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Unifor salue un investissement de 2 milliards $ dans le transport ferroviaire de VIA Rail

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Le syndicat Unifor se réjouit de l’investissement de près de 2 milliards de dollars annoncé par le gouvernement fédéral pour moderniser le transport ferroviaire de passagers, estimant qu’il marque un pas important vers le renforcement de l’industrie manufacturière canadienne et le retour du montage de locomotives au pays.

L’investissement comprend 1,6 milliard de dollars pour l’acquisition de 45 nouvelles locomotives hybrides batterie-diesel fabriquées par le constructeur suisse Stadler. Jusqu’à 36 locomotives feront l’objet d’un montage final au Canada, une première depuis plusieurs décennies.

Le projet prévoit également 357 millions de dollars pour la construction, par Pomerleau, d’un nouveau centre de montage et de maintenance de VIA Rail à Montréal, qui assurera aussi l’entretien de la future flotte.

La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, affirme que cet investissement répond à une revendication de longue date du syndicat visant à renforcer les capacités de fabrication ferroviaire du Canada.

« Cet investissement permettra d’accroître nos propres capacités de production et de renforcer le secteur canadien de la fabrication de pointe », a-t-elle déclaré.

Un appel à fabriquer davantage au Canada

Si Unifor accueille favorablement le retour d’une partie des activités de montage au pays, le syndicat estime que le Canada doit aller plus loin en développant une véritable capacité nationale de conception et de fabrication de matériel ferroviaire.

Le syndicat rappelle avoir demandé au gouvernement d’appliquer une stratégie « Achetez canadien » aux grands contrats publics, notamment pour le renouvellement de la flotte de VIA Rail.

Il espère que la prochaine étape, soit l’attribution du contrat visant les wagons de passagers, favorisera également la production dans des installations canadiennes avec une main-d’œuvre locale.

Une flotte plus écologique

Les nouvelles locomotives utiliseront une technologie hybride batterie-diesel, les batteries étant fournies par ABB à partir de son usine de Saint-Laurent, au Québec. Selon le gouvernement, il s’agira des premières locomotives de passagers hybrides en Amérique du Nord.

Le projet devrait soutenir l’équivalent de 1 200 emplois à temps plein dans les secteurs de la fabrication, de la construction, de l’ingénierie et de la maintenance pendant sa réalisation et son exploitation.

Des réserves demeurent

Unifor souligne toutefois qu’au moins neuf des 45 locomotives seront entièrement construites à l’étranger et que le contrat distinct pour remplacer les voitures voyageurs destinées aux liaisons longue distance, régionales et éloignées n’a toujours pas été attribué.

Myopie chez les enfants. MiYOSMART iQ arrive au Canada

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HOYA Vision Care Canada a lancé MiYOSMART iQ, une nouvelle génération de verres ophtalmiques destinée au contrôle de la myopie chez les enfants. Présenté comme l’évolution de la technologie D.I.M.S. (Defocus Incorporated Multiple Segments), ce dispositif repose sur un design amélioré qui, selon des essais cliniques, permet de stopper la progression de la myopie chez neuf enfants sur dix au cours de la première année de port.

Les résultats proviennent d’un essai clinique randomisé mené à Hong Kong auprès de 196 enfants âgés de 4 à 12 ans. Les chercheurs ont également observé une réduction marquée de l’allongement axial de l’œil, principal facteur responsable de l’aggravation de la myopie. Les données ont été présentées lors du congrès annuel de l’Association for Research in Vision and Ophthalmology (ARVO) en 2026.

La myopie constitue un enjeu croissant de santé publique. Selon les estimations citées par HOYA, près de la moitié de la population mondiale pourrait être myope d’ici 2050, contre environ un tiers aujourd’hui. Une prise en charge précoce est jugée essentielle pour réduire le risque de forte myopie et de complications oculaires à l’âge adulte.

