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Neuf provinces concluent un accord sur la vente directe d’alcool aux consommateurs

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Neuf provinces canadiennes ont signé une entente visant à permettre la vente directe de boissons alcoolisées aux consommateurs, une mesure destinée à réduire les obstacles au commerce intérieur et à élargir l’accès aux produits des producteurs canadiens.

L’accord, annoncé mardi par le Secrétariat du commerce intérieur, réunit l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador.

À l’exception de la Colombie-Britannique, qui prévoit mettre en œuvre son système complet d’ici février 2027, les provinces participantes entament immédiatement l’application de leur régime de vente directe. Les consommateurs pourront ainsi commander des vins, bières, spiritueux et autres boissons alcoolisées directement auprès de producteurs établis ailleurs au Canada, selon les règles propres à chaque province.

Le Québec et le Yukon, signataires d’un protocole d’entente conclu en 2025, poursuivent leurs travaux en vue d’adhérer prochainement à l’accord.

Les premiers ministres provinciaux présentent cette initiative comme une étape dans la réduction des barrières au commerce interprovincial. Ils affirment vouloir poursuivre les discussions avec les autres gouvernements afin de faciliter davantage les échanges au sein du marché canadien.

NAV CANADA affirme avoir réduit de 91 % les retards de vols liés à ses opérations pendant la Coupe du monde

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NAV CANADA indique avoir enregistré une forte baisse des retards de vols attribuables à ses opérations dans les principaux aéroports du pays durant la période de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

Selon l’organisme chargé du contrôle de la circulation aérienne au Canada, la proportion de vols réguliers touchés par des mesures de gestion du trafic liées au personnel ou à l’équipement de NAV CANADA est passée de 1,72 % en 2025 à 0,15 % entre le 1er mai et le 7 juillet 2026 dans les aéroports de Toronto Pearson, Montréal-Trudeau, Calgary et Vancouver, soit une diminution de 91 %.

À Vancouver, l’un des principaux points d’entrée des voyageurs du tournoi, cette proportion est passée de 4,99 % à 0,34 %.

NAV CANADA affirme également qu’aucune restriction de circulation aérienne attribuable à l’organisme n’a été imposée lors des 13 journées de matchs disputés à Toronto et à Vancouver entre le 12 juin et le 7 juillet. Les seules mesures prises durant cette période concernaient le séquencement habituel des arrivées et un arrêt au sol lié aux conditions météorologiques à Toronto.

L’organisme attribue cette amélioration à une hausse de ses effectifs depuis la pandémie, au maintien en poste de contrôleurs réembauchés et à des investissements technologiques, notamment dans les systèmes de gestion des arrivées.

NAV CANADA précise que l’ensemble des mesures prévues dans son plan de préparation estivale demeurera en vigueur jusqu’à la fête du Travail, alors que le mois d’août est généralement considéré comme la période la plus exigeante de la saison en raison de la forte demande et des conditions météorologiques convectives.

Un expert canadien participe à une déclaration mondiale sur la gouvernance de l’IA

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Un expert canadien en souveraineté numérique a participé à la rédaction d’une déclaration internationale sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), adoptée lors d’une rencontre réunissant des lauréats du prix Nobel, des chercheurs et des responsables politiques à Rome.

Richard St-Pierre, conseiller principal chez Levio, a présidé un groupe de travail consacré à la démocratie, à la souveraineté numérique et à la gouvernance de l’IA dans le cadre de la Global Nobel Laureates Assembly on Artificial Intelligence and Nuclear War, organisée du 14 au 16 juillet en Italie. Les travaux ont abouti à l’adoption de la Déclaration de Rome, qui appelle à un développement responsable de l’IA.

Selon Levio, les discussions ont porté sur les enjeux liés à la protection des données, à l’intégrité de l’information, à la vie privée et à la dépendance des États envers les technologies développées à l’étranger.

Richard St-Pierre a plaidé pour une coopération accrue entre les puissances intermédiaires, estimant qu’elles risquent de devenir des « colonies numériques » si elles ne renforcent pas leur autonomie technologique face à la concentration des capacités d’intelligence artificielle entre un nombre limité d’acteurs.

L’entreprise québécoise souligne que ces questions prennent une importance croissante à mesure que l’IA est intégrée aux services publics, à la santé, à l’éducation et aux infrastructures numériques. Elle estime que la gouvernance des données et le contrôle des systèmes d’IA constituent désormais des enjeux de souveraineté et de compétitivité pour les États.

50 % : Trump franchit un nouveau seuil, le Canada répond par la diplomatie — est-ce encore suffisant ?

