurité nationale hier. Déficit commercial demain. Le fond ne change pas : le Canada doit céder, et il faut maintenir la pression jusqu’à ce qu’il le fasse.

Vingt-trois jours et une horloge qui tourne

Dans vingt-trois jours — le 20 août — les surtaxes de cinquante pour cent sur près de vingt-huit milliards de dollars d’exportations canadiennes entrent en vigueur si aucune entente n’est conclue. C’est la date butoir que tout le monde a en tête. C’est aussi, à quelques jours près, la date à laquelle la campagne électorale québécoise devrait être officiellement déclenchée.

Cette coïncidence de calendriers n’est pas neutre. Elle crée une pression politique extraordinaire sur plusieurs acteurs simultanément. Pour Carney, arriver au déclenchement de la campagne québécoise avec des surtaxes de cinquante pour cent en vigueur serait une démonstration d’échec diplomatique difficile à défendre. Pour Fréchette, mener une campagne dans un environnement où des centaines d’entreprises manufacturières québécoises absorbent des coûts supplémentaires massifs serait une toile de fond électorale désastreuse pour le parti sortant.

Trump le sait. Son équipe de négociation le sait. C’est précisément pour cela que l’escalade a été calibrée pour arriver à ce moment précis du calendrier politique canadien. Ce n’est pas une coïncidence — c’est une stratégie.

Ce que le Canada a obtenu jusqu’ici : l’inventaire honnête

Pour évaluer ce que LeBlanc peut réalistement accomplir cette semaine, il faut d’abord dresser un bilan honnête de dix-huit mois de diplomatie commerciale.

Du côté des acquis : le Canada a réussi à maintenir l’ACEUM en vigueur, ce qui protège environ quatre-vingt-cinq pour cent de ses exportations des tarifs les plus punitifs. Les exportations canadiennes vers des marchés non américains ont progressé de dix-huit à vingt-quatre virgule trois milliards de dollars entre mars 2025 et mars 2026 — un début de diversification réel, même s’il reste insuffisant. Et la Cour suprême américaine a invalidé, en février, les tarifs imposés sous l’IEEPA, forçant Washington à changer d’outil juridique.

Du côté des échecs : les tarifs sectoriels sur l’acier, l’aluminium, l’automobile et le bois d’œuvre n’ont pas bougé. La révision formelle de l’ACEUM n’a pas commencé entre le Canada et les États-Unis — alors que le Mexique a déjà entamé ses négociations officielles avec Washington. Les membres de l’équipe commerciale de Trump ont décrit publiquement les négociateurs canadiens comme difficiles, par opposition aux Mexicains jugés pragmatiques. Et chaque fois qu’un tribunal américain retire un outil tarifaire à l’administration Trump, celle-ci en trouve un autre dans les heures qui suivent.

Ce bilan ne disqualifie pas la stratégie canadienne. Mais il oblige à regarder en face une réalité que la rhétorique gouvernementale a parfois obscurcie : le Canada n’a pas encore trouvé le levier qui ferait bouger Washington sur les dossiers qui comptent vraiment pour ses travailleurs.

Le nœud gordien : les concessions que personne ne veut faire

Ce que LeBlanc cherche à obtenir à Washington est connu : un allègement des tarifs sectoriels sur l’acier, l’aluminium, l’automobile et les produits forestiers. Ce que Washington veut en échange est tout aussi connu : des modifications à la gestion de l’offre dans le secteur laitier, le retour des alcools américains dans les épiceries et dépanneurs provinciaux, et des ajustements aux politiques numériques canadiennes qui limitent les revenus des plateformes américaines.

Sur chacun de ces trois points, la position canadienne est officiellement inflexible. LeBlanc a dit publiquement qu’il ne demanderait pas aux provinces de réintroduire les alcools américains. La gestion de l’offre est une ligne rouge que aucun parti fédéral ne franchira avant une élection. Et les politiques numériques font l’objet d’une résistance de principe au nom de la souveraineté culturelle.

Ces positions sont défendables. Mais voici la question que personne ne pose assez directement : si le Canada refuse de bouger sur les trois principaux irritants que Washington invoque, sur quoi exactement va-t-on négocier? Sur des concessions techniques mineures dans des chapitres obscurs de l’accord? Sur des engagements vagues de coopération réglementaire? Sur des déclarations de principe sur la chaîne d’approvisionnement nord-américaine?