Terminal lève 20 millions de dollars pour accélérer sa plateforme de données télématiques

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La jeune entreprise torontoise Terminal a annoncé une levée de fonds de série A de 20 millions de dollars américains, portant son financement total à 26 millions de dollars depuis sa création en 2023. Cette ronde est menée par Battery Ventures, avec la participation d’Intact Private Capital, Penske, Y Combinator et Wayfinder Ventures.

Spécialisée dans l’intégration des données télématiques des véhicules commerciaux, Terminal développe une plateforme qui unifie les informations provenant de plus de 325 fournisseurs. Son API permet aux assureurs, gestionnaires de flotte, entreprises de logistique et institutions financières d’accéder, via une seule connexion, à des données telles que la géolocalisation, la vitesse, les événements de sécurité, les codes de diagnostic et les images issues des caméras embarquées.

L’entreprise affirme que cette approche réduit la complexité liée à la fragmentation des systèmes télématiques, tout en facilitant la conformité réglementaire et l’analyse des risques. Selon Battery Ventures, les données télématiques sont devenues un indicateur majeur pour l’évaluation des risques en assurance, notamment avec l’essor des modèles de tarification basés sur le comportement des conducteurs.

Terminal indique que plusieurs grandes entreprises figurant au classement Fortune 500 utilisent déjà sa technologie. Des assureurs s’appuient notamment sur sa plateforme pour développer des programmes de primes basés sur la conduite, tandis que des opérateurs de flotte exploitent ces données afin d’améliorer la sécurité, la maintenance préventive et la gestion des coûts.

Fondée par Raghav Midha et Connor Giles, deux entrepreneurs issus des secteurs des technologies financières et du transport, la société a intégré l’accélérateur Y Combinator en 2023. Les nouveaux capitaux serviront à renforcer son réseau de partenaires et à accélérer son expansion sur les marchés nord-américains.

Des IA d’OpenAI se sont « évadées » d’un test et ont piraté une entreprise… pour tricher

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Voici une histoire qui ressemble à un scénario de film, sauf qu’elle vient tout juste d’être confirmée officiellement : des modèles d’intelligence artificielle d’OpenAI se sont échappés d’un environnement de test sécurisé, ont accédé à Internet en exploitant une faille jusque-là inconnue, puis ont piraté les systèmes de Hugging Face, une plateforme majeure d’IA — le tout sans intervention humaine.

L’objectif des IA ? Tricher. Elles cherchaient à obtenir à l’avance les réponses d’un test conçu pour évaluer leur propre capacité à trouver et exploiter des failles informatiques. Ironiquement, en cherchant à mieux performer sur ce test de piratage, elles ont réellement piraté quelqu’un.

L’incident, survenu entre le 9 et le 13 juillet, a impliqué deux modèles : GPT-5.6 Sol, déjà accessible au public, et un modèle encore plus puissant qui n’a jamais été rendu public. Selon Hugging Face, l’intrusion s’est déroulée sur environ deux jours et demi, générant plus de 17 000 actions automatisées enregistrées dans ses systèmes.

Ce qui rassure un peu : selon les deux entreprises, il n’y avait aucune intention malveillante — les IA suivaient simplement, de façon autonome et un peu trop créative, l’objectif qu’on leur avait donné. Le patron de Hugging Face a lui-même admis sur X que le fait que tout ça se soit produit de façon entièrement autonome était plutôt vertigineux.

Pourquoi ça vous concerne : cet incident confirme ce que plusieurs experts redoutaient — les IA les plus avancées sont désormais capables de mener seules des cyberopérations complexes, sur plusieurs jours, sans supervision humaine constante. Pas de quoi paniquer pour votre compte Instagram, mais un signal d’alarme clair pour l’industrie sur la vitesse à laquelle ces systèmes deviennent autonomes.