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L’histoire économique du pays a basculé dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026. Pendant que le Canada dormait, Donald Trump signait à la Maison-Blanche un décret d’une brutalité commerciale sans précédent dans l’histoire récente des relations entre les deux pays : 50 % de droits de douane supplémentaires sur une large gamme de produits canadiens, invoquant une loi obscure datant de 1930 — la section 338 du Tariff Act — conçue à l’époque de la Grande Dépression pour punir les pays jugés coupables de discrimination envers les exportateurs américains.

Ce matin, les Canadiens se réveillent dans un monde commercial différent de celui d’hier. Et les questions qui se posent sont aussi graves qu’urgentes.

Ce que le décret dit — et ce qu’il cache

Lisons d’abord ce qui est visé. Le vin canadien. Les produits laitiers. Le ciment. Les meubles. Les équipements de hockey sur glace — oui, les bâtons de hockey, dans ce qui ressemble à un geste délibérément symbolique contre l’identité canadienne. Des antiquités âgées de plus de cent ans mais de moins de deux cent cinquante ans — en référence explicite au 250e anniversaire de l’indépendance américaine. La liste est à la fois précise dans ses cibles économiques et théâtrale dans ses symboles.

Ces tarifs entrent en vigueur dans trente jours, soit le 20 août. Pour les entreprises canadiennes qui exportent ces produits vers les États-Unis, le compte à rebours a commencé ce matin.

Ce qui est tout aussi significatif, c’est ce que le décret exclut. L’énergie. La potasse. Les produits de la pêche. Les minéraux critiques. Ces exclusions ne sont pas le fruit du hasard ou d’une générosité soudaine de l’administration Trump — ce sont les secteurs dont les États-Unis ont eux-mêmes besoin pour fonctionner. Washington frappe là où le Canada est vulnérable, et épargne là où les Américains seraient punis. C’est de la guerre commerciale chirurgicale, pas de l’improvisation.

La base juridique choisie est également révélatrice. En invoquant la section 338 du Tariff Act de 1930 plutôt que l’IEEPA — la loi d’urgence économique que la Cour suprême avait invalidée en février — Trump cherche à contourner le verdict judiciaire qui avait contraint son administration à revenir en arrière. C’est un président qui adapte ses outils juridiques chaque fois que les tribunaux lui retirent les précédents. La démarche est méthodique. Elle mérite d’être nommée pour ce qu’elle est : une volonté persistante et résolue d’infliger des coûts économiques au Canada jusqu’à ce que ce dernier capitule sur les dossiers qui intéressent Washington.

La réponse de Carney : mesurée, diplomatique — et de plus en plus difficile à défendre

Ce matin, Mark Carney a réagi. Il a dénoncé ces nouvelles taxes comme la dernière en date d’une série de mesures en violation directe de l’ACEUM. Il a rappelé que son gouvernement avait soumis une série de propositions détaillées pour résoudre le différend et moderniser l’accord. Il s’est dit prêt à intensifier les discussions dans les semaines à venir. Il n’a pas annoncé de représailles.

C’est une position cohérente avec la stratégie qu’Ottawa défend depuis des mois — la diplomatie tranquille, la porte ouverte, la réponse proportionnée. C’est une position qui a une logique réelle : avec 75 % de ses exportations dirigées vers les États-Unis et une économie encore en convalescence après sa récession technique du premier trimestre, le Canada ne peut pas se permettre une escalade symétrique sans se blesser autant ou plus qu’il ne blesse Washington.

Mais voici le problème central que personne à Ottawa ne veut nommer clairement : cette stratégie de retenue a une limite, et cette limite commence à apparaître. Chaque fois que le Canada répond à une escalade américaine par des propositions de dialogue, Washington en prend note — et relève le seuil de la prochaine escalade. Les 25 % sont devenus 35 % l’été dernier. Les 35 % sont devenus 50 % cette nuit. À quel moment la retenue cesse-t-elle d’être de la sagesse pour devenir de la faiblesse perçue?

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a eu une réaction plus tranchée : si ces tarifs entrent en vigueur, le Canada devrait répondre tarif pour tarif, dollar pour dollar. C’est un langage différent de celui de Carney. Et dans les syndicats — Unifor en particulier, qui représente des dizaines de milliers de travailleurs manufacturiers — on parle ce matin d’une menace directe sur des emplois et des chaînes d’approvisionnement dont la fragilité n’est plus à démontrer.