Ce type de compromis peut produire une déclaration commune présentable pour les caméras. Il ne produira pas une suspension des surtaxes du 20 août. Et le gouvernement Carney devra tôt ou tard expliquer aux Canadiens — et particulièrement aux Québécois, province la plus frappée — pourquoi sa stratégie de retenue sur les concessions sensibles n’a pas empêché l’escalade tarifaire de se poursuivre.

Une entente avec les Émirats : le vrai signal de la semaine?

En marge du dossier américain, une information est passée presque inaperçue vendredi dernier mais mérite qu’on la souligne. Le Canada et les Émirats arabes unis ont annoncé avoir conclu les négociations relatives à un accord de libre-échange bilatéral.

Ce n’est pas un événement anodin. Les Émirats représentent un marché de croissance dynamique, une porte d’entrée sur la région du Golfe et — chose significative dans le contexte actuel — un partenaire commercial qui n’est pas soumis aux caprices de l’administration Trump. Pour le secteur de l’aluminium québécois en particulier, l’ouverture d’un nouveau marché dans une région où la demande pour les métaux industriels est forte représente une alternative crédible à la dépendance américaine.

C’est précisément la direction que le Canada doit accélérer. Chaque nouvel accord commercial avec un partenaire non américain est une réduction marginale mais réelle de la vulnérabilité structurelle que ces dix-huit mois de guerre tarifaire ont mise en pleine lumière. Ce n’est pas une solution immédiate aux surtaxes du 20 août. C’est une construction patiente de l’alternative que le Canada aurait dû commencer à bâtir bien avant que Trump n’arrive à la Maison-Blanche pour la première fois.

Ce que vingt-trois jours peuvent encore produire

LeBlanc repart à Washington cette semaine sans agenda public, sans interlocuteur nommé, sans mandat explicite des provinces sur les concessions acceptables. Il repart avec Janice Charette — une diplomate chevronnée dont la réputation est solide — et avec la conscience aiguë que vingt-trois jours séparent ce voyage d’une échéance qui ne peut pas passer sans réponse.

Le meilleur scénario réaliste pour cette semaine n’est pas un accord complet. C’est une suspension conditionnelle des surtaxes du 20 août en échange d’engagements canadiens sur des irritants secondaires — des ajustements réglementaires, des avancées sur des chapitres techniques, peut-être une formulation ambiguë sur les alcools qui permettrait aux deux parties de se déclarer satisfaites sans que personne n’ait vraiment bougé.

Ce serait un résultat défendable politiquement. Ce serait aussi une remise à plus tard du vrai débat — celui sur ce que le Canada est réellement prêt à concéder pour obtenir un accès prévisible et durable au marché américain.

Cette question-là ne se réglera pas cette semaine à Washington. Elle se réglera — ou ne se réglera pas — dans les mois et les années qui viennent, à mesure que le Canada construira ou ne construira pas la diversification commerciale et la résilience économique qui lui permettraient de négocier avec Washington depuis une position de force, et non depuis la position de nécessité dans laquelle il se trouve ce matin.

En attendant, LeBlanc fait ses valises. Et l’horloge tourne.

Le règlement anti-insultes envers la police : une idée qui hésite depuis quatre mois

0

Montréal cherche encore la ligne entre civilité policière et liberté d’expression — et l’indécision commence à coûter cher en crédibilité.

Le dossier est revenu sur la table cette semaine avec la nouvelle d’une arrestation rare : Mohamed Bekkali, l’automobiliste devenu tristement célèbre en mars pour avoir violemment insulté une policière du SPVM dans une vidéo virale, fait maintenant face à trois chefs d’accusation criminels pour avoir publié un « libelle diffamatoire » à l’endroit de deux policiers et d’une policière. Les gestes reprochés remonteraient aux 13 et 14 juin, et l’homme risque une peine maximale de deux ans d’emprisonnement. C’est une infraction si peu utilisée qu’elle sert, selon plusieurs observateurs, de test grandeur nature pour un débat qui traîne depuis le printemps : Montréal doit-elle se doter d’un règlement municipal interdisant d’insulter un policier?

Un débat né en mars, toujours pas tranché en juillet.

La controverse a éclaté après la diffusion d’une vidéo montrant l’automobiliste bombarder une agente d’insultes misogynes, un geste condamné par le SPVM. Depuis, la mairesse Soraya Martinez Ferrada s’est dite ouverte à l’idée d’un règlement semblable à celui déjà en vigueur à Québec, tout en laissant son cabinet rejeter certains arguments avancés par les militants qui s’y opposent. Quatre mois plus tard, cette position n’a pas bougé d’un iota : ni oui, ni non, mais « on regarde ça ». Une administration municipale a le droit de prendre le temps de bien faire les choses ; elle n’a pas le droit d’entretenir indéfiniment une ambiguïté qui sert surtout à ménager tout le monde en attendant que la pression retombe.