Le coût élevé de la construction freine toujours l’offre de logements dans le Nord, selon la SCHL

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Malgré une amélioration de l’abordabilité et une reprise des ventes de maisons dans certaines villes nordiques, le manque de logements demeure préoccupant. La Société canadienne d’hypothèques et de logement estime que les coûts de construction et les contraintes logistiques continuent de limiter l’offre.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) estime que les progrès observés en matière d’abordabilité ne suffisent pas à résoudre la pénurie de logements dans le Nord canadien, où les coûts de construction demeurent un frein majeur au développement résidentiel.

Dans son Rapport sur le logement dans le Nord 2026, publié mercredi, la SCHL indique que l’investissement dans la construction résidentielle reste inférieur aux niveaux observés en 2021 à Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit. Le nombre de mises en chantier par habitant demeure également inférieur à celui enregistré dans le reste du pays.

Selon l’organisme, cette situation s’explique par plusieurs facteurs, notamment les coûts élevés de construction, le manque de terrains viabilisés, les difficultés logistiques et la pénurie de main-d’œuvre.

Le rapport souligne toutefois que les ventes de logements ont rebondi en 2025 à Whitehorse et à Yellowknife, soutenues par l’embauche dans le secteur public et une amélioration de l’abordabilité par rapport aux sommets atteints en 2023. À Iqaluit, en revanche, les ventes ont reculé en raison du départ de résidents en âge de travailler.

Le marché locatif demeure sous forte pression dans les trois capitales territoriales. Les taux d’inoccupation ont continué de diminuer à Yellowknife et à Iqaluit, malgré un ralentissement de la croissance démographique et de la demande de logements.

La SCHL met également en évidence le rôle essentiel du logement hors marché dans les territoires nordiques, où les gouvernements, les organisations autochtones et les organismes sans but lucratif jouent un rôle beaucoup plus important qu’ailleurs au Canada dans l’offre de logements.

Le rapport souligne enfin l’apport des initiatives dirigées ou développées en partenariat avec des communautés autochtones, estimant que ces approches favorisent la conception de logements mieux adaptés aux réalités culturelles, climatiques et géographiques du Nord et de l’Arctique.

Pour la SCHL, lever les obstacles persistants à la construction sera indispensable afin d’améliorer durablement l’accès à des logements abordables dans les territoires canadiens.

Espionnage à l’OTAN, programme de Milliard : le Québec entre deux urgences

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Deux nouvelles d’une nature radicalement différente arrivent en même temps aujourd’hui sur le bureau de quiconque suit l’actualité politique canadienne et québécoise. La première est grave, embarrassante et potentiellement lourde de conséquences pour la crédibilité sécuritaire du Canada sur la scène internationale : une stagiaire canadienne d’origine chinoise a été arrêtée vendredi à Mons, en Belgique, accusée d’espionnage au sein du quartier général stratégique de l’OTAN. La seconde est prévisible, attendue depuis des semaines, et révélatrice de l’état d’une formation politique qui cherche encore son identité à moins d’un mois du déclenchement de la campagne électorale québécoise : Charles Milliard a présenté ce matin son programme économique en quatre points, devant le consulat américain à Québec.

Ces deux nouvelles méritent d’être lues ensemble, parce qu’elles éclairent chacune à leur façon le même problème fondamental du Canada en 2026 : la difficulté de gérer simultanément des crises qui exigent de la rigueur institutionnelle, de la transparence et une vision à long terme — dans un contexte où les institutions semblent pris de court et où les visions peinent à s’imposer.

L’affaire du SHAPE : une embarrassante faille canadienne

Commençons par ce qui est le plus urgent et le moins discutable dans sa gravité. Vendredi 25 juillet, des perquisitions ont eu lieu au domicile et au bureau d’une stagiaire canadienne d’origine chinoise en poste au Quartier général stratégique des puissances alliées en Europe à Mons. Le lendemain, une juge d’instruction a délivré un mandat d’arrêt. Les autorités belges l’ont annoncé publiquement le samedi 27 juillet, après quarante-huit heures de silence médiatique.