Le Québec dans la ligne de mire

Pour le Québec, ce nouveau décret n’est pas une abstraction commerciale. C’est une menace concrète pour des secteurs qui emploient des milliers de travailleurs et qui constituent une part importante de l’identité économique et culturelle de la province.

L’industrie du meuble québécoise, concentrée dans Lanaudière, les Laurentides et le Centre-du-Québec, avait déjà encaissé des coups lors des premières vagues de tarifs. Une surtaxe de 50 % sur ses exportations vers les États-Unis serait potentiellement létale pour des entreprises qui n’ont pas les reins assez solides pour absorber un choc de cette ampleur. Le directeur des affaires publiques de Manufacturiers et Exportateurs du Québec n’a pas mâché ses mots ce matin : une surtaxe de cette ampleur fera augmenter les coûts, freinera les investissements et nuira à la compétitivité des entreprises des deux côtés de la frontière, en plus de mettre en péril des emplois. C’est un avertissement précis, formulé par quelqu’un qui connaît le terrain.

L’industrie laitière québécoise, protégée par la gestion de l’offre mais exposée aux pressions commerciales américaines depuis des années, est directement dans le collimateur de cette nouvelle salve. Washington reproche au Canada de ne pas respecter ses obligations sur l’accès au marché laitier — un dossier sur lequel Ottawa avait pourtant obtenu gain de cause devant un groupe de règlement de l’ACEUM en 2023. Peu importe : Trump invoque une loi de 1930 pour contourner les mécanismes de règlement de différends de l’accord qu’il prétend vouloir moderniser.

Christine Fréchette a réagi hier soir en qualifiant ces mesures d’injustifiées et préoccupantes, et a annoncé son intention d’en discuter avec ses homologues provinciaux. À soixante-seize jours des élections québécoises, la guerre commerciale vient de s’inviter dans la campagne préélectorale avec une brutalité que personne n’avait anticipée à ce niveau de détail.

La loi de 1930 : un précédent qui devrait alarmer

Il faut s’arrêter un moment sur le choix de la section 338 du Tariff Act de 1930. Ce n’est pas un détail technique. C’est un signal politique de première importance.

Cette loi, adoptée en pleine Grande Dépression, permettait au président américain d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 50 % sur les produits des pays jugés discriminatoires envers les exportateurs américains. Elle n’avait pratiquement jamais été utilisée depuis des décennies — précisément parce que le développement du droit commercial international, l’OMC et les accords bilatéraux comme l’ACEUM avaient rendu de tels instruments unilatéraux obsolètes et illégitimes.

En la ressuscitant, Trump envoie un message clair : il n’est pas lié par les mécanismes multilatéraux de règlement des différends. Si l’IEEPA est annulée par les tribunaux, il trouvera une autre loi. Si la section 338 est contestée, il en trouvera une autre encore. L’administration américaine ne cherche pas à gagner un différend commercial selon les règles établies. Elle cherche à imposer sa volonté par tous les moyens juridiques disponibles, en changeant d’outil chaque fois qu’un tribunal lui en retire un.

Pour Ottawa, cela signifie que la stratégie de l’attente — attendre que les tribunaux américains invalident les tarifs, comme cela s’est produit en février — ne peut plus être une composante centrale de la réponse canadienne. Washington a montré qu’il s’adapte plus vite que les procédures judiciaires ne peuvent le contenir.

Ce que les trente prochains jours vont exiger

Le décret entre en vigueur le 20 août. Le Canada dispose donc de trente jours pour répondre, négocier, ou encaisser.

Trente jours pendant lesquels Carney devra décider jusqu’où il est prêt à aller dans la diplomatie avant d’envisager des mesures de rétorsion. Trente jours pendant lesquels les provinces — Ford en Ontario, Fréchette au Québec, Smith en Alberta — devront s’entendre sur une réponse coordonnée plutôt que de parler chacune de leur côté. Trente jours pendant lesquels les entreprises canadiennes visées vont devoir décider si elles absorbent la hausse, réorientent leurs exportations, ou commencent à licencier.

Et trente jours pendant lesquels le débat politique québécois, déjà chargé, va devoir intégrer une réalité que tous les partis avaient un peu escamotée dans leurs plateformes respectives : la souveraineté économique du Canada — et du Québec — n’est pas un concept abstrait. C’est la capacité concrète, quotidienne, de décider de son propre avenir sans que le voisin du sud ne puisse en fixer les conditions depuis Washington.

Cette nuit, Donald Trump a rappelé à tous les Canadiens, avec une brutalité chiffrée à 50 %, que cette souveraineté-là reste fragile, exposée et incomplète. La réponse qu’Ottawa va formuler dans les prochaines heures dira beaucoup sur ce que le Canada est réellement prêt à défendre — et jusqu’où.