Or la pression, elle, ne retombe pas. Un sondage Léger commandé par la Fraternité des policiers de Montréal a conclu que 70 % de la population montréalaise serait favorable à un tel règlement, et le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a lui-même réitéré publiquement son appui à l’adoption d’un règlement municipal. Il faut noter, par souci de rigueur, qu’un sondage payé par la partie qui réclame la mesure n’est pas un instrument de mesure neutre — sans que cela invalide le résultat, cela mérite d’être précisé chaque fois qu’il est cité, ce que les communiqués officiels omettent généralement de faire.

L’arrestation de Bekkali complique l’argumentaire, elle ne le règle pas.

Voici le nœud du problème : les tribunaux ont déjà les outils du Code criminel pour agir dans les cas les plus graves, comme le démontre cette arrestation, la première du genre à Montréal depuis plus d’un demi-siècle selon les chroniqueurs judiciaires. Cela alimente un argument à double tranchant. D’un côté, les défenseurs des libertés civiles peuvent dire : si le Code criminel suffit pour les cas graves, pourquoi ajouter un règlement municipal pour le reste? De l’autre, la Fraternité des policiers réplique que le libelle diffamatoire est une accusation lourde et rarement portée, alors qu’un règlement municipal offrirait un outil rapide de désescalade pour le quotidien — et elle a un argument chiffré à faire valoir : les cinq municipalités de l’agglomération de Longueuil disposent déjà d’un tel règlement, ayant mené à 53 amendes en 2025 et 49 depuis le début de 2026, tandis que la Ville de Québec, à elle seule, a infligé plus de 11 000 amendes en six ans pour des propos irrespectueux envers des agents.

Ce chiffre de Québec devrait être le vrai sujet de discussion — pas le nombre de sondages.

Onze mille amendes en six ans, c’est un volume qui mérite d’être scruté avant d’être reproduit ailleurs : qui a été visé, dans quels quartiers, et selon quels critères d’appréciation policière d’une « insulte »? C’est précisément ce que Bekkali lui-même invoque pour sa défense, en alléguant avoir été historiquement ciblé par du profilage. Un règlement de cette nature, aussi légitime soit l’objectif de respect envers les agents, ouvre la porte à un large pouvoir discrétionnaire d’appréciation — et l’expérience de Québec, avec ses milliers de constats, est exactement la donnée qu’un conseil municipal devrait exiger de voir ventilée avant de voter, plutôt que de se fier à un sondage commandé par la partie intéressée.

Ce que Montréal doit à ses citoyens, peu importe l’issue.

Que la Ville tranche pour ou contre ce règlement, elle doit le faire sur la base de données publiques et vérifiables — pas sur la pression d’un sondage syndical ni sur l’émotion d’une seule vidéo virale. Quatre mois d’hésitation n’ont produit ni règlement, ni position claire, ni bilan chiffré. C’est le pire des scénarios : assez de temps pour alimenter la polarisation, pas assez pour produire une décision étayée.

Le PLQ presse Lionel Carmant de s’expliquer après des décès liés à la DPJ Batshaw

0

Le Parti libéral du Québec demande au ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, de sortir de son silence après les révélations concernant le décès de trois enfants suivis par le Centre de la jeunesse et de la famille Batshaw. L’opposition réclame également une enquête indépendante.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a dénoncé mardi le silence du ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, à la suite des révélations faisant état du décès de trois enfants suivis par le Centre de la jeunesse et de la famille Batshaw en mars dernier.

Dans un communiqué, la porte-parole libérale en matière de protection de la jeunesse, Brigitte Garceau, reproche au ministre de ne pas avoir réagi publiquement plusieurs jours après la publication des informations par The Montreal Gazette. Elle estime que les proches des victimes, les intervenants et la population sont en droit d’obtenir des explications sur les circonstances de ces décès et sur les mesures mises en place pour prévenir de nouveaux drames.

La députée demande notamment que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse mène une enquête indépendante sur chacun des trois dossiers afin d’examiner les pratiques du Centre Batshaw et de déterminer si des défaillances institutionnelles ont compromis les droits ou la sécurité des enfants.

Le PLQ souhaite également connaître le nombre d’enfants suivis par les services de protection de la jeunesse décédés au Québec au cours des dernières années et appelle le gouvernement à faire preuve de davantage de transparence.