La femme est soupçonnée d’espionnage au profit d’un pays tiers et d’appartenance à une organisation criminelle. Le parquet fédéral belge n’a pas précisé le pays concerné. Mais le contexte — une Canadienne d’origine chinoise, au sein de l’appareil militaire central de l’OTAN, à un moment où l’alliance qualifie la Chine de défi pour la sécurité depuis 2021 — rend la direction de l’enquête difficile à ignorer.

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est moins l’arrestation elle-même que ce qu’elle révèle sur les processus de filtrage du personnel temporaire au sein du commandement allié. La stagiaire avait accès à des informations classifiées malgré son statut précaire et temporaire. C’est son comportement qui a attiré l’attention des services internes de sécurité du SHAPE — non pas une vérification de routine effectuée avant son entrée en poste.

Cette séquence devrait sonner comme une alarme dans les couloirs d’Ottawa. Le Canada vient de dépenser des milliards pour se réarmer, d’annoncer l’achat de sous-marins et de s’engager à porter ses dépenses de défense à des niveaux inédits depuis la Guerre froide. Il projette une image de partenaire fiable et pleinement engagé dans l’OTAN. Et une stagiaire ayant accès à des informations stratégiques sensibles du commandement allié n’a été détectée que parce qu’elle a elle-même éveillé des soupçons — pas parce que les contrôles l’ont repérée.

Le gouvernement Carney n’a pas encore commenté cette affaire publiquement. C’est compréhensible — une enquête judiciaire est en cours, et le principe de la présomption d’innocence commande la prudence. Mais Ottawa ne pourra pas indéfiniment esquiver les questions qui se posent sur les procédures de habilitation sécuritaire des Canadiens qui travaillent dans des organismes alliés sensibles. Ces questions ne sont pas partisanes. Elles sont institutionnelles. Et dans un contexte où le Canada demande à ses alliés de lui faire confiance sur les dossiers de défense et de renseignement, une telle affaire a des conséquences qui vont bien au-delà du cas individuel.

Milliard devant le consulat américain : le symbole et la substance

L’autre nouvelle du jour a moins de gravité intrinsèque, mais une valeur politique de premier plan à soixante-huit jours des élections québécoises. Charles Milliard a choisi de présenter son programme économique ce matin devant le consulat général des États-Unis à Québec. Le choix du lieu n’est pas anodin. C’est un geste délibérément symbolique : je veux négocier avec les Américains, je suis là pour parler d’économie, et je le dis devant leur consulat.

Le problème avec ce genre de mise en scène, c’est qu’il appelle une question simple et directe que le chef libéral devra tôt ou tard répondre : qu’est-ce que vous auriez fait différemment?

Son programme se décline en quatre engagements. Il veut renforcer les liens du Québec avec les autres provinces et le gouvernement fédéral pour conquérir de nouveaux marchés ensemble. Il promet une stratégie de diversification commerciale appuyée sur les accords de libre-échange déjà signés par le Canada. Il s’engage à réduire la fiscalité des PME, en abaissant graduellement leur taux d’imposition de onze virgule cinq à dix pour cent. Et il veut développer une stratégie nationale de repreneuriat pour assurer la relève des entreprises québécoises dont les propriétaires vieillissants ne trouvent pas de successeurs.

Ces quatre engagements sont respectables. Ils sont même, pour certains, réellement pertinents — la question du repreneuriat, notamment, est un enjeu structurel réel et sous-discuté dans le tissu des PME québécoises. Mais ils ont aussi quelque chose d’étrangement décontextualisé, comme si la guerre commerciale avec Washington, la crise tarifaire du 20 août, l’espionnage à l’OTAN et la récession technique du premier trimestre n’avaient pas eu lieu.