Opsun lance un support solaire conçu pour les toitures résidentielles du Québec

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L’entreprise québécoise Opsun a annoncé mardi le lancement du SunTilt, un système de montage pour panneaux solaires destiné aux toitures résidentielles inclinées et conçu pour les conditions climatiques du Québec. Le produit sera commercialisé à compter de septembre.

Compatible avec les toitures en bardeaux, en métal à joint debout et en tôle profilée, le système est adapté aux bâtiments résidentiels, chalets et granges présentant une pente pouvant atteindre 12:12. Selon l’entreprise, il a été développé en collaboration avec des installateurs afin de simplifier et d’accélérer les travaux d’installation.

Opsun indique que le support a été conçu pour résister aux charges de neige, aux cycles de gel-dégel et aux vents importants observés au Québec. Fabriqué en aluminium produit dans la province, il est offert en finition noire ou gris aluminium et bénéficie d’une garantie de 30 ans.

L’entreprise affirme également que la structure préassemblée, composée d’un nombre réduit de pièces, vise à limiter les erreurs d’installation et à faciliter le transport sur les chantiers.

Calgary : un nouvel espace de jeu inaugure 20 ans de partenariat entre Foresters et KABOOM!

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La Financière Foresters et l’organisme à but non lucratif KABOOM! ont inauguré mardi une nouvelle aire de jeux à la Foundations for the Future Charter Academy, à Calgary, marquant les 20 ans de leur partenariat consacré à la création d’espaces de jeu pour les enfants.

Environ 200 bénévoles de Foresters, de Greatway Financial, de KABOOM! et de la collectivité ont participé à la construction de l’installation, réalisée en une seule journée. Le projet a été conçu à partir des idées proposées par des élèves de l’école lors d’ateliers organisés au printemps.

Selon les organisations, cette nouvelle aire de jeux bénéficiera chaque année à plus de 420 élèves et résidents du quartier de Mayland Heights. L’objectif est d’offrir un espace destiné aux activités physiques, aux interactions sociales et aux loisirs des enfants.

Depuis le début de leur collaboration il y a deux décennies, Foresters et KABOOM! affirment avoir soutenu la création de nombreux espaces de jeu en Amérique du Nord. KABOOM!, fondé en 1996, indique avoir contribué à l’aménagement de plus de 17 000 aires de jeux, utilisées par plus de 12 millions d’enfants.

La Foundations for the Future Charter Academy accueille environ 4 000 élèves répartis dans huit campus de Calgary.

Bell affirme avoir transporté 330 To de données pendant la Coupe du monde 2026 au Canada

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Bell indique avoir assuré la connectivité des matchs de la Coupe du monde de la FIFA 2026 disputés au Canada en acheminant un total de 330 téraoctets (To) de données sans fil, dont plus de 250 To dans les stades de Toronto et de Vancouver ainsi que 80 To supplémentaires dans les zones officielles des partisans.

Selon l’entreprise, les 13 rencontres organisées au Canada – six à Toronto et sept à Vancouver – ont nécessité une surveillance continue de son réseau, mobilisant plus de 100 employés et une quinzaine de partenaires externes. Les équipes ont notamment supervisé les infrastructures des stades, des centres de diffusion et des liaisons avec le centre de commande de la FIFA à Dallas.

Bell affirme avoir investi plus de 25 millions de dollars avant le tournoi afin d’accroître la capacité de son réseau dans les deux villes hôtes. Les travaux comprenaient le déploiement de stations cellulaires mobiles, la modernisation de plus de 45 sites existants et l’augmentation de la capacité du réseau dans les stades.

L’entreprise précise que les améliorations apportées à son infrastructure continueront de servir lors de futurs événements d’envergure ainsi qu’aux services destinés aux collectivités, aux entreprises et aux interventions d’urgence. Elle indique également avoir testé des fonctions avancées de découpage de réseau (« network slicing ») sur son réseau 5G+, notamment pour les besoins de diffusion et des communications de sécurité publique.

Tarifs américains : Carney dénonce une nouvelle escalade commerciale

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Le Premier ministre canadien Mark Carney a vivement réagi à l’annonce de l’administration américaine de son intention d’imposer de nouveaux droits de douane de 50 % sur un nombre important de produits canadiens, estimant qu’il s’agit d’une nouvelle étape dans les tensions commerciales entre les deux pays.