Le vol de véhicules chute au Québec, mais les réparations coûtent toujours plus cher

0

Le nombre de réclamations pour vol de véhicules a reculé de plus de 30 % au Québec en 2025, selon le Groupement des assureurs automobiles. En parallèle, le coût moyen des réclamations pour collision a plus que doublé en dix ans, exerçant une pression sur les primes d’assurance.

Le nombre de réclamations pour vol de véhicules a fortement diminué au Québec en 2025, mais la hausse continue des coûts de réparation à la suite de collisions demeure un facteur de pression sur les primes d’assurance automobile, selon les plus récentes données publiées mardi par le Groupement des assureurs automobiles (GAA).

Le GAA indique que 4 559 réclamations pour vol ont été enregistrées en 2025, soit une baisse de 31,5 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit du niveau le plus faible observé depuis 2016.

L’organisme attribue cette amélioration aux mesures de prévention et aux efforts déployés pour lutter contre le vol automobile, un phénomène qui avait fortement augmenté au cours des dernières années.

En revanche, le coût des sinistres liés aux collisions poursuit sa progression. Le coût moyen d’une réclamation s’est élevé à 8 638 $ en 2025, contre 4 083 $ dix ans auparavant.

Selon le GAA, cette hausse s’explique notamment par la sophistication croissante des véhicules, l’intégration de technologies d’aide à la conduite, l’augmentation du prix des pièces de remplacement, le coût de la main-d’œuvre spécialisée et la valeur plus élevée des véhicules.

L’organisme souligne que, malgré la baisse globale des vols, certains modèles de véhicules et certaines régions du Québec demeurent particulièrement ciblés par les réseaux de voleurs.

Le GAA estime enfin que la prévention des collisions demeure l’un des moyens les plus efficaces de limiter les coûts des réclamations et, à terme, de réduire la pression exercée sur les primes d’assurance automobile.

À Longueuil, l’électrification s’annonce à coups de millions, mais pas encore à coups d’autobus

0

Le vocabulaire est vert, les chiffres sont gros, mais ce qui roule sur le terrain reste, pour l’essentiel, à combustion.

Québec a confirmé une aide de 62 858 043 $ au Réseau de transport de Longueuil dans le cadre du Programme d’aide gouvernementale au transport collectif des personnes, une annonce faite conjointement par le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, et la ministre de l’Environnement, Pascale Déry. Sur le fond, l’argent ne finance pas de nouveaux autobus : il servira à moderniser les centres d’exploitation du Vieux-Longueuil et de Saint-Hubert pour y intégrer les équipements nécessaires aux véhicules électriques. Autrement dit, on paie les prises de courant avant d’avoir la majorité des voitures à brancher. Ce n’est pas un reproche en soi — l’infrastructure doit précéder la flotte, pas l’inverse — mais c’est une nuance que le communiqué gouvernemental, tout à la fierté du chiffre rond, ne prend pas la peine de faire.

La cible de 2030 se rapproche plus vite que la flotte électrique.

Le Plan pour une économie verte 2030 du gouvernement fixe un objectif de 55 % d’autobus urbains électrifiés à l’échelle du Québec d’ici quatre ans. Du côté du RTL précisément, l’inventaire concret est mince : la société a confirmé l’achat de 20 autobus électriques en février 2025, avec une option pour 78 véhicules supplémentaires qui n’a pas encore été levée. Vingt véhicules fermes, une centaine d’autres au conditionnel — voilà l’état réel de la transition, derrière l’enveloppe de 63 millions consacrée cette semaine aux prises électriques des garages.

Le directeur général du RTL lui-même ne présente pas la cible comme une formalité : Michel Veilleux a reconnu que l’objectif de 55 % d’ici 2030 représente un défi majeur pour la société de transport, un constat tiré de l’expérience d’un projet pilote de six minibus électriques mené plus tôt cette année. Quand le premier responsable de l’organisation qualifie lui-même l’échéance de « défi majeur », un journal qui prend le pouls du terrain a le devoir de le prendre au mot plutôt que de se contenter du triomphalisme du communiqué ministériel.

La facture, elle, ne fait pas de pilote : elle est déjà planifiée jusqu’en 2034.

Ce qui mérite le plus d’attention, c’est ce qui n’apparaît dans aucun communiqué de presse cette semaine : le plan des immobilisations du RTL prévoit que le service de la dette brute de la société passera d’environ 23 millions de dollars aujourd’hui à près de 97 millions d’ici 2034, essentiellement à cause des travaux de modernisation et d’électrification en cours. C’est le prix à payer pour la transition — un prix légitime, mais qui finira, comme toujours en transport collectif, par se refléter quelque part dans les budgets municipaux ou dans la grille tarifaire des usagers de l’agglomération. Aucune annonce gouvernementale de cette semaine n’a mentionné ce chiffre.