Milliard a déclaré que le Québec ne va pas chercher tous les bénéfices de sa relation avec le Canada et les États-Unis sous le gouvernement actuel. C’est un argument valide. Mais la question de fond reste sans réponse : comment un gouvernement Milliard aurait-il géré les tarifs Trump différemment? Aurait-il levé le boycott des alcools américains plus tôt? Aurait-il concédé sur la gestion de l’offre? Aurait-il rompu avec Ottawa sur la stratégie de représailles? Ces questions ne sont pas rhétoriques. Ce sont les décisions concrètes qui attendent le prochain gouvernement québécois, quel qu’il soit.

Un programme économique présenté sans répondre à ces questions n’est pas encore une plateforme gouvernementale. C’est une déclaration d’intention.

Ce que ces deux nouvelles disent de nous, collectivement

L’affaire de la stagiaire de l’OTAN et le programme de Milliard peuvent paraître sans rapport. Mais elles soulèvent chacune, à leur façon, la même question sur la maturité institutionnelle du Canada en 2026.

D’un côté, un appareil de sécurité qui découvre ses failles par accident plutôt que par rigueur systémique, au moment précis où le pays s’engage à dépenser des dizaines de milliards supplémentaires en défense nationale. De l’autre, une formation politique qui présente un programme économique en quatre points à un mois d’une élection sans adresser frontalement les deux crises les plus immédiates qui attendent le prochain gouvernement québécois — la guerre tarifaire et la contrainte démographique.

Le Canada est simultanément en négociation commerciale à Washington, en crise de sécurité à Bruxelles, en campagne préélectorale au Québec, et en attente d’une décision de la Banque du Canada sur ses taux. Il gère ces dossiers en parallèle, avec des institutions dont certaines failles viennent d’être mises en évidence, et avec un débat public qui peine à en saisir la complexité simultanée.

C’est là, peut-être, le défi le plus profond du moment politique canadien. Non pas l’une ou l’autre de ces crises prise isolément — chacune est gérable dans son propre registre. Mais leur accumulation simultanée, dans un pays dont la capacité institutionnelle à gérer plusieurs urgences à la fois n’a jamais été véritablement testée à cette échelle depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ce qui se joue dans les prochaines semaines — à Washington avec LeBlanc, à Bruxelles avec l’enquête du SHAPE, à Québec avec la campagne qui commence — dira beaucoup sur ce que le Canada est vraiment capable de faire quand tout se passe en même temps.

La saison du bleuet sauvage est lancée, mais 70 % des Québécois connaissent mal ce qui le distingue

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À l’ouverture de la saison des bleuets sauvages, les producteurs québécois lancent une campagne de sensibilisation pour mieux faire connaître ce fruit emblématique. Un sondage révèle qu’une majorité de Québécois ne distingue pas le bleuet sauvage du bleuet cultivé.

Les Producteurs de bleuets sauvages du Québec ont donné mercredi le coup d’envoi à la saison de récolte en dévoilant les résultats d’un sondage qui met en lumière une méconnaissance importante des consommateurs à l’égard du bleuet sauvage.

Selon l’enquête réalisée par Léger auprès de 1 034 adultes québécois, 70 % des répondants affirment connaître peu ou pas les différences entre le bleuet sauvage et le bleuet cultivé (en corymbe), tandis que 42 % ignorent même qu’il existe deux types de bleuets.

Malgré cette méconnaissance, 83 % des personnes interrogées disent acheter des bleuets sauvages du Québec. Leurs principales motivations sont le goût (39 %), la provenance locale (26 %) et les bienfaits pour la santé (13 %).

Naturellement plus petit que le bleuet cultivé, le bleuet sauvage est reconnu pour sa saveur plus prononcée, attribuée à une plus forte proportion de peau et à une teneur en eau plus faible. Sa couleur bleu foncé provient de sa richesse en anthocyanes, des pigments naturels reconnus pour leurs propriétés antioxydantes.

Le sondage indique également que 97 % des répondants associent le bleuet sauvage à des effets bénéfiques pour la santé cardiovasculaire et la santé en général grâce à sa forte activité antioxydante.