Dans une déclaration publiée lundi, M. Carney a affirmé que cette mesure s’inscrivait dans une série d’actions unilatérales de Washington qu’il juge contraires à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM/CUSMA), rappelant que les précédents tarifs visant notamment le secteur automobile canadien avaient déjà suscité des représailles d’Ottawa.

Le chef du gouvernement canadien a indiqué que son pays avait présenté, au cours des 18 derniers mois, plusieurs propositions destinées à régler le différend commercial et à moderniser l’accord de libre-échange nord-américain. Il a assuré que le Canada demeurait disposé à intensifier les discussions avec les États-Unis dans les prochaines semaines.

Selon M. Carney, les tensions commerciales ont entraîné une hausse des coûts pour les ménages, en particulier aux États-Unis. Il a réaffirmé que le Canada restait favorable à un commerce libre et équitable, tout en précisant que son gouvernement prendrait les mesures qu’il jugera nécessaires pour protéger les travailleurs, les entreprises et les producteurs canadiens.

L’administration américaine n’avait pas encore communiqué de calendrier précis concernant l’entrée en vigueur de ces nouveaux droits de douane. Les échanges commerciaux entre les deux voisins figurent parmi les plus importants au monde, avec des centaines de milliards de dollars de biens échangés chaque année.

Tempur Sealy Canada remet 29 000 $ aux Maisons Ronald McDonald pour soutenir les familles

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Tempur Sealy Canada et son partenaire Mega Groupe ont annoncé mardi un don de 29 140 dollars à la Maison Ronald McDonald Canada afin de soutenir les familles dont les enfants sont gravement malades ou blessés.

Les fonds ont été recueillis grâce à une campagne menée dans les magasins participants de Mega Groupe à travers le pays. Une partie des ventes de matelas Sealy a été reversée aux programmes des Maisons Ronald McDonald, qui offrent un hébergement aux familles souhaitant demeurer à proximité de leur enfant hospitalisé.

Le chèque a été remis lors d’un événement organisé à Montréal. Selon Tempur Sealy Canada, cette contribution s’inscrit dans un partenariat de longue date entre sa société mère, Tempur Sealy International, et le réseau mondial des Maisons Ronald McDonald.

Depuis 2009, Tempur Sealy International affirme avoir versé plusieurs millions de dollars en dons financiers et en produits à l’organisme, notamment sous forme de matelas, de sommiers et de cadres de lit destinés aux différentes maisons d’accueil. Au Canada, l’entreprise indique avoir fourni plus de 1 000 lits depuis 2022.

Les responsables de la Maison Ronald McDonald Canada estiment que ce soutien contribue à offrir aux familles un lieu de repos à proximité des centres hospitaliers pédiatriques, réduisant ainsi les difficultés liées aux déplacements pour les soins.

Selon l’organisme, deux familles canadiennes sur trois résident à l’extérieur d’une ville dotée d’un hôpital pour enfants et doivent parcourir de longues distances lorsqu’un enfant nécessite des soins spécialisés. Depuis sa création il y a 45 ans, la Maison Ronald McDonald Canada affirme avoir accompagné plus de 536 000 familles à travers le pays.

Ford investira 1,25 milliard $ au Canada après une entente avec Unifor

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Ford Canada et le syndicat Unifor ont ratifié une nouvelle convention collective de trois ans couvrant plus de 5 000 employés horaires, une entente accompagnée d’un engagement d’investissement de 1,25 milliard de dollars canadiens dans les activités manufacturières du constructeur au pays.

Selon Ford, 700 millions de dollars seront consacrés à l’usine de moteurs d’Essex, en Ontario, afin d’augmenter la production des moteurs V8 de 5,0 litres, avec l’ajout prévu d’un troisième quart de travail, ainsi qu’à l’expansion du programme de moteurs de 7,3 litres. Ces investissements s’ajoutent aux 550 millions de dollars déjà annoncés pour le complexe d’assemblage d’Oakville.

L’accord prévoit notamment des hausses salariales totalisant 9 % sur trois ans, une prime de 10 000 dollars canadiens pour les employés permanents admissibles, des améliorations aux régimes de retraite et aux avantages sociaux, ainsi qu’un ajustement des salaires d’entrée pour les nouvelles embauches.

Ford souligne que ces nouveaux investissements viennent s’ajouter aux cinq milliards de dollars canadiens déjà annoncés pour la transformation du complexe d’Oakville en site de production des camions Super Duty.

L’entente intervient alors que l’industrie automobile nord-américaine demeure confrontée aux défis de la transition industrielle, de la compétitivité internationale et de la révision annoncée de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).