L’aide de 63 millions est une bonne nouvelle pour les garages de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil, point. Ce n’est ni une flotte électrifiée, ni une garantie que la cible de 2030 sera atteinte, ni une réponse à la question du financement à long terme d’une dette qui va quadrupler en une décennie. La transition énergétique du transport collectif rive-sud avance, mais à un rythme et avec une facture que les communiqués de presse préfèrent annoncer par tranches plutôt que d’un seul bloc. Le vrai test, ce sera de compter, en 2027 et en 2028, combien d’autobus à batterie roulent réellement sur les routes de l’agglomération — pas combien de millions ont été virés d’un compte gouvernemental à un autre.

VT Markets lance un concours mondial de trading doté de 200 000 dollars

0

Le courtier multi-actifs VT Markets a annoncé le lancement de la Gold Cup 2026, une compétition internationale de trading en ligne offrant jusqu’à 200 000 dollars américains de récompenses. Les qualifications régionales se dérouleront du 3 août au 13 septembre.

Le courtier multi-actifs VT Markets a lancé la Gold Cup 2026, un concours international de trading en ligne ouvert à ses clients à travers le monde. La compétition débutera par une série de qualifications régionales du 3 août au 13 septembre 2026, avant une finale réunissant les meilleurs participants.

Selon l’entreprise, la dotation totale atteint 200 000 dollars américains, l’une des plus importantes proposées cette année pour une compétition de trading. Les concurrents seront classés en fonction du pourcentage de rendement de leur portefeuille, un critère destiné à mesurer leurs performances indépendamment du capital investi.

Les meilleurs traders de chaque région recevront des prix en espèces et décrocheront leur qualification pour la finale internationale.

Pour participer, les candidats devront ouvrir un compte réel auprès de VT Markets, compléter la procédure de vérification d’identité (KYC) et s’inscrire sur le portail de l’entreprise. Les 100 premiers inscrits de chaque région recevront un crédit de trading de 10 dollars américains.

Le règlement prévoit notamment le maintien d’un solde net minimal de 1 000 dollars américains pendant toute la durée du concours. Les participants devront également réaliser un volume cumulé d’au moins 10 lots, chaque position devant être conservée pendant un minimum de cinq minutes pour être prise en compte.

Présent dans plus de 160 pays, VT Markets indique offrir l’accès à plus de 1 000 instruments financiers et affirme vouloir promouvoir une pratique du trading accessible à un large public.

La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : et si le Québec suivait ?

0

Fini Instagram, TikTok et Snapchat avant 15 ans — du moins en France. Le 21 juillet, la France est devenue le premier pays d’Europe à voter une véritable interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Et la mesure entre en vigueur dès le 1er septembre.

Concrètement, les plateformes ne pourront plus créer de nouveaux comptes pour un jeune de moins de 15 ans à partir de cette date, et devront supprimer les comptes existants d’ici janvier 2027. La loi étend aussi l’interdiction du cellulaire aux lycées, en plus des écoles et collèges où elle existait déjà.

Le déclencheur est tragique : le président français avait relancé l’idée après le meurtre d’une surveillante par un collégien de 14 ans. Mais les chiffres qui appuient la loi sont tout aussi frappants : les adolescents de 12 à 17 ans passent en moyenne plus d’une heure par jour rien que sur TikTok, où l’algorithme privilégie justement les contenus les plus extrêmes et anxiogènes. Et selon un sondage cité pendant les débats, près des deux tiers des jeunes de 11 à 17 ans se disent eux-mêmes favorables à l’interdiction.

La France n’est pas seule : l’Australie a innové en interdisant l’accès aux mineurs de moins de 16 ans dès décembre dernier. Reste un os de taille : comment vérifier l’âge de quelqu’un en ligne sans créer un système de surveillance généralisée ? La Commission européenne planche justement sur une application de vérification d’âge, et le Conseil constitutionnel français doit encore se prononcer sur la loi d’ici un mois.

Que vous soyez parent, enseignant ou simplement témoin du temps d’écran de vos jeunes proches, ce précédent français risque de relancer le débat ici aussi. Le Québec, qui limite déjà les cellulaires en classe, pourrait bien regarder Paris avec beaucoup d’attention.