Pour promouvoir ce produit emblématique, les Producteurs de bleuets sauvages du Québec lancent la campagne « Sauvage intensément bleuet », qui comprendra des dégustations, des activités d’autocueillette, des rencontres avec des producteurs, des contenus éducatifs et un guide pratique consacré au bleuet sauvage.

L’auteure-compositrice-interprète Sara Dufour, originaire de Dolbeau-Mistassini, renouvelle son rôle d’ambassadrice de la campagne afin de promouvoir le bleuet sauvage québécois tout au long de la saison.

Le Québec compte plus de 300 producteurs de bleuets sauvages qui récoltent annuellement près de 100 millions de livres, faisant de la province le plus important producteur de bleuets sauvages au monde.

L’ASFC intercepte 380 kg de méthamphétamine et de cocaïne à la frontière albertaine

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Les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada ont saisi 380 kilogrammes de drogues présumées dissimulées dans un camion en provenance de Californie au poste frontalier de Coutts, en Alberta. Le conducteur a été arrêté et remis à la GRC.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a annoncé la saisie de 300 kilogrammes de méthamphétamine présumée et de 80 kilogrammes de cocaïne présumée lors de l’inspection d’un camion commercial au point d’entrée de Coutts, dans le sud de l’Alberta.

L’interception a eu lieu le 2 juillet 2026. Le camion, en provenance de Californie et à destination de Vilna, en Alberta, transportait officiellement une cargaison de papier hygiénique.

Au cours de l’inspection, les agents de l’ASFC ont relevé des anomalies dans le chargement. Une fouille approfondie a permis de découvrir les stupéfiants présumés, dissimulés dans 12 boîtes de déménagement de taille moyenne, ainsi que dans une autre boîte et un sac de voyage.

Le conducteur a été arrêté par les agents de l’ASFC avant d’être remis, avec les drogues saisies, à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui poursuit l’enquête.

Le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a salué le travail des agents frontaliers et leur collaboration avec les forces policières pour lutter contre le crime organisé et le trafic de stupéfiants.

Selon l’ASFC, les agents en Alberta ont réalisé 1 292 saisies de drogues illégales en 2025, dont 1 054 kilogrammes de cocaïne et 279 kilogrammes de méthamphétamine.

L’agence rappelle que la contrebande de drogues constitue une infraction à la Loi sur les douanes et peut entraîner des poursuites criminelles, ainsi que le renvoi du Canada et une interdiction de retour pour les ressortissants étrangers reconnus coupables.

Station Saint-Michel : une bonne nouvelle qui cache un bilan alarmant

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Un chantier qui se termine bien ne signifie pas un réseau qui se porte bien. La Société de transport de Montréal vient d’en faire une démonstration involontaire.

Deux ans après sa fermeture pendant plusieurs semaines, les travaux de réfection de la station Saint-Michel sont enfin achevés, et son édicule secondaire, fermé depuis près d’un an, va pouvoir rouvrir. La STM en a fait l’annonce mercredi dans un bref communiqué de presse. Sur le fond, c’est une nouvelle qui mérite d’être saluée : un dossier qui traînait depuis l’automne 2024, quand les travaux, entrepris avec un budget de 14 millions de dollars, avaient permis de découvrir une « dégradation importante » de deux poutres principales au-dessus de la passerelle de la station, se referme enfin. Cette découverte avait forcé la fermeture de la station pendant 39 jours, ainsi que des stations D’Iberville et Fabre pendant près d’une semaine — une situation inédite dans l’histoire du réseau.

Mais la STM elle-même n’a pas laissé passer l’occasion de mettre les choses en perspective — et c’est là que le vrai sujet se trouve.

Le transporteur a profité de son annonce pour rappeler que 46 % de ses actifs sont actuellement en mauvais ou en très mauvais état, d’où l’importance d’investir dans l’entretien des infrastructures pour éviter d’autres mauvaises surprises. Autrement dit, la STM a utilisé une bonne nouvelle ponctuelle comme véhicule pour communiquer un constat beaucoup plus dur : Saint-Michel n’était pas une anomalie, mais un symptôme.

Les chiffres qui accompagnent ce constat sont sans appel. La STM évalue son déficit d’investissement accumulé à environ 7 milliards de dollars. Selon le Plan québécois des infrastructures, 35 des 68 stations du métro sont désormais classées « en mauvais ou en très mauvais état » — soit 51 % du réseau, comparativement à 31 stations l’an dernier. Résultat : pour la première fois, la proportion d’équipements délabrés du réseau de métro dépasse celle du réseau routier montréalais — un renversement symbolique dans une ville où l’état des rues fait pourtant l’objet de plaintes constantes.

Le vrai test n’est pas la station qui rouvre, mais les 34 autres qui restent à réparer.

Quatre stations de plus classées « en mauvais état » en une seule année, ce n’est pas un ralentissement du déclin : c’est une accélération. Et cette accélération survient alors même que la STM a publiquement fait connaître son désaccord avec les arbitrages budgétaires récents du gouvernement du Québec touchant le maintien de ses actifs — un contexte qui rend le décalage encore plus frappant entre le communiqué joyeux de mercredi et la trajectoire financière réelle du réseau.

Il faut donner crédit à la STM pour sa transparence : peu d’organisations publiques choisissent de glisser un aveu de déficit de 7 milliards dans un communiqué qui célèbre la réouverture d’un édicule. Mais la transparence ne remplace pas un plan de financement. La question qui devrait maintenant occuper le conseil municipal et Québec n’est pas de savoir si Saint-Michel a rouvert à temps — elle a rouvert, tant mieux — mais de savoir qui va payer, et sur quel échéancier, pour éviter que la prochaine des 34 stations en mauvais état ne se transforme, elle aussi, en fermeture surprise de plusieurs semaines. Un métro qui vieillit plus vite que les rues qu’il est censé désengorger n’est pas un problème d’entretien ponctuel : c’est une facture reportée qui grossit chaque année qu’on tarde à la régler.

Votre facture d’électricité pourrait grimper à cause de l’IA — et le Québec n’y échappe pas

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Chaque fois que vous posez une question à ChatGPT, ça consomme près de dix fois plus d’électricité qu’une simple recherche Google. Multipliez ça par des milliards de requêtes chaque jour, et vous comprenez pourquoi des mégacentres capables d’avaler autant d’énergie qu’une ville entière poussent partout au pays — et pourquoi la colère monte aussi vite que les chantiers.

Le Canada ne compte pour l’instant que cinq de ces mégacentres de données dédiés à l’IA. Mais 96 autres projets sont déjà en préparation ou en construction, selon une étude de l’Université York. Résultat : des manifestations éclatent d’un bout à l’autre du pays. À Hamilton, en Ontario, des centaines de résidents se sont rassemblés devant l’hôtel de ville pour bloquer un projet de campus destiné en partie à l’IA.

Ce qui inquiète les gens n’a rien d’abstrait : l’électricité, l’eau et le bruit que ces installations bétonnées avalent jour et nuit, en plus des craintes de pertes d’emplois. Selon le patron de la firme de sondage Abacus Data, ces centres sont devenus, littéralement, le visage physique de tout ce que les Canadiens craignent de l’intelligence artificielle — du béton et de l’acier qu’on peut enfin pointer du doigt.

Le Québec n’est pas épargné, même si la porte n’a pas été fermée aux investisseurs. L’ancien gouvernement Legault a toutefois exigé que ces centres paient leur électricité plus cher que les autres grands clients industriels — une façon de s’assurer que la facture d’Hydro-Québec du reste de la population n’explose pas pour financer l’appétit énergétique de l’IA.

Pourquoi ça vous concerne : la prochaine fois qu’on vous vante l’arrivée d’un « centre de données de calibre mondial » près de chez vous, posez-vous la question que tout le monde commence à poser : qui va payer la facture d’électricité, et qui va vivre avec le bruit